‹ La confrérie de Notre-Dame du Puy, d'AmiensChapitre 19 sur 20 · II. — Chant d’Adrien de Hènencourt · texte numérisé non relu

II. — Chant d’Adrien de Hènencourt

Du bon l«aban patriarche 9 hdnorablè •• • ■ ■ 1

La bible faict expresse mention Le exprese

Et, (de, Jacob pa?tourel amiabje ^

M ’ lacob

Qm nour,Lypqurent,division

eurrent

Mais par Bachel dqmiable présence. ; ,

Pflijf, cptre, eujx fut soubz bone rprovidetwe

Donne

Cy par Bachel plaine damenite , ,| ..

Entendre on pqeult,par sa bénignité» •

: pœiill pour 11 *

Lhumble vierge sur toutes precelente l (

( precellente • '

Preordonnee en singularité ...

De vraye payx tresoriere excellente

Comme a Jacob et laban pei;e affable ■. .<!

iacob

Par Rachel fut de paix vraye uflwp . [ racbel

Entre homme et dieu fut paix

Par marie vierge delection

recommei

Tresoriwede vraye paix immense ; i.- ni

Cest du filz dieu trésor dë sapiense

i ■; / *. ' 1 sapience • ii*n 1i A

Mais ou coffre de sa virginité " ’ : ;,î ’ / ' Mis tu ’ i 's, i) v ')<î

Quelle rendit en fure intégrité '

Que elle ' : »fi n-» n f

Sans ouverture ou forche violente 1

En sby monstrant a nostre iitilit^ 4 * :i nire

De vraye paix tresoriere excellefatfe ‘ ’ )j )l °-

1 v ■ ’ ■ ■ / \yu r; ». i /

Du fort donjon de vçrtu admyrable

donyon vertu* admirable* ' ] f) '

Fut ce trésor en sa perfection , ‘ ' . ,

De elle receu par grâce incomparable ( Dont sainct esperit fit loperation En demonstrant sadivinè clemeaeeir. inHf En ce donjon furent par preference V

’ donyon fufrent ‘ \ ,! " ,H yu

Parfaicte foy en sa stabilité ... . .

Puis esperance et vraye charité . ,

Dont la clôture a esteipermanëtje ’mj.hO le elorfure permanente

Monstrant la vierge;esttie tenlfehcitë'

De vraieipoix tresorièrcescdlente ' i ’ > mye

De ce dbjon la porte îsuperable donjron inaoperaMa

Justice tint souba sa protection

Car ge pechje le Vierge çolçndable ' r cohudable

Neust oncques tache o\i maculation onques

En son pur corps ne» sa circunfereaoo

Attrempance ferche avecque prudence Atempranco «rqcguçf

De beau donjon tirent en ferete Ce donjr<>p tipd«“t An conservant la parfaicte bonté

En

De lhumbta vierge a tftus bwnajp# dwëtÇ,

$fous deeentë

Dicte portent en sn sublimité De vraye paix tresoriere excellente

De christ tresof permanent et estabte

xprist

Lhumht ç vierge fit. distribution

A tous humains par maniéré agréable ü /. aggreablo

Qant en naissant fit délié egression Quant

Soy monstrant payx de véritable essence

Et de reebief chun jour les dispence fechef chm 'i«>ur le dtyenia •

Quant aux justes de bonne voulante 1

iwtea votant*

Grâce elle rend et que par sa pite

Miséricorde est au pécheurs patente au

— ie»

La se prenne elle & là rftalîie

promu

De vraye paix trésorier» excellente

Maistre du puy syirteoü cônsôtè

Fut quant il tint le saulveur nouveaù ne

qa«od

Qui lui offrît Sàûà fai tè ïôrlgüè atteste

Que lny

Lhumble marie en toute purite De vraye paix treaariere excellente.

Balade faite eux Coteléttee le joti* de ffoél irîl üti e Izzq. (Manotriit ètU.àt Bèatttfllé.)

raina ft**** ht sancts.

