I. Voy. p. 190 du volume précédent
avoir accordé entre euls . . . que les diz mariez ont baillé, cessé, transporté . . ausd. gouverneurs, par nom de pur et vrai eschange, 4 1. par. de reste des cent soûls dessus dits pour autres 4 1. par. de rente que lesd. gouv. prenoient chascun an, du don fait à la fondation du dit hospital, de Jehan de Troies fruitier le roy N. S., et de Jaqueline sa famé. A prendre icelles 4 1., les premiers de la somme de 26 1. par. de rente sur la meson feu Antoine le Paumier, ostelier et bourgois de Paris, séant en la rue au Feurre devant le petit huis de S. Innocent en la censive de Therouenne et, les 20 s. de rente demeurans des cent s. dessut diz, isceus mariés recongnurent avoir vendu aus diz gouverneurs parmi 8 1. par. qu'ils en confessèrent avoir eu et receu » ; le dimanche après noël 1824. (Cote 168.)
— Par devant le prévôt de Paris, en jugement, « Rollant Pougery le viel » et Perronellesa femme, bourgois de Paris, vendent à l'hôpital S. Jacques une grange située près la porte S. Denys, entre le jardin Joce Crespel et le dit hôpital, en la censive de Therouane, moyennant 100 1. parisis; août 1324. (Cote 170).
— Par devant le prévôt de Paris, en jugement, « Marie de Montpellier, vueve, famé jadiz de Pierre de Montpellier, orfèvre », et les autres héritiers de celui ci vendent à l'hôpital S. Jacques, moyennant 100 1. par. et leur association aux prières de la maison 9 1. 10 s. p. de crois de cens, qu'ils possédaient « sur une meson qui estoit ou lieu duquel la chapele de l'ospital de S. Jaques est séant à Paris, près de la porte Saint Denys ... en la censive de Therouane » 21 avril i325. (Cote 176.)
— Par devant le prévôt de Paris, « Jehan le Jeune et Clere sa famé » reconnaissent qu'ayant droit à prendre « 40 s. par. de crois de cens ou de rente sur la meson qui fu jadis Martin Maalot, ymagier, laquele a esté et est convertie en l'edifiement de l'ospital de S. Jaques, iceux Jehan et Clere »... ont vendu lad. rente aux gouverneurs pour le prix de 24 1. p. « que il en confessèrent avoir eu et receu avant la confeccion de ces lettres » ; lundi 14 décembre i325. (Cote 169.)
— Désistement donné par « Philippe de Crequi, tapicier », de sa prétention a la moitié du prix d'une maison vendue Sol. p. a l'hôpital S. Jacques par Jean de Pontoise, afin de concourir « a l'œuvre et à l'édification du dit hospital; veille de la touzsains 1324. (Ibid.)
— « Jaques Point-l'Asne, filz de feu Bertaut Poing-l'Asne, » reconnaît avoir vendu à « Pierre des Essars, bourgeois de Paris et à Thomasse sa famé » 23 s. p. de crois de cens qui lui appartenaient pour la portion de 12 1. 2 s. par. de rente que son père avoit sur l'hôpital S. Jacques « c'est assavoir en et sur le lieu où la chapelle dud. hospital est fait et edefiée faisant le coing de la rue de Mauconseil d'une part, couvent des confrères du dit hospital » . . ., pour 14 1. 10 s. parisis; 20 juin (328. (Ibid.)
— Par devant le prévôt de Paris, « Ade la famé feu Jehan l'Orbateur, bourgeois de Paris, et Ade sa fille, famé feu Adam de Colombes bourgois de S. Denis, veuves, » reconnaissent avoir vendu a l'hôpital S. Jacques pour lo 1. par. « vint soulz par. de cens pour cause d'une meson qui jadis fu feu Pierre le Barillier, assise ou lieu ou le dit hospital ou partie d'icelui est fondé, au bout de la ruelle de Mau- Conseil, de lès le puis, en la ccnsive de Terouenne, pris tantost et sans moien après fons de terre » ; 2'3 mars i32G. (Ibid.)
