Epist. ad Germ
6. P. L., iv, p. 259. Cf. Pontius, Vita S. Cypr. ad an. 250, n. 11, P. L., ni, 1491. Ep. 7, n. 6, P. L., iv, 249, ep. 9, n. 4, ib., p. 259. Cf. Paul Allard, Histoire des persécutions pendant la première moitié du III* siècle, p. 105.
laisse entendre, non moins que les évêques africains dans leur lettre au pape saint Corneille (J), que ces dons n'étaient pas isolés de leur temps. Cependant le nombre de ces âmes allait décroissant, comme on le voit par le témoignage d'Origène dans son septième livre contre Celse (2).
Vers la fin du troisième siècle, ces faveurs surnaturelles se retirèrent des assemblées ordinaires et publiques pour devenir le partage de quelques âmes privilégiées. Les déserts monastiques, où refleurissait la ferveur des premiers chrétiens, en devinrent le séjour privilégié, ainsi que nous l'apprennent saint Athanase, Cassien, Pallade, saint Jérôme et Rufin.
Nous ne pouvons omettre de signaler ici un passage instructif de saint Cyrille de Jérusalem tiré de sa deuxième catéchèse sur le Saint-Esprit. Après avoir développé aux catéchumènes les avantages spirituels qu'ils retireront de la venue du Saint-Esprit dans leurs âmes, le docte évêque poursuit : « Si vous croyez, vous recevrez non seulement la rémission des péchés, mais vous ferez même des actions qui dépassent les forces de la nature. Plaise au ciel que vous soyez trouvés digne du don de prophétie ! Vous recevrez la grâce dans la mesure de votre capacité plutôt que de mes paroles. Il peut se faire que je ne parle que de grâces inférieures et que vous en receviez de plus excellentes (3). »