‹ La confession sacramentelle dans l'église primitiveChapitre 7 sur 7 · GO LA CONFESSION SACRAMENTELLE · texte numérisé non relu

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et par Tabstinence (1). Le recours à la confessi(»n pénitentielle n'est pas indiqué.

Bref, en Occident, nous ne trouvons pas de textes précis qui marquent que les péchés vraimeni véniels aient été la matière de la confession auriculaire et de l'absolution sacerdotale durant les premier-s siècles.

Il se pourrait que les moines aient inauguré une discipline nouvelle. Et l'on sait que l'Occident emprunta à l'Orient le régime cénobitique. Quoi qu'il en soit, on aperçoit dans la Règle de saint Benoit (f 543) des points de ressemblance avec la Règle de saint Basile. Benoît veut que les infractions légères commises soit à l'oratoire, soit à la cuisine, au cellier, au jardin, ou ailleurs, soit confessées devant les frères assemblés, et reçoivent publiquement leur punition. Mais « si la cause du péché est secrète, on ne devra la révéler qu'à l'abbé ou aux maîtres spirituels qui savent guérir leurs propres blessures et tenir secrètes les blessures d'autrui (2;. » Avec saint Colomban (f 615), la confession auriculaire, môme pour les péchés légers, devient un exercice beaucoup plus fréquent de la vie monastique. Deux fois par jour (avant de s'asseoir à table, et avant de se mettre au lit), le religieux Colombanien se confesse à un frère (le premier venu), à un

(1) « Nemo non procat, nemo non parcat ». Serm. 50, cap. m, toc. cit.

(2) Régula S. I}ene'h'r',\ ,-ri. • i v.

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supérieur de préférence (1). Il faut ajouter à ces exercices la confession secrète et sans doute sacramentelle que chaque moine doit faire à un prêtre avant d'entendre la messe (2). Par ces pratiques l'Occident rejoint l'Orient, et nous voyons régner dans les monastères de saint Benoît et de saint Colomban des usages qui florissaient déjà au iv® siècle dans les cloîtres fondés par saint Basile.

Insensiblement ces usages se répandront chez les clercs et même chez les simples fidèles, et un jour viendra où les péchés véniels seront la matière, non pas nécessaire, mais ordinaire, de la confession sacramentelle.

(1) Pœnitentiale S. Columbani, dans Holstenius, Codex Regularum. Paris, 1663, pars 2% p. 9S.

(2) « Confessiones autem dari prfecipitur, antequam ad missam irettir .. ne Ibrte ([uis accederet indignus ad altare. » Pceniteniialis, II, 30, éd. Schmitz, p. 601.

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