I. -— LE PARDON EST RÉSERVÉ À Dieu SEUL
Comme nous le verrons plus loin dans l’exposé de la doctrine actuelle de l'Église ro- maine, l’absolution est aujourd’hui une formule d’une efficacité magique. Quand le prêtre a prononcé les paroles sacramentelles : | Ego te absolwo a peccatis tuis {Je t'absous de tes péchés) le pénitent, pourvu qu'il ait seule-
ment la contrition imparfaite, est réellement absous de tous ses péchés, quelque graves
qu’ils soient. Depuis longtemps, dans l’Église
latine, le prêtre ne se contente plus d’implorer pour le pécheur le pardon de Dieu, il a bien la prétention de remettre lui-même le péché, en vertu du pouvoir Judiciaire qu’il tient de.
| l'Église.
Il n’en a pas toujours été ainsi, et aujour- î d'hui encore, dans la plupart des Églises’ orientales orthodoxes, le rôle du prêtre est
mise était que Dieu seul pouvait remettre le péché. |
” Quant au péché antérieur, dit Hermas, il y a
quelqu'un qui peut le guérir : c’est celui qui a le
pouvoir de tout faire ( Précepte IV, 1, 11). — Pour les
les guérir : car c’est à lui qu “appartient tout pouvoir … (Simil. N, 7, 3). — Le Créateur de l'univers, l'auteur __ des forces À la nature, le prenant en grande pitié (le pécheur), portera remède à ses maux fSimul.