CHANSON ROYAL AMOUREUSE
Couronnée à Abbeville .
Pour ce con voit les dames deduisans En ploaienrs liens et beans samblans monstrer Par leurs bouches aux pelis et aux grans Et quon les voit humblement converser Rire en parlant courtoisement iver Dient aucuns par oultrageus cuidier Quil ne fault fors hardiement proiier Quen dame lors ne soit mercis trouvée Mes tels y vont a la vois assoiier Auxquels il est estrangement veee»
Car se dame est de soi esbanoians Humainne a tous courtoise en bel parler Savec tout ce estoit merci donnans Tout ossitot quon liroit demander Il ne faudroit james amours meller Don don d’otroi que dame a a baillier Sens ne cremours ni auroient mestier Car sans honneur seroit mercis donnée Or welt amours pour dames exaucier Quelle soit trop plus eloseraent gardee.
Si que en dame est sens et cremour puissans An los donnour pour merci refuser Quant dame ive avecqoes les ivans Et cuidans cuide en lui merci trouer Espoir encore quil soit espris damer Dont fait refus ouvrer de son mestier Sens et cremour qui ont a conseiller Dame adont est si close li entre©
D’otroi quil faut cuidant propos changier Car falli a a sa foie pensee.
Ksti cuidiert fait abuser cuidans Car il prommet ce quil ne poet donner Dont qui le croit il est moult ignorons Mes qui se welt perfettcment fonder 11 doit amours servir croire et amer Dame, et selle est humble a lesbanoiier Don de merci qui tant fait a prisier Nest point pour ce sitôt abandonnée Car il en sont sens et cremour huissier Tant quamours plaist qua lamant soit greee.
Dame qui jame très belle et très plaisans Li beaus déduis que vous saves roonstrer Y os gracieus maintiens et avenans Me font souvent de désir embraser Mes quoi quensi vous sacies déporter Vo mot sont si de refus coustumier Qua cuidier nai que faire dapoiier Or mest damours plaisance présentée Si que jeu vifs en joious desirier En attendant merci la desiree Si home na pas science en lui fondée Qui de dame cuide otroi eslegier Si tos quil voit en li iu ne risee.
Laissons maintenant le galant Puy d’Amour pour nous occuper de celui de la Conception. Le passage de M. Louandre est déjà intéressant en ce qu’il montre les principaux points de ressemblance entre le Puy d’Abbeville et le Puy d’Amiens, c’est à-dire les concours poétiques en l’honneur de la Vierge , les tableaux offerts par les maîtres , les refrains à jeux de mots ; mais ce passage est fort succinct, et, pour développer le sujet, nous avons heureusement pu étudier un curieux manuscrit qu’a bien voulu
nous communiquer notre collègue IA. de Rocquemont. C’est un registre aux délibérations de la confrérie d’Abbeville, commencé en 1562, terminé en 1764, et renfermant les noms des maîtres et prévôts depuis 1543 jusqu’en 1764 (1).
Le registre commence ainsi :
« Ichy sontïescrits les noms des maistres bastonniers et pruvostz de la confrairie de l’ymmaculee conception de la Vierge Marie, mere de Dieu, vulgairement dicte et nommée la confrairie du Puy, establye en leglise collegyal de monseigneur St.-Vulfran de ceste ville d’Abbeville la-
(I) Ce MS. in-folio, papier, relit, porte pour titre au dot de la reliure: Confrérie de la Conception ; il a 115 feuillets écrits dans le sens du titre, et 13 feuillets faisant suite aux premiers, mais écrits et numérotés en sens inverse. Ces 13 feuillets contiennent des inventaires dn mobilier de la confrérie , de ses cens, rentes, titres, etc. Sur le deuxième feuillet des 115, en voit une estampe qui a été découpée et collée, représentant la Vierge debout, tenant l’Enfant-Jésus. Les têtes de l’une et de l'autre sont nimbées, et celle de la Vierge porte une couronne royale. Marie soutient l’Enfant-Jésus de la main droite, et dans sa gauche elle tient un sceptre. L'enfent tient une palme dans sa main droite. À droite de la Vierge est un puits qui laisse voir une partie du seau f à gauche une plante fleurie. Au bu de l'estampe on lit : P. Bonnart fecit—Abbeville 1623 au haut et au bu du feuillet, de manière à servir d’encadrement à l'image, ut écrit ce fragment d’une ancienne prose chantée au jour de la Conception :
O quàm felix et præclara, nobis grata,
Deo chara, fuit bac Conceptio !