Dieu tree leeble en tout ee quil fotol faire Jadis promit jurant eertaieémeiit ▲u roy David prdphete débonnaire Que de son rentre ee tarie humaiueaiead Voirroit mettre sus sou siégé humblement Ung digne fruit excellent en saveur Pour recreer tout humain viateur Le quel fruit eut par divine ordonnance 8* naissance de la vierge otarie C'est jesos christ : Uqast est Mas donbunc.

Fruit savoureux aux humains vraie vie.

Grande faveur sotléifé ét Ut îttiëitV Est en cest fruit comprisse et

Que les angels ou ciel hqultain repake

En sont repeux inestimablement

Et les heiuains sa aus trêsauipleiêent /

En quoy apert la divine doulceur Nous conférant fruit de sy grand valleur Quil administre eternelle su^çtancé Lequel en soy tous goustans rassasie Pour quoy dit qst en itoute souffisance Fruit savoureux aux humains vraie vie» i -, ^

Vraye vie pour nos âmes refaire Dont cest irait spirituellement ' :

A tous humains tenans réglé ordinaire Et qui vivent au monde justement Geulx parvenir pourront finablement A la vie que nostre rédempteur v , : Vorra donner a tout coœprebenseur

1 Ainsy naquist pour nostre délivrance Nous acquérant vie et glore infinie En se monstrant en humaine semblance Fruit savoureux aux humains vraie vie.

Maistre du Puy en grant persévérance . > Debvons servir ceste Vierge prisie . : ; <.

Quant de son ventre avons en habondatfee , • / Fruit savoovéux aux> humains vraie vie.

Rondeau fait au Bouhourdy 1471, par Pierre do Buyon.

(Manuscrit de M. de Beauvillé.)

Pour resveillier nos espris Buvons a la violette

Vin friant o plus hault pris Ponr resveillier nos espris En ce jour du bouhourdis Nespargnons rien me gorgette Pour resveiller nos espris Buvons a la violette.

Pour resveiller nos espris Bavons à la violette Evocons dame de pris Ponr resveiller nos espris Qui nous fera un doulx ris En disant sa chansonnette Pour resveiller nos espris Buvons à la violette.

Pour resveiller nos espris Buvons a la violette Buvons tousgrans et petis Pour resveiller nos espris Puis dirons par bon advis Une chanson joliette Pour resveiller nos espris Buvons a la violette.

Le Trou de Si^Patrioe.

(Notice sur quelques usages et croyances de la Lorraine par M. le Bouge, extraite des Mémoires de VAcadémie celtique , tome •, p. 10*.)

On voit à Commercy, département de la Heuse, an haat de la rue Coûtote, un antique monument de erédulité, faible simulacre de celui de l’Irlande, qui à diverses époques eut une

— ntt —

éclatante célébrité dans le monde chrétien ; je veux parler du Purgatoire de Saint Patrice.

Cet antre vénéré, qu’on appelle modestement sur les lieux Trou de Saint Patrice , est au-dessous delà maison d’un particulier tenant l’auberge de la Poule-qui-boit. Il pourrait être une poterne dépendant autrefois des anciennes fortifications, sur l’emplacement desquelles U semble se trouve?. Ce réduit obscur jouit encore d’un tel crédit, que le propriétaire, qui a reconstruit sa maison il y a quelques années, nte osé le démolir, dans la crainte d’exciter contre lui l’animadversion des gens crédules, et de nuire ainsi au produit de son auberge.

Saint Patrice, dont l’église fête la mémoire le 17 mars, fut évêque, apôtre et primat de l’Hibernie, aujourd’hui l’Irlande.

Envoyé en Irlande vers 432, après la mort du missionnaire Pallade, il y prêcha l’évangile ; mais quelques libertins et méchants se moquant de sa doctrine et refusant de croire aux peines de l’enfer dont il les menaçait, il obtint de Dieu un témoignage visible de sa toute puissante protection, qui fut un grand et profond creux dans la terre 9 ou plutôt « un abîme effroyable pour les spectres et les monstres hideux que l’on y voyait entrer, et pour les voix et les cris lamentables que l’on y entendait, et lui fut révélé que là était le purgatoire.

Saint Patrice mourut le 17 mars 491 ou 498, ayant vécu 12% ans.

