Raccolta, éd. 1886, p
sous forme de paraphrase ou de contemplation, dans l'espoir que notre commentaire, si imparfait soit-il, pourra peut-être éclairer et stimuler quelque peu la piété de ceux qui le liront, et les aider à mieux profiter dans la suite de cette admirable prière.
Esprit d'amour, amour éternel du Père et du Fils, vous dont le propre est de vous communiquer aux créatures, venez en nous ( Veni). Nous sommes votre œuvre et l'ouvrage de vos mains. Tout ce qui existe vous reconnaît pour son auteur (*), car vous êtes Créateur (Creator). Mais nous surtout, créatures spirituelles, douées d'intelligence et de volonté, nous aimons à vous saluer comme notre Maitre souverain, ô divin Esprit ( Spiritus). Reconnaissez votre œuvre en visitant tout notre être. Illuminez nos intelligences (me?ites tuorum visita) de vos feux célestes et remplissez de votre grâce, qui est amour, les cœurs que vous avez créés pour aimer Dieu (impie superna gratia, quœ tu creasti pectora.)
Oh ! qui dira le bonheur de votre visite ! Vous recevoir, c'est cesser d'être orphelins (2), c'est anticiper sur la patrie céleste. Aussi nous aimons à vous donner le doux nom de Consolateur ( Qui diceris Paraclitus ). Vous nous consolez dans cette vallée de larmes où nous gémissons après l'Époux disparu vers les hauteurs célestes, d'où il vous a envoyé comme le don suprême de son amour (altissimi do?ium Dei), tout comme il s'appelait lui-même le don de Dieu son Père (3). Et ce don du Dieu très haut rejaillit jusqu'à lui, de même que l'eau vive remonte aussi haut que sa source (fons virus). Et ce don nous réchauffe et
i. Ps., XXXIH, 6. — 2. Joan., XIV, 18. — 3. Joan., iv, 10.