RECETTES
.Pour le cens des maisons et héritages estans en là ville de
Doullens bailliés à la dite confrairie par Jehan Bertin grainetier de la ville d’Amiens l’un desmaitres , pour la fondation de deux messes perpétuelles, chacune sepmaine les jours delundy et vendredy — au mois de juillet 1501 produisent xiiij liv. vii s. vi d. ' ■■■'•• ».
» —M 6 Robert de Fontaines l’un des màistires est homme vivant mourant et non confisquant d’reeulx cens.
1 maison rue de la Garenne x s. ij chapons; i
1 maison rue St.-Michel xlviii sols.
1 maison séant devant l’église Nostre Dame..
1 rue St.-Michel tenant a lostel de Sombrin.
1 maison rue du Cul de Sac que Ton dit rue de la Garenne.
1 maison rue de Routequesne tenant à la petite ruelle qui mène à St.-Sourplis.
1 maison séant au dehors vers la poterne St.-Sourplis.
1 maison rue des Juifs.
, 1 maison rue Tailliee brûlée par feu de meschief. » 1
Nous Reproduirons d’après M. Bouthors uü titre asèez curieux de 1521 (1). C’est le prêt de cent livres à l’église St. Reiny
(i) Titre en parchemin ; Arch. da Départ.
pour construire un clocher neuf, moyennant une constitution de rente de cent sols.
— « Nidolas de Saisseval greffier de la ville d’Amiens garde du scel roïal en la baillye d’Amiens fait savoir que Pardevant Robert de Beauquennes et Jehan Dauval notaires royaux sont comparus en leurs personnes — Jacques Normant ecuyer seigneur de Tronville et deBric- . quemesnil esleu en l’election d’Amyens,
. — Honorable homme sire Jehan le Prévost citoyen et en son tour maïeur de ladite ville d’Amiens —Antoine Garisel conseiller au siège du bailliage d’Amyens — Antoine Martin procureur en la cour spirituelle de révérend père en Dieu Mgr. l’evesque d’Amyens.
Tous de présent mangliers et administrateurs de l’Eglise St. Remy,
Lesquels ont recognut tant en leurs propres et privés noms • que audit nom de mangliers,
? Que pour le profit de ladite Eglise St. Remy et fournir aux mises et réparations nécessaires de ladite Eglise mesmement du clocher nouveau commenché et moyennant la somme de cent livres tournois qu’ilz ont confessé avoir reçu de la part des maistires et confrères de' la confrérie Rostre-Dame du Puich, fondée en PEgiise Nostre-Dame d’Amyens,
Ils ont constitué au profit de ladite cdnfrérye la somme de cent sols de rente , héritable et perpétuelle, payable au 26 juin et 26 décembre en deux termes.
Passé au dit Amyens le 26* jour de décembre 1521. »
—La confrérie possédait le fief de Saint^Hilaire, qui avait été acheté au commencement du xvi. # siècle.
Npus trouvons parmi les notes de M. Bouthors la mention suivante:
• L’achat de la terre et seigneurie de tfoietle et Saint-Hilaire fait à Monseign* Divessant monte à . . . . * . xu* liv.
Sur quey a esté payé par Jehan Dardre prevost de la confrairie du Pu# ..• ui e L* »
( En marge est éorîtï vers 1302. )
— Nous n’avons voulu ici qu’eflleurer ce qui regarde la fortune de la confrérie du Puy. Ce sujet ne pourra être entièrement développé qu’au moyen du livre imprimé des fondations, qui s’est jusqu’à présent dérobé à nos recherches.
ladulgepces accordées par la pape Inaoceat X aux maîtres et maltresses de la confrérie du Fuy, gravées sur l'une des tables de marbre de la cathédrale d’Amiens.
( 30 janvier 1654. )
Indulgences octroiées à perpétuité par N. S. P. le pape Innocent X aux maistres et maistresses de la confrérie de Nostjre Dame du Puy canoniquement ( érigée en l’église cathédrale d’Amiens.
Sa Saincteté informée des œuvres de piété et de charité que tes maistres et maistresses de ceste confrérie ont aoceostumé de pratiquer et désirant que de jour en «jour elle s’augmente^ * donné et octrOiéà tons fidèles de l*fcn«t de l’autre séwqfii entrant en icelle seront vraiemeut pénitens et confessez et auront
receu le très sainct sacrement de l’Eucharistie plénière indulgence au premier jour de leur entrée.
A tous ceux et celles qui y sont on seront cy apres enrouliez, qui à l’article de la mort estant véritablement périitens, confessez et repeus de la saincte communion ou s’fite ne le peuvent, tout au moins contrits, invoqueront de bouche, on, ne le pouvant de bouche, au moins de cœur, dévotement'le sainct nom de Jésns, indulgence plénière.
A tous maistres et maistresses présens et futurs de mesme vraiment pénitens confessez et repeus de la sàincte com mu n io n qui visiteront dévotement chacun an l’église chapelle ou oratoire de la confrérie le jour de la Purification de la B. Vietge depuis les premières vespres jusques au soleil couché du jodr de la feste et là feront pieuses et dévotes prières pour la paix des princes chrétiens, l’extirpation des hérésies et l’exaltation de nostre mère saincte église semblable indulgence plénière.
Aux mesmes enroolîcz en ceste confrérie qui estant pareillement vraiement repentans et confessez et aiant receu la saincle communion visiteront la mesme église chapelle ou oratoire et y feront prières ainsi qu’il est diet cy devant es festes de la Nativité , Annonciation, Visitation et Assomption de la mesme B. Vierge pour chacun des dictz jours sept ans et sept quarantaines de pardon.
Et toutes et quantes fois qu’ils assisteront aux messes et autres divins offices qui seront dicts et célébrez en la ditte église, ehappelle ou oratoire en tout temps ou aux congrégations publiques ou particulières de ceste confrérie, en quelques lieux qu’elles soient tenues, exerceront l’hospitalité envers les pauvres ; feront ou procureront la paix et réconciliation entre des ennemis, accompagneront à la sépulture les corps des trespassez tant maistres et maistresses qu’autres, se trouveront aux processions qui se feront de la licence de l’ordinaire ; suivront le très sainct sacrement de l’Eucharistie tant es processions que lorsqu’on le portera aux malades ou autrement en quelque lieu, forme et manière que ce soit, ou ne le pouvant faire par quelque empeschement réciteront une fois l’oraison dominicale et la salutation angélique, entendant le son de la cloche sonnée pour ce subject ; diront cincq fois l’oraison dominicale et la salutation angélique pour les âmes des maistres et maistresses trespassez, rameineront quelque dévoié en la voie de salut; enseigneront aux ignorans les commandemens de Dieu ou les choses qui regardent leur salut, ou feront quelque autre œuvre de piété et de charité que ce puisse estre, pour chacune fois et pour chacune des choses susdictes soixante jours de pardon.
Le tout à perpétuité, comme il est plus a plain porté es lettres apostoliques données à Rome sous l’anneau du pescheur le xxx®* jour de janvier l’an de N. S. mdcliv et le x ma du pontificat de sa saincteté : la publication desquelles a esté permise par l’ill®* et R. père en Dieu François evesque d’Amiens le 1 er juillet de la mesme année mdcliv lesquelles lettres avec la permission.du dict seigneur evesque estant au bas sont gardées aux archives de la confrérie.
Chante royaux sur les refrains de Simon de Conty et d'Adrien de Hénencourt.
( Copiés sorte MS. de la Bibliothèque de l’Arsenal. )