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ÉPILOGUE

doit leur extorquer la foi dans sa résurrection. Oui, jusqu'au jour de l'Ascension, leurs cœurs sont rivés aux espérances d'un royaume matériel.

Mais voici que l'Esprit-Saint descend sur le Cénacle et envahit le cœur et l'âme tout entière des Apôtres. En un instant ils sont transformés. Ils se sentent comme immobilisés dans une extase de zèle et d'héroïque courage. Ils parlent hautement de leur Maître; ils méprisent la défense que leur fait le sanhédrin de prêcher le Christ; et quand il leur arrive d'être soumis à une cruelle flagellation pour l'honneur de sa cause, ils s'en vont du tribunal, réjouis d'avoir été jugés dignes de souffrir des injures pour le nom de JÉSUS. C'est ainsi qu'ils préludent à leur glorieux martyre, et ouvrent la série interminable des héros immolés en confessant joyeusement le Sauveur :

Or, le berceau de cette carrière héroïque que mène ici-bas l'Eglise militante, c'est la Pentecôte. Le principe vital, auteur de ces merveilles, c'est l'Esprit de force, de lumière et d'amour; le canal par où ce principe se communique surtout à l'âme du chrétien, c'est le sacrement de Confirmation !

« Si scires donum Dei!

Oh! si nous connaissions, si nous estimions à sa valeur le don de Dieu (2)! »

i. Cf. La lettre du Pape Melchiade aux évêques d'Espagne, n. n, P. L. , 7, 1119, sq. — V. Catéch. rom., de Confimi., n, 22. 2. Joan. iv, 10.

DE CONFIRMANDIS.

POXTIFEX infantes, pueros, vel alios sacri Baptismatis unda perfusos, confirmari volens, paratus supra rochetum. vel, si sit religiosus, supra superpelliceum, amictu, stola, pluviali albi coloris, et mitra, accedit ad faldistorium ante médium altaris, aut in alio convenienti loco sibi paratum; et in eo sedens, renibus altari, et facie populo versis, baculum pastoralem in sinistra tenens; populum coram se stantem admonet, quod nullus alius, nisi solus Episcopus, Confirmationts ordinarius minister est.

Nullus connrmatus débet reconfirmari.

Nullus qui non sit connrmatus, potest esse in Confirmatione patrinus, nec pater, aut mater, maritus, aut uxor.

Nullus excommunicatus, interdictus, vel gravioribus facinoribus alligatus, aut christianas fidei rudimentis non doctus, ingérât se ad percipiendum hoc sacramentum, vel ad tenendum confirmandum.

Adulti deberent prius peccata confiteri, et postea confîrmari ; vel saltem de mortalibus, si in ea inciderint, conterantur.

Hoc sacramento contrahitur spiritualis cognatio,impediens matrimonium contrahendum, et dirimens jam contractum ; qu?e cognatio confirmantem, et confirmatum, illiusque patrem et matrem, ac tenentem non egreditur.

Nullus praesentet nisi unum aut duos, non plures, nisi aliter nécessitas suadeat, arbitrio Episcopi.

Confirmandi deberent esse jejuni.

LE Pontife qui veut confirmer des enfants en tout bas âge ou arrivés à l'âge de la raison, ou des adultes déjà baptisés, revêt au-dessus du rochet ou, s'il est religieux, au-dessus du surplis, l'amict, l'étole, le pluvial de couleur blanche, prend la mitre, et se rend au faldistoire préparé pour lui devant le milieu de l'autel ou en tout autre lieu convenable ; et s'y étant assis, le dos tourné vers l'autel et la face vers le peuple, et tenant de la main gauche la crosse pastorale, il avertit le peuple groupé devant lui, que nul autre si ce n'est l'évêque n'est le ministre ordinaire de la Confirmation.

Nul confirmé ne doit être confirmé à nouveau.