Le P. Lebrun, dans son Histoire des pratiques superstitieuses , rapporte ce qui suit :

« Au milieu de l’Irlande il y a un lac nommé Derg, distingué par plusieurs îles où l’on voit des monastères anciens. Une de ces îles s’appelle l’Jle de Saint Dabeoce, et le prieur du monastère de ce- lieu porte le titre de prieur du Purgatoire de' Saint Patrice» EBe est fort petite , d’environ quarante toises de long, et de quinze ou vingt de largeur . On y voit une chapelle avec

un petit monastère, appelé Reglis ou Réglés, gardé par un religieux de Saint Dabeoee. An milieu de PÜeest un antre long de eefce pieds, assez bas et étroit pour y tenir un gros homme fort mal à son aise ; e’est dans «et antre que se faisait le Purge* taire. Sur les bords de Pile il y avait de petites buttes pour recevoir les pèlerins, et auprès de l’antre, que Pon appelait autrefois le puits de Saint Patrice, il y avait six petites loges rendes de trois pieds de diamètre, comme autant de malaises pour exercer les pénitents. Quand les pèlerins abondaient en oe lieu, munis d'une permission de Pévèque et du prieur du Purgatoire , le religieux de Pile les recevait, les interrogeait, et lorsqu'il les trouvait bien résolus d’entrer au Purgatoire, H les mettait, durant neuf jours, dans les exercices. Alors on ne leur donnait pour chambre qu'une de ces petites loges qu’on nommait des lit $, lits cependant où il n’était jamais permis de se coucher, parce qu’ils n’avaient que trois pieds en tons sens. On ne sortait de là que trois fois le jour pour aller à la chapelle. Durant huit jours nulle autre nourriture qu’un peu de pain et d’eau de vingt-quatre en vingt-quatre heures, sans sel ni autre assaisonnement, et le neuvième jour, on ne prenait rien du tout; en sorte qu’on entrait dans la caverne ou le Purgatoire l'estomac vide, le cerveau creux et fort susceptible de visions.... Le religieux menait, en cet état, le pénitent à la caverne, et la fermait à clef pour ne la rouvrir qu’après vingtquatre heures, pendant lesquelles le pénitent devait faire son Purgatoire..... » Voilà ce que c’est que le Purgatoire de Saint Patrice,

Lebrun apprend aisn que sous la règne de Jacques L* r on reconnut que la fameux Purgatoire n’était qu’une ilhuion, el que le gouverneur Richard Boile et le chancelier Adam Loasua, en ayant obtenu le preuve per d’exactes recherchée, le mireculeuee caverne fut détruite et lea moiees chassés.—Dulause

assuré que les religieux espagnols et portugais î ont > rétabli} an diverslieuxdes Purgatoires de Saint Patrice, qui subsistent e»-: cqre. Le même auteur, d’aGcord avec quelques historiens ,pense qneles épreuves du Purgatoire de Saint Patriçe sont dejrqstes, des appiennes initiations aux mystères dqs payons* « les jeûaç^ i ditTil , les ablutipns, les scènes terrifiantes, l’image offerte/à, ltinitié des peines du purgatoire ou de F enfer, formaient; le pre-ri mier acte. À des épreuves longues, effrayantes; et douloureuse*, succédait le tableau riant du séjour des bienheureux. On y ^in*r| troduisait l’initié, qui, comparant son étatprésent aux peines* qu’il venait de subir, secroyait ravi dans le piei. 'a . -

Nous pensons donc, l.° qne le Purgatoire de Saint Patrice en Irlande a effectivement servi aux initiations mystérieuses des, anciens ; 2.° que le trou de Saint Patrice à Commercy, et tous les purgatoires de ce saint établis en divers lieux, ont la même origine. ,

Tout-le-Monde, le vacher de Chauny.

(Notice sur le proverbe ou dicton populaire de Picardie: le\mond&,

le Vacher de Chauny , extraite des Mémoires de l'Académie celtifflte?