Terminatur miseria, datur misericordia,
^ Luctus cedit gaudio,
Nova mater novam prolem, nova Stella novum solem,
Nova profert gratis.
quelle déclaration a este commenchee en l’an 1562 néantmoins elle nomme et dfeclaire anlonns maistres et pruvosti quy avoyent este au precedent (1).
Et premièrement
Raoul de Le Ruette
M.gr M* Jehan de May, prestre et chanoyne de SL-Wulfran.
M.gr M* Francoys Parenty, prestre chanoyne de St.- Wulfran.
1542. Jehan Laurenot laisné à son tour maieur de ceste ville, fust esleu en lan 1542.
1543. M.gr M* Jacques de Wacquendalles, prestre chanoyne et doyen du d. St.-Wulfran esleu en lan 1543. — Les pruvotz monseigneur Francoys Darrest prestre chanoyne du dict St.-Wulfran, Guillaume Sanson. »
Nous ne continuerons pas cette liste ; mais nous tâche-
Bee est ille foiu lignite*, hociui dimoi tocondilo*
Yirtotom Kminibai ;
Hse cil DU porta eUosa, qaaai UteaU Dev caoiâ Cbaaerat hooiaÜMu; •
Bac art relia* traheai rorem, plaoai ager, daaiodena Guadii terra flaibaa.
Hacettrirga fanai florcm, terra, taam tatratonai Genniaaaa adeUbni.
Ta ipM eerU mùerornm, nre mater orphinonmi,
Ta leramca oppreuor uni, roaiici BWP iaflnuonnn f - Oaaibos et omaia.
(1) Bar h marge, et to«t cootn eet kiUtaté, on lit :«BaUaaéeliatM* lUeala» U Tancer, lieateaaBtéeBoaaaigBear le mmchil da Ponthiea, fat hntonnlcr aa U dicta coattairia. •
rons de mettre en relief les faits les plus intéressants fournis par le registre. Malheureusement nous n’y avons pas trouvé de statuts., et c’est seulement par une lecture attentive que nous avons pu dégager les règles fondamentales de l’association.
La confrérie d’Abbeville se nommait Puy de la Conception , et sa principale fête se célébrait le 8 décembre.. Ce jour là, les anciens maîtres élisaient un maître ou. bâtonnier , et quatre prévôts.
II était d’usage que le maître donnât à ses frais deux festins aux confrères, l'un à son entrée en charge, l’autre à sa sortie. Outre cette dépense, il avait à supporter celle des offices des cinq fiètes de la Vierge, de la messe haute des Trépassés, chantée le lendemain de la Conception, et des messes hautes chantées tous les samedis. Suivant M. Louandre, le maître démit faire exécuter un tableau portant pour légende le refrain du chant royal couronné. Il semblerait cependant que la confection du tableau ne fût pas obligatoire; car le registre, qui mentionne exactement tous les dons faits par les maîtres, leur attribue tantôt le don d’un tableau, fàntôt celui d’un objet servant au culte ou à la décoration de l’église St.-Wulfran. C’est ainsi que nous voyons -en 1548 Jehan Mourette donner les deux manteaux des deux portes du grand portail de St.-Wulfran , et, en 1549 « Martin Levecque donner un tableau. En 1568, Jehan Gaillard, seigneur d’Ochencourt et de Belloy, fait présent d’une image de la Vierge en argent ; en 1569, Jehan le Porcq, marchand, donne un tableau, et, en 1570, M* Jehan Savary, chanoine de St.-Wulfran, curé de St.-Gilles, donne treize livres dejrente pour les
pauvres, et la somme de cinquante livres tournois pour la décoration du chœur de St.-Vulfran (1). Le dernier tableau mentionné est celui de Simon Belle, en 1572. A partir de cette époque il n’est plus question que de présents destinés à enrichir le mobilier delà confrérie ou à orner sa chapelle. Nous croyons donc que, suivant l’usage éta- • Mi, le maître devait faire un présent laissé à son choix, et que la règle impérative des statuts de la confrérie d’Amiens concernant les tableaux n’existait pas à Abbeville (2).
