‹ La confirmationChapitre 8 sur 123 · Antid. conc. Trid.zA sess. 7, can · texte numérisé non relu

Antid. conc. Trid.zA sess. 7, can

3. Nous croyons utile de grouper ici les décisions doctrinales du concile de Trente concernant la Confirmation. — Sess. vu. De Sacra mentis in génère. Can. 1. Si quis dixerit sacramenta novae legis non fuisse omnia a Jesu Christo Domino nostro instituta ; aut esse plura vel pauciora quam septem, videlicet : baptismum, confirmationem, eucharistiam, pœnitentiam, extremam unctionem.ordinem et matrimonium ; aut etiam aliquod horum septem non esse vere et proprie sacramentum : anathema sit. — De Confirmations Can. 1. Si quis dixerit, confirmationem baptizatorum otiosam ceremoniam esse, et non potius verum et proprium sacramentum ; aut olim nihil aliud fuisse quam catechesim quamdam, qua adoiescentiae proximi fidei suae rationem coram Ecclesia exponebant: anathema sit. — Can. 2. Si quis dixerit, injurios esse Spiritui Sancto eos, quisacro confirmationis Chrismati virtutem aliquam tribuunt : anathema sit. — Can. 3. Si quis dixerit, sanctae confirmationis ordinarium ministrum non esse solum episcopum, sed quemvis simplicem sacerdotem : anathema sit. — C'est au second de ces canons que l'impie Calvin répondit dans son Antidote du Concile de Trente, par cet arrogant défi: — « Ex eorum numéro me nequaquam esse profiteor qui otiosam confirmationis ceremoniam esse putant, qualis sub papatu Romano observatur, ulpote quieatn in ter ?naxime exitiales Satanœ prœstigias munerem.

Section I. — Chapitre I.

ments des Souverains Pontifes (*), et les textes unanimes des Pères et des Docteurs de l'Église pour confondre une doctrine dont au reste la tardive éclosion démontre déjà surabondamment la fausseté.

Dès les premiers siècles nous trouvons des passages remarquables de Tertullien et de saint Cyprien (2) à l'appui du dogme catholique touchant la Confirmation.

i. Ce sont surtout la deuxième lettre du Pape Fabien ? ap. Isid. Merc. (P. L. 130. p. 153, sq.), la lettre d'Innocent I à Decentius Eugubinus, c. 3. (P. L. 20. 554 sq. ) et la lettre de Melchiade (?) aux évèques d'Espagne, c. il. (P. L. 7, 1118, sqq. ), outre une foule de documents plus récents.

2. Voici les plus saillants de ces passages. — Dans son livre De Baptismo, Tertullien, après avoir dit au début du chap. VI que le Baptême s'achève par l'œuvre de la grâce du Saint-Esprit, parle aux chapitres vri et vin de la Confirmation qui suit le Baptême et l'achève. « Exinde egressi de lavacro perungimur be?iedicta unctione de pristina disciplina. . . . Deinde manus imponitur per benedictionem advocans et invitant Spiritum Sanctum...)>'Sous aurons à revenir surtout ce passage d'une importance capitale pour le symbolisme et la préfiguration des rits de la Confirmation. (P. L. t. i, p. 1315-1316. ) Un autre témoignagne du même auteur se trouve dans son livre De resurrectione carnis. c. 8. P. L. t. Il, 852. — Après Tertullien, voici, un célèbre passage de saint Cyprien, tiré de sa lettre à l'évêque Julianus ... « Quia leçitimum et ecclesiasticum baptismwnconsecuti fuerant (le saint docteur parle des fidèles de Samarie dont il est question dans les actes) baptizari eos ultra non oportebat, sed tantummodo quod deerat, id a Petro et Joanne factum est, ut oratione pro eis habita, et manu imposita invocaretur et infunderetur super eos Spiritus Sanctus. Quod nunc quoque apud nos geritur, ut qui in Ecclesia baptizaritur, prœpositis Ecclesiœ offeralur, et per nostram orationem ac manus impositionem Spiritum Sanctum consequantur et signaculo Dominico consummentur », ép. 7, n. 9. P. L. t. III, p. 1160. (Voir encore l'auteur anonyme Lib. de rebaptism. n. 3, inter Cypr. opp. P. L. t. III, 1236.) — A partir de saint Cyprien les témoignages abondent tant parmi les Pères grecs que parmi ceux de l'Eglise latine. — Cf. Vi tasse, Tract, de Confirm. curs. theol. , t. 21, 570, sqq.

Nous ne nous arrêtons pas à énumérer ici les principaux passages des écrivains sacrés. Les nombreuses citations que nous ferons dans le cours de ces pages suffiront à ce but. Outre ces affirmations directes de la doctrine, nous trouvons un double argument invincible dans les appellations éloquentes données à la Confirmation par la tradition catholique,et dans les symboles et inscriptions des premiers siècles. L'un et l'autre seront exposés longuement en leur lieu. En présence d'un accord si imposant de la tradition, il a fallu aux novateurs toute l'audace des sectaires pour oser méconnaître cette doctrine.

Écoutons Bossuet flageller les négations des hérétiques, et réduire à néant le vain prétexte qu'ils ne rougissaient pas d'alléguer pour en atténuer l'audace.

« Il a plu aux nouveaux réformés de décider de « leur autorité, et sans aucun témoignage de l'Écri- « ture, que ce sacrement, quoique administré dans « tous les siècles et réservé, selon la pratique des <( Apôtres, aux évêques leurs successeurs, n'était dans « l'Eglise que pour un temps. Sous prétexte que le « Saint-Esprit ne descend plus visiblement, ils ont « prétendu qu'il ne descendait plus du tout, et que « cette cérémonie était inutile. Ils auraient pu pré- <( tendre avec autant de raison qu'à cause que Satan « n'afflige plus comme autrefois visiblement en leur <l chair ceux que l'Église lui livre (*), elle a perdu le

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