ÉPILOGUE
qu'ils fussent disposés à la prêtrise quand ils trouveraient un évéque fidèle pour les ordonner ('). »
Tel fut l'effet que produisit dans cet admirable enfant le sacrement de Confirmation, grâce à la pureté de cœur, à la foi vive et au désir ardent avec lesquels il le reçut.
Mais pourquoi recourir à une simple anecdote, si émouvante soit-elle, à l'appui d'une vérité que le récit inspiré des Actes des Apôtres a mis en pleine lumière, et placé comme sceau de l'action divine au frontispice de l'histoire de l'apostolat catholique?
Ou'étaient-ils, avant la descente de l'Esprit de force au jour de la Pentecôte, ces douze disciples de choix, destinés à faire la conquête du monde? Sans doute, ils avaient des élans généreux, même des mouvements héroïques, comme l'attestent à chaque page les saints Évangiles, mais quelle disproportion entre ces ardeurs momentanées et l'œuvre gigantesque à laquelle le Christ les appelait!
Viennent les heures des premières angoisses, au soir de la passion de JÉSUS! A peine le traitre a-t-il livré son Maître, que tous les disciples fuient lâchement. Pierre veut le suivre de plus près et semble rougir de sa faiblesse, mais hélas ! il ne s'expose au danger que pour y succomber. Le Sauveur expire; Jean se tient seul sous sa croix. Pendant les jours que le Christ passe au tombeau, on devine le découragement qui dut accabler les douze, rien qu'au récit des disciples d'Emmaiis. Jésus leur apparaît ; mais il
1. Semaine religieuse de Cambrai, n° 14, 23me année, p. 230 sqq.