‹ La Conférence de WashingtonChapitre 63 sur 65 · AI · texte numérisé non relu

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a décidé de réduire immédiatementles effectifs de 1.oovofficiers et de 12.000 hommes.

Par contre il paraît faire actuellement un eflort très considérable pour s'assurer sur les Etats-Unis une grande supériorité en croiseurs et en sous-marins.

Le Naval and Military Record du 28 mars 1923 nous fournit les renseignements suivants sur le prix de revient des unités légères en construction au Japon :

Les croiseurs du type Xuma dont 11 sont en construction ou en achèvement, coûtent £ 1.500.000. Les croiseurs du type Kako coûtent £ 1.500.000.

Les destroyers de 1r° classe de 1500 tonnes : £ 300.000.

Les sous-marins de haute-mer de 1500 tonnes : £ 600.000.

Le programme actuellement en voie de réalisation implique donc des dépenses encore considérables, puisqu'il comporte 14 ou 15 croiseurs,/{0 destroyers,5o sous-marins,des porte-avions et des bateaux auxiliaires.

De plus le Japon vient de mettre sur cale les deux premières unités d’une série de 4 croiseurs de 10.000 tonnes qui seront les plus puissants du monde et dont voici les caractéristiques :

10.000 tonnes, 182 mètres de longueur, chaufle au pétrole, 33 nœuds 1/2, rayon d'action : 14.000 milles à vitesse moyenne, armement 6 pièces de 203 millimètres, 2 de 100 millimètres, 12 tubes lance-torpilles. De plus ces bâtiments porteront 4 avions lancés par des catapultes. ;

En ce qui concerne la question des fortifications du Pacifique, le ministère des Affaires étrangères du Japon a publié peu de temps après la clôture de la Conférence le communiqué suivant :

Le traité sur la limitation des armements navals conclu à Washington le 6 février entre en vigueur après sa ratification par toutes les parties contractantes.En ce quiconcerne toutefois certaines fortifications,les bases navales du Japon, des Etats-Unis et de l'empire britannique dans la région de l'Océan Pacifique,il a stipulé dans l’article 19 du traité que le statu quo au moment de la signature devra être maintenu.

Conformément à l'esprit de cette prescription, le gouvernement japonais a décidé d'interrompre immédiatement les travaux de fortification des îles Bonin et d'Omami-Oshima, et en outre, de maïntenir l’état actuel des fortifications et des bases navales de Formose et des Pescadores.Les mesures nécessaires pour l'exécution de cette décision ont déjà été prises.

ITALIE

L'Italie qui possède actuellement une flotte homogène d'unités légères et rapides construit actuellement : 2 croiseurs légers, 4 submersibles et 4 contre-torpilleurs.

De plus l'amiral Thaon di Revel, ministre de la Marine, a demandé en février 1923 au conseil des ministres,le vote du projet de construction suivant qui permettrait à la marine italienne de conserver sa puissance actuelle :

En 1924-1y23, 2 croiseurs légers, 4 contre-torpilleurs, 4 submersibles ;

En 1925-1926, 4 contre-torpilleurs, 4 submersibles.

En 1927-1928, 1 croiseur léger, 4 contre-torpilleurs, 4 submersibles.

L'Italie a renoncé à remettre en état le cuirassé Leonardo da Vinci coulé en rade de Tarente par une explosion durant la guerre.

FRANCE

Il était urgent que la France se décidât à adopter un programme de constructions navales, car les meilleures unités légères de sa flotte allaient être « à bout de souffle » en 1927.

Après deux ans d’attente, de tergiversations et de remaniements,le ministre de la Marine réussit à fairé voter par le'Sénat, dans les séances des 16 et 17 mars 1922, la première tranche du programme naval, programme de soudure, programme d’attente.

Est autorisée la construction de :

3 croiseurs légers (1) ;

6 contre-torpilleurs (2) ;

12 torpilleurs (3);

6 sous-marins de 1re classe (4) ; 6 sous-marins de 2° classe (5).

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