(1) Voici l'eiinit de l’acte de fondation en eeqtncooeeme la tomme de treize Une• tournois. « ..... H a constitué an profit de 1a confrairie 1a somme de treize Unes tournois payable de demy an en demy an, laquelle somme sera donnée et anlmosnée par les bastonniers chaque samedy de Tan et les Jours des tineq testes de Nostre-Dame à treize nays paonnes quy seront choisis par les maistres de la dicte confrairie dorant Tannée, à chascun d’eulx un pain médiocrement blanc de ta valeur de quattre deniers, lesquels paonnes seront tenus de assister sans aucune escose à la messe de la dicte confrairie quy se dict par chascun des dicta jours de sabmedys et fesles de Nostre-Dame, et pour dire spédallenient pour les dicts confrères vivant et trespassés, et oh le dict bastonnier ne seroit à la dicte messe, 1a distribution se fiera par le plus ancien bastonnier qui se trouvera, et advenant que aulcuns des dicts paonnes ne sq trouve à 1a dicte messe, sa part sera aulmosnée aux aultres paonnes estant en la dicte église, et advenant les festes de Nostre-Dame un Jour de sabmedy, 1a distribution sera double aux dicts paonnes. Davantage, sera baillé par chascun an au serviteur de 1a dicte confrairie pour frire la dicte distribution de ’pain avec le dict bastonnier 1a somme de dix sols. Sera aussi aulmosné troys sols par an aux paonnes quy se trouveront en la dicte église de Saint-Wulfran à 1a messe des trespassés de la dicte confrairie quy se dict le lendemain du jour de la Conception.»
(S) Noua donnons ici la liste de tous les maîtres désignés par le Re-t
La poésie était cultivée avec zèle par le Puy d’Abbeville. De 1548 à 1581, le Registre mentionne seulement les refrains des chants royaux prémiés au jour de la Conception * mais sous cette dernière date, et à l’occasion de la maîtrise de Claude Rohault, il donne la copie entière des ballades qui ont gagné le prix aux concours de la Purification , de l'Annonciation, de l’Assomption et de la Nativité de la Viergepuis la copie de deux chants royaux ayant obtenu le premier et le second prix du jour de la Conception*
Plus tard le Puy couronne régulièrement le sonnet, en
gistre comme ayant donné des tableaux:
1544. *Jehan de Laüeye, marchand*.
1545» Guillaume Saison, marchand.
1549. Martin le Veeque, apothicaire».
1351. Jacques de Buissy, marchand. Il n’était que prévôt en 1351. Josse* Beau varie t, seigneur d’Ailly, ayant refusé la maîtrise, les prévôts en soutinrent les charges.
1555. Gabriel David , prêtre, curé de Saint-Gilles».
1536. Jehan Lebel , marchand.
1557. Jacques Griffon, marchand..
1563. Jacques de le Gorgoe, marchand tanneur.
1567. Jehan le Devin, procureur et notaire royal. La mention est ainsi conçue : « n a faict présent pour le decorement de l’église en l’honneur de la Yierge Marie d’un beau fabliau, »*
1569» Jehan le Porcq, marchand, a Pour la décoration de l’église en honneur de Dieu et de la glorieuse Yierge et immaculée, sa mère Marie, le d. Leporcq a donné ung tabtiau dont le palinod ou ref*frain est faict par le maistre enssuivant :
Fruict étemel dê la fleur sans macule.
3579. Simon Belle, bourgeois marchand.
même temps que le chant royal de là Conception et la ballade des quatre autres fêtes ; quelquefois l’ode remplace la ballade dans le concours du 8 décembre (1).