. Tome 6, p. 92.). 1 /

l’origine de ce proverbe est très-inbértaine. Lè ii plüs c Vraf J! semblable est qu’il y eut anciennement à Chauny un homme àp-' pelé Tout-le-Monde, qui conserva longtemps la garde desvà-' cbes des habitants des faubourgs ; que cet emploi, peti remarquable' partout ailleurs était sans doute plus important a i Chauny, où * à raison de labbnté des pâturages et de leur frès^ grande étendue, il y a eu de tout temps'une vacherie, l’fene'des plus considérables de la France ; que les enfants de Tonifié-*

Monde lui ayant succédé dans ce même emploi, on était si accoutumé à nommer le vacher de Chauny Tout-le-Monde, que les vachers qui ont suivi jusque dans le siècle dernier ont été toujours appelés du même nom, quoiqu’ils en eussent d’autres.

Ce qui est certain, c’est qu’il y eut aux environs de Chauny une famille de villageois du nom de Tout-le-Monde, dont quelques-uns sont mentionnés dans des dénombrements fournis au prieuré de Quierzy-sur-Oise. 11 existait aussi à Travecy, autre village près Chauny , un fief de ce nom, consistant en terres et prés, et relevant du domaine de La Fère. — On rapporte bien des histoires sur ce premier vacher , dit Tout-le-Monde ; bien

des auteurs en ont écrit diversement.On le fait d’une force

etd’une taille monstrueuse ; on dit qu’il gardait les vaches à cheval et donnait du vin à boire dans son cornet d’argent à tous ceux qui le venaient voir par curiosité; qu’ilfut vacher soixantedix ans, et vécut cent vingt ans; qu’il ne perdit aucune béte ; qu’il a été enterré dans la prairie de Sénicourt, l'un des faubourgs de Chauny, en un lieu appelé le Saint-Camp ou le Camp- Solant, comme on le nomme aujourd’hui ; que les bêtes n’y paissent pas par respect ; qu’on lui dressa un tombeau avec cette épitaphe :

Ichi chou» cbete lorde tombe Gist li vacher, dit Toul-le-Monde,

DeChalny chité de grand prix,

Entre maintes cliités du pays;

Qu’il pache de Keron le barque,

Autant bin quy wardit nos vaques.

Chil trépassa dans chent dix neuf,

Si gras de vertu comme bœuf,

Boviers, vaques, kevals et ane,

Bin wardez d’interrompre s’ame.

Extraite de» registres de* Argentier» d’Abbeville, o» cernent le Puy d’Amour, lee Ménestrels de œtte ville, etc.

(Communiqués par M. Cocheris.)

Pour Tintelligence des extraits qui vont suivre, nous transcrirons quelques lignes de M. Louandre, (Histoire d’Abbeville, !.*• édit*, p..MS.)

« Les pays d’Abbeville étaient en grande renommée au moyen-âge.

s Chaque année le jour des Quaresmiaux,le Mardi->Gras, les ménestrels venaient chanter dans le bois de cette ville les haute faite des anciens seigneurs*

» Souvent les ménestrels des villes voisines venaient faire assaut de gai savoir avec les Àbbevillois, et ces luttes poétiques avaient lieu dans une fosse' située dans l’épaisseur du bois d’Abbeville, et nommée Fosse-aux-Balladei.

« Il y avait des rois et des princes du Puy d’Amour, un prince des Sots, nn prince des Amoureux. Le prince des Sots d’Abbeville donnait très-grand et très-notable souper à ses confrères d’Amiens. Le prince du Puy (PAmour donnait aussi de grands dîners les jours de l’an et de la Pentecôte. »

La ville d’Abbeville favorisait toutes ces joyeuses associations. On va voir qu’elle donnait un subside pour les dîners du prince du Puy d’Amour et du prince des Sots, et qu’annuellement elle donnait aussi de l’argent aux ménestrels de la ville et des seigneurs pour qu’ils allassent apprendre de nouvelles tanchons aux écoles de Beauvais ou de Soissons.

— À Fssoun Lever pri»cha, d’amours qui payes li.oni esta 4 ^ grâces de le ville poux plier plui&kurs personnes veadans veireL sa ladite ville pour le dignier fait et donne le jour de bAi.bonne estreme desrai n passe que on fist le royaume du fmy damours, dont et duquel royaume F remis Bénin estait leroy et,comme on a cosain on a acoustume a faire pour le bien, unyon et amour des boynes gens de la dite ville entretenir tau avec lautre, et auquel digner furent le maieur sire Guerart Josselin (suivent les noms de 19 echevins, maienrs de boniere etpiuiseurs autres bonnes gens honorables de le ville), Hue de Biencourt, bailly d’Abheville, Jehan Lefevre ,, clerc du dit haüüage, etpluiseurs autres officiers du roy.