Nul qui n'a déjà reçu la Confirmation ne peut être parrain de Confirmation, non plus que le père ni la mère, ni le mari ni l'épouse.

Qu'aucun excommunié, interdit ou pécheur souillé de crimes graves, ou chrétien ignorant les éléments de sa foi, n'ait la témérité de recevoir ce sacrement ni de tenir le confirmand.

Les adultes devraient se confesser d'abord et recevoir ensuite la Confirmation; ou du moins, s'ils sont tombés en péchés mortels, il faut qu'ils en aient le repentir.

Par ce sacrement on contracte la parenté spirituelle empêchant le mariage futur et brisant le mariage existant ; cette parenté ne va pas au delà du ministre et du confirmé, de son père et de sa mère, et de celui qui le tient.

Chacun ne présentera qu'un ou deux sujets, pas davantage, à moins que la nécessité ne suggère d'agir autrement, au gré de l'évêque.

Les confirmands devraient être à jeun.

Confirmato débet ligari frons, et sic manere quoad Chrisma dessiccetur, vel extergatur.

Proinde, unusquisque confirmandus portet lineam vittam mundam, cum qua ligeter caput.

Nullus confirmatus discedat, nisi benedictione accepta, quam Pontifex post omnium confirmationem dabit.

Infantes per patrinos ante Pontificem confirmare volentem teneantur in brachiis dextris. Adultivero, seu alii majores ponant pedem suum super pedem dextrum patrini sui. Et ideo, neque masculi feminis patrini, neque feminse masculis matrinae esse deberent.

Quibus per ordinem ante Pontificem dispositis, Pontifex sedens lavât manus, deinde deposita mitra surgit et stans versa facie ad confirmandos, junctis ante pectus manibus, confirmandis genua flectentibus, et manus ante pectus junctas tenentibus, dicit :

Spiritus Sanctus superveniat in vos, et Virtus Altissimi custodiat vos a peccatis.

E:. Amen.

Deinde signans se manu dextra a fronte ad pectus signo crucis, dicit :

"J7. Adjutorium nostrum in nomme Domini.

B/. Qui fecit cœlum et terram.

y. Domine, exaudi orationem meam.

B;. Et clamor meus ad te veniat.

y. Dominus vobiscum.

R\ Et cum spiritu tuo.

Le confirmé devra avoir le front lié, et il demeurera ainsi jusqu'à ce que le chrême soit séché ou enlevé.

C'est pourquoi chaque confirmé aura soin d'apporter un bandeau de lin bien, propre, avec lequel on puisse lui lier la tête.

Aucun confirmé ne s'éloignera avant d'avoir reçu la bénédiction que le Pontife donnera après que tous auront reçu la Confirmation.

Les enfants seront tenus par les parrains sur le bras droit devant le Pontife qui veut les confirmer. Les adultes ou ceux qui sont plus âgés placeront le pied sur le pied droit de leur parrain. C'est pourquoi il ne convient pas que les hommes servent de parrains aux femmes, ni les femmes de marraines aux hommes.

L'assistance étant disposée devant l'évêque, le Pontife, toujours assis, se lave les mains, puis, déposant la mitre, se tient debout, le visage tourné vers les confirmands, les mains jointes devant la poitrine. Les confirmands demeurent agenouillés, les mains également jointes devant la poitrine. L'évêque dit ensuite :

Que l'Esprit-Saint vienne sur vous, et que la force du Très-Haut vous garde des péchés.

R7. Ainsi soit-il.

Faisant ensuite de la main droite le signe de la croix du front à la poitrine, l'évêque dit :

f. Notre secours est dans le nom du Seigneur.

R/. Qui a fait le ciel et la terre.

y. Seigneur, exaucez ma prière.

B/. Et que mon cri parvienne jusqu'à vous.

y. Que le Seigneur soit avec vous.

B7. Et avec votre Esprit.

Tum extensis versus confirrnandos manibus, dicit :

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