Il est regrettable de ne trouver dans le Registre que de simples refrains d’odes et de sonnets. Nous aurions voulu voir les essais de la muse abbevilloise dans ces deux genres, et les comparer avec les chants royaux et les ballades.
Ce qui est assez curieux, c’est de rencontrer à côté des tefrains des années 1628 et 1629 les noms des auteurs couronnés. Il réssortde ces mentions que les concours du Puy attiraient non seulement les poètes d’Abbeville, mais encore ceux de la province et même des provinces éloignées ; elles prouvent aussi que le bâtonnier lui-même pouvait concourir et recevoir la couronne. En 1628, c’est le Prince du Puy, Jehan Vincent, conseiller du roi, |j^den mayeur, qui gagne le prix de la ballade de l’Annonciation ; en même temps, un chanoine d’Amiens, M, Boisleau, remporte celui du sonnet. Aux concours de la Conception, deux médecins d’Abbeville, MM. Varfembault et deHuppy, sont vainqueurs, l’un pour le chant royal, l'autre pour l’ode. Le triomphe dans le sonnet appartient & un avocat de Poitiers, dont (ô néant de la gloire 1) il nous a été impossible de déchiffrer le nom. lüf. de Huppy et
(I) Un refrain de sonnet :
#* Àumy U fiUdé JHm* eet bién plus grand qué Vkonm§.
et un refrain d’ode :
le ne v*uœ ritn chmHr qué Fhmmw dé Marié 0
ap p a reil l en t poué la première foie en IM eom la ntpfttriiejle Ihoma» Mathon y chanoine et chantre de ftaint-Wolfran • c«ré de Saint-Georgei.
Varembault devaient être les plus vaillants champions des joûtes poétiques du Puy, car en 1629 nous retrouvons 1« premier deux fois et le second cinq fois vainqueur.
A Abbeville, comme à Amiens, les princes du Puy s'appliquaient à faire entrer dans les refrains un jeu de mots sur leur nom. Nous reconnaissons volontiers que ces princes n’ont pas été moins ingénieux que les nôtres ; on jugera de leur savoir-faire par les devises suivantes:
1602. Jean Hubert :
. De l’homme Dieo bert (1) ao* humains propice.
1607. Gabriel Briet :
Belle à l’abri, et partout toute belle.
*1610. Nicolas Thomas :
Vierge Um mas , des humains l'assurance.
1612. Charles Grignon:
(Chant royal.) Cher le Cri gnon criant ton excellence.
(Sonnet.) Ne craignons en norcris nommer l'immaculée.
1614. Jehan de Boullenois, principal du collège d’Abbeville :
Principal but où houle woatre grâce. ^
(!) Bers, berceau en picard. — On trouvera dans les Additions la copie entière du chant royal de Jehan Hubert ; le lecteur pourra en comparer le style avec celui du (haut royal de Pierre dè Sacy, couronné fc Amiens à la même époque. «
Une délibération.de l’année 1629.nous.parait avoir été l’origine de modifications assez importantes dans les habitudes du Puy, de la Conception. Nous la citerons entièrement.
« Du vingt quatriesme novembre mil six cent, vingt neuf.
Nous anciens princes et bastonniers de. la confrairie.de Nostre-Dame du Puy, érigée en l’eglise collégiale de St.- Wulfran de cette ville, avons délibéré et ordonné pour décorer, orner et enrichir la chappelle de la dicte confrairie à présent transférée en la chappelle Nostre-Dame de Lorette, au lieu que les princes et bastonniers esleuz et nommez avoient accoustumé faire deux festins aux confrères par chacun an, scavoir l’un à l’.entrée et l’autre à la sortie, qu’ils demoureront désormais deschargez de l’un d’iceulx moiennant la somme de cent cinquante livres que chacun prince et bastonnier paiera pour estre emploiée à l’effect qu’il sera advisé et arresté entre les dictz anciens princes et bastonniers, outre le présent et don que chacun pourra faire à sa volonté et discrétion. Ce que monsieur le conseiller Vincent, à présent prince et bastonnier de la dicte confrairie a accordé et se submis de paier la dicte somme de cent cinquante livres, toutteffois et quantes qu’il plaira ausdicts anciens princes et bastonniers et qu’ils auront ad-< visé a quoy la dicte somme sera emploiée. Mesmes le d\ Sieur Vincent de sa volonté a promis faire faire ung tableau jusques à la valleur de cent livres, sans néantmoins que ses successeurs soient obligés à faire aucun don qu’à leur volonté, comme dict est. En foy de quoy il a signé . avecq nous les dictz jour et an. »
Suivent les signatures de quatorze maîtres (1).