Pour tout ce.. üv.

Registre des Argentiers. UOO.

— A Pierre Delatre, prinche des sots de lannee deesraine pMseoqni octroies etacordes loi ont este par ias deux collieges ée> don a li bit des grâces de le ville pouc U aidter a suapocter Ifcs graus fres qui! eut au soupper du eût Ptry la u il eut.bien v** personnes.

Pour ce .xii üv.

Registre des Argentiers d’Abbeville.

— A Fremin Lever, nouvel prinche damours qui paies li ont este de don que on li fist des grâces de le ville par les deux collèges pour li aidier a susporter les grans fres et carques (1) qu’il eut au soupper de sen puy la u il eut pluiseurs seigneurs dames et damoiselles lannee deesraine passée.

Pour che.vi liv.

Registre des Argentiers. UOO.

—A» ptaisours ménestrels chi apres nommes qui paies leur

(1) Charges.

ont este de don a aux fait des grâces de le ville 1 pour aler os escolles à Biauvais cesteannee. Cest assavoir a Jehan Lesage ; a menestrelx mons. r de Dampierre; a menestrelx mons. T de Beynneval ; a menestrelx mons. r de St. Pol et à pluisours autres menestrelx de seigneurs et de bonnes villes, si quil appert par cedulle scellee du dit contre scel le vii e jour de may lan m. cccc.

Pour tout ce.iv liv. x s.

Registre des Argentiers. 1400.

— A plusieurs ménestroelx de seigneurs et de bonnes villes et a menestroelx M. T de Reyneval qui paies leur ont este de don a aux fait pour lonneur du puy damours du jour de Pente* couste desrain passe.

Pour ce . . ... xl s.

Comptes des Argentiers. 1401.

— A plusieurs menestrelx de seigneurs et autres chevaliers chi apres nomes qui paies leur ont este pour don et courtoisie a aux fais des grâces de le ville et pour lonneur et estât dycelle pour aler as escolles as Soissons ceste présente annee. Est as¬

savoir ,

A menestrelx M. r de Dampierre.xn s.

A.de St. Pol.xvi s.

A ..... de Bouberch.vin 9.

A.de Reyneval.vm s.

A Màssart Fontaines et Forcheville et leurs compagnons ménestrels d’Abbeville x s. parisis.

Pour ce. ... Liiii s.

Comptes des Argentiers. 1402.

— A Mahieu Siffait chanteur en place qui paiez lui ont este par courtoisie a lui faite des grâces de le ville pour avoir chante de giche de son roumant au bos le jour de micaresme. v s.

Registre des Argentiers. 1409-U10.

— A Pierre Y vert et a ses compagnons menestr 1s demowransa Abbeville qui paies leur ont este par coartoisie des grâces de le ville pour aler en ce présent mois de mars auxescolles a Beauvais.

Pour ce . . ..vm s.

Registre des Argentiers. U43.

— A pluiaieurs menestreux cy apres nommez et déclarés qui donnez leur ont este des grâces de le ville pour aller aux e$r colles a Beauvais comme ilz ont chacun an acoustume a faire pour lonneur et reverence de leurs seigneurs ; est assavoir

Aux menestreux Mons. le Yidame de Pinquegny . tiii s.

».M. r le connesteble de France • . tiii s.

» . . . . . M. r de Croy.vin s.

». . . Ph. de Harcourt. xu s.

Pour ce.xxxvi s. pariais.

Registre de UIZ-U13.

— Aux menestrelx de Mons. de Helty qui paies leur ont este des grâces de le ville pour aler aux escolles et pour tondeur et reverence dn dit seigneur.vm s. pari

Anx menestreux de M. le c te de St. Pol pour aler aux escolles el pour lonneur et reverence du dit seigneur . vm s. par.

Aux menestreux de M. de Croy pour lonneur et reverence dn dit seigneur et pour eux aler aux escolles a Beauvais pour ce.vm s. par.

Aux menestreux de M. Jacques de Harcourt cappitaine d’Abbeville pour lonneur et reverence dudit seigneur, vm s. par.

Aux menestreux de M. de Raine val et de M. de Helly et a chacun deux pour eux aidier a payer leurs despens pour aler aux escolles a Beauvais ainsi pour enlx tons . vm s. par.

Registre des Argentiers, lit S.

—Anx menestrelx de monseigneur le vidante d’Amiens qui paie leur ont este des grâces de le ville peur aler aux escolles a

Beauvàis'le’moys de mars derraitjemertl paese a pretire nouvelles canotions ainsi que chascun an «n a acctmàtumc » faire' 1 \'r . .-v' xh s. par, ■

Registre des Argentiers. 1416. ^

— Aux menestreux de M. de Groy qui donnez et accordez leur ont este par les dits maieur et ; eschevins des grâces et CoortdislëS dé le villé et pôuHeurs estrennes du jotfrdhtty jour de lati lesq&el*estoiént venus en le dite ville pouv demandér leurs dites ëstrennes dont pour lonneur du dit seigneur leur a este donbe là sommé de, . . . . . . . xvi s. par*

n : Registre des Argentiers. 1416. m

^ A Yillaume le Barbier , canteuren place qui paiez lui ont este jiar don a lui fait par les dits tnaièurs et eschevins pour se pàine et travail davôir cante au bos d\Abbeville le jour des Karemisqx en attendant tous les officiers du roy comme les officiers bourgois et habitans de la dite ville d’Abbeville pour estre a le choie qpi le dit jour se fist au bod dicelle comme on a aconstamé de faire chacun an.

Pour ce.. . . > v s* par.

• ( Registre de* Argentiers. U17*

Enl426,li?8, 1433, 1436, indications à peu près semblables A partir . 4e l’année 1455 les registres cessent de faire mention des chanteurs et des ménestrels. ^ <

Chant royal sur le refrain de Jean Hubert, couronné au Puy de la Conception d r Abbeville, le 8 décembre 1603.

(MS. de la confrérie daRgy de la Conception d’Abbevfille, apOortenantà M. de Rocqoemont , f.° 35.^

Esprit divin auquel Dieu a commise Donaonesprit la garde en oes bas lieux *

Rends aujourdimy mon me bien apprise 7 A discourir comment le roy des«leux Dieu tout puissant , inôny sans mesure, »

De créateur s’est rendu eréaturè,

Dieu s’est faiet homme ; et à sa déité Gomme réduit dans l’enclos limité D’un nouveau bers de nouvelle délice,

Bers, où debvoit gésir 1’hqmanité De l’hqmme.Dieu bers aux humains propice.

Le fils de Dieu qu^ infiniment prise Son beau chef-d’œuvre aggréable à ses yeux Que l’ennemy par aguet et surprise Àvoit souillé d'ung fangear stygieux,

Voulut oster cesté fascheuse ordure

De son pourtrait : pour ce il prit )a figure (Dieu qu’il estoit) de nostre infirmité,

Adfin ainsy de sa divinité Cacher l’obiect à l’autheur de malice

Et préparer soubz ceste vi)ité

De l’homme Dieu bers aux humains propice.

Pour reposer ceste chair tant exquise Unie à Dieu d’ung support gratieux,

Il façonna ung bers de telle guise Qu’il ne se voit rien de si précieux ;

Car il le fit d’admirable structure D’ung bois sans neud, sans tare, ny fissure, Bois de setim , que la caducité Ne peult gaster, car sa vivacité Du temps rongeard va défilant la lice,

Bois pour ce esleu de toute éternité ,

De l’homme Dieu bers aux humains propice.

De l’or plus fin que le Pérou produise Ung riche tour faict d’art industrieux

Va couronnant la corniche et la frise ;

Du bers parfaiot, que cest or radieux Couvre partout : puis parmi la dorure Est ung esmail d'artiste bigarure De fins joyaux semez sans quantité De toutes partz, dond la diversité Du maistr' ouvrier desoouvre l’artifice Qui a formé de telle qualité De l'homme Dieu bers aux humains propice.