-Après cette délibération, on voit encore des refrains mentionnés jusqu’en 1634 ; ensuite il n’en existe plus trace, et le Registre relate soigneusement les dons faits par les maîtres pour agrandir et décorer la chapelle de la confrérie. En 1658, le doyen, les chanoines et la fabrique de St.-Wulfran ayant pris la résolution d’agrandir cette chapelle et de la fermer jusqu'au pilier quy fend le commencement du petit cosur , invitent les maîtres & contribuer à cet agrandissement. On réunit 322 livres dans une première collecte.
En 1659, Nicolas Darrest, sieur de Beaulieu, emploie l’argent du festin supprimé à faire tout entièrement le pavé de la chapelle , lequel il fallait faire absolument , n’y ayant que la seule terre.
En 1675, M. Jacques Lefebvre, chanoine et trésorier de St.-Wulfran, donne deux chappes et deux tuniques de damas blanc, au lieu du festin que l'on a accoustuméde faire.
Oserait trop long de détailler ici tous les travaux entrepris pour la décoration de la chapelle, ainsi que tous les dons ayant pour objet la pompe des offices. Ce qui précède suffit pour faire voir que le zèle religieux de la confrérie prévalait alors sur son activité littéraire, et l’avait peut-être entièrement remplacée.
(!) Après let signature* on lit la note suivante t « Le dict eieor Vincent a faict faire le petit portail de la d. église de Saint-Wutfran tirant snr le marché, en l’année IMS, et en a faict don à la d. église de Saint-Wulfran, an lien de la somme contenue en la délibération cy-dessua. »
Au commencement du xviu.* siècle, la décadence du Puy de la Conception se révèle clairement par les indications du Registre. Certains maîtres refusait la maîtrise, et, sur quatre prévosts élus réglementairement, il s'en trouve toujours au moins un qui décline l’honneur de sa charge. En 1726, à l’occasion delà réduction des rentes sur les tailles au denier cent, la confrérie perd un capital de six cents livres. Plus tard la perception des censivesest entièrement négligée, et, en 1755, les maîtres chargent l’un d’eux de foire les diligences nécessaires pour le recouvrement d’un arriéré de plusieurs années. En 1764, la confrérie reconnaît que la somme de quatre-vingt-buit livres, payée annuellement par le maître en charge pour les offices, est insuffisante, et elle décide que, pour proportionner les honoraires à l’importance de ces offices, la messe haute des samedis sera désormais acquittée tasse (1).
On a vu queM. Louandrefixe à l’année 1764 le terme de l’existence du Puy de la Conception. Cette fixation n’est pas justifiée par le Registre. La série des délibérations s’arrête effectivement en 1764; mais*la dernière mention est ainsi conçue : « arresté que les délibérations de la confrérie seront doresnavant portées sur un autre
(1) La délibération Ht reproduite dans las AddUimt. — Noos faims remarquer que ai l’on réunit les SS lima S sols, payées par le utaltre, aux 500 livres qoe lui codaient le festin conservé et le don remplaçant le festin supprimé, on trouve déjà un total de dépense montant à 588 livres S sols. Pour peu qu’anciennement le mattfe fil faire un tableau , ou ae signaUt par d’autres libéralités, l'honneur de ses fonctions ne laissait pas d'étre forteodleoi.
Les prévôts payaient dans l'usafe une somme de 90 livres.
registre, en tête duquel il sera fait note du présent acte pour constater l’authenticité des deux registres. »
Au reste, quelle'que soit l’époque où la confrérie a cessé d’exister, il est certain qu’en 1764 ce n’était plus qu’une association religieuse, et que, même à ce titre, elle ne dut point avoir une longue durée.