Le brave ouvrier voulut par l’entremise De ce beau bers nous rendre demi dieux, Nous que l’orgueil joint à la gourmandise A voit rendiiz apostatz odieux.

Bers doncq benoist, propice à nostre injure , Propice au mal de l’humaine nature ,

Bers excellent : dond le los mérité Sera tousiours par les bons récité,

Puisque par luy Dieu feit le bénéfice Qui les humains tira d’adversité,

De l’homme Dieu bers aux humains propice.

„ BNVOT

Prince, le bers (où neuf mois a gisté Christ Dieu et hoipme) est à la vérité La vierge mère exempte de tout vice,

De grâce pleine , en son humilité De l’homme Dieu bers aux humains propice,

pélibération des Bâtonniers dq la Confrérie du Puy de la ; Conception d’Abbeville* relative aux honoraires , de* offices divips.

(Registre appartenant à M. de Rocquemont, f.° 115 )

L’an mil sept cent soixante quatre le septième jour de décembre, à l'issue des Vêpres delà confrérie delà Conception, M. w les bâtonniers soussignés s'étant assemblés dans la sacristie de l’Eglise royale et collégiale de St.-Vulfran, (M. le bâtonnier en charge absent) il leur a été représenté par M. de Ray, trésorier et chanoine, dernier bâtonnier déposé, que jusqu'en 1744 les offices de la d. confrérie, outre ceux des cinq fêtes de la Sainte-* Vierge, avec la messe des Trépassés, consistoient dans une messe haute, en l’honneur de la Sainte-Vierge, et qui étoit chantée les samedis à l’autel de la Conception, immédiatement après Matines, pour tous lesquels offices les honoraires étoient de quatre vingt huit livres, cinq sols , qui jusqu’à présent ont continué d’être payés par le bâtonnier en charge, quoy que depuis la d. année 1744 la messe haute des samedis ait cessé d’être acquittée comme auparavant ; la compagnie, d’un côté, considérant que la susdite somme de 88 livres, 5 sols, est un honoraire insuffisant pour l’acquit d’un si grand nombre d’offices, et que, d’un autre cdté, il est de beaucoup au-delà de ce qu’il faut pour acquitter seulement les offices des cinq fêtes de la Sainte-Vierge et la messe des Trépassés, la chose mise en délibération, il a été arrêté que les mêmes offices des cinq fêtes de la S te Vierge avec la messe des Trépassés continueront d’être acquittés annuellement, comme ils l’ont été jusqu’à présent, et que quant à la messe haute des samedis,

elle sera acquittée basse par le chapellin de la confrérie, à Pautel de la Conception, à l’issue de Matines, pour laquelle il sera accompagné d’un enfant de chœur, moyennant quoy la sus dite somme de quatre vingt huit livres, cinq sols, sera répartie de la manière suivante, scavoir à M. le chapellin pour son assistance à tous les susd. offices , cinq livres , pour l’honoraire de cinquante trois messes par an, celle des Trépassés comprise, trente une livres ; dans la quittance de laquelle somme il fera une déclaration expresse qu’il aura acquitté ou fait acquitter les jours devant désignés en l’autre part les dites cinquante trois messes par chaque année, à l'intention et décharge de la d. confrérie, et à l’autel de la Conception ; — plus , au maitre de musique pour deux parts, et aux quatre chantres à chacun pour, une part, ensemble vingt une livres ; aux enfants de chœur., compris l’honoraire de celuy qui aura servi la messe basse les sa,mpdis cinq livres cinq sols ; —aux diacre et soudiacre enserçdüe, cinq livres; au sacristin pour donner les ornements d£u£ livres, à l’orguaniste quatre livres, au sergent massier sept livres, au sonneur hnit livres ; total quatre vingt huit livres, cinqjsols, qui continueront d’être payés annuellement par le bâtonnier en charge, ce qui a été signé par tous les anciens : bâtonniers présents.

Suivent les signatures :

De Rat, trésorier, Lefebvre., , Duval,

, Maurice De Bainast, Durand.

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