— Par devant Jehan de Montfreart et Jehan de Boissy notaires au Châtelet de Paris, « Jehan Vielle jeune, bourgeois de Paris, et Jehanne sa famé, fille de feuz Jehan de Monchaut et Perrenelle sa famé, « vendent a l'hôpital S. Jaques moyennant 90 1. par., neuf livres de cens qu'ils avoient » pour raison d'une meson qui jadis fu Jehan de Pontoise, assise ou lieu ou led. hospital ou partie d'icelui est fondé»; 3 mars i32G. (Ibid.)
— Vente semblable de 9 1. par. de rente, moyennant la somme de 90 1. par. faite par devant l'official de Paris par « Johannes dictus Tousat, filius defuncti Egidii Tousat, et Johanna ejus uxor, filia defuncti Johannis de Monchaut et Petronille » (samedi après la Conception Notre-Dame i326) (Ibid.).
— Par devant l'official de Paris, « Perrinus de Monchaut, valletus draperius, filius defunctorum Johannis de Monchaut et Petronille quondam ejus uxoris », reconnaît avoir vendu a l'hôpital S. Jacques, moyennant 108 1. p., neuf livres de rente qu'il avait de l'héritage de ses père et mère « super quibusdam nunc ejusdem hospitalis edificiis adjunctis »; 1329. (Ibid.)
— Pierre le Masurier, en son propre nom, et Estienne Roussel au nom de Jehanne femme du dit Pierre, en vertu de lettres de procuration passées sous le sceau de la châtellenie de Pontoise, reconnaissent avoir vendu à l'hôpital S. Jacques moyennant 3o 1. par., une rente de 44 s. -par. de crois de cens appartenant aux dits Pierre et Jehanne « sur un lieu ou il ot jadis meson qui est enclos dedans le
circuite de l'ospital de S. Jaques; dimenche après la S. Lorenz
i325. » (Ibid.)
— « Jehan du Mesnil, moine et procurateur de religieux hommes et honnestes frère Jehan humble abbé de l'église de Chaaliz et de tout le couvent de ce meisme lieu, . . ayant entre les autres choses, des diz abbé et convent plain povoir de vendre, cesser, transporter, quitter et delaissier touz jours aus frères et suers de l'ospital de S. Jaque 10 1. par. de cens ou de rente que il, par titre de don fait à eus et à leur dite église de Evroyn de Vallenciennes, bourgeois de Paris, avoient, non admorties sus et en un lieu ou il vouloit avoir meson, en la quele la Balenciere vouloit demourer, encorporcc dedenz les mettes dud. hospital et en la censivc d'icelui,
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et aveques ce touz les droiz et actions qu'il y avoient, parceque il leur estoit commandé et enjoint souffisaument de piéça, déparies diz frères et suers pèlerins et pèlerines de S. Jaques en la manière accoustumée, que il les meissent hors de leur main parceque il ne les povoient tenir en main morte, de soi dessaisir d'iceus et baillier leur en et delessier la saisine pour le pris de cent liv. parisis . . . vend audit hôpital en la personne des gouverneurs Nicolas Petit, mercier, et Jehan de Centenoiz, drapier, pour le dit pris de loo livres » ; 20 décemb. i325 (Ibid.).
— Jehanne de Sèvre, abbesse de l'église de Gif, est contrainte de la même façon que les précédents religieux de Chaalis, par les maîtres et gouverneurs de l'hôpital S. Jacques, à se dessaisir de 47 s. par. de rente que son abbaye possédait « sus la maison qui jadiz fu Jehan de Pontoize, qui orendroit est adjointe au dit hospital » et leur vend ladite rente pour le prix de 32 1. parisis; i335. (Ibid.)
— Les maîtres et gouverneurs de l'hôpital S. Jacques donnent à bail « à Nicolas Lorens, Jehanne sa famé et Benoîte leur fille, leur vie durant ou du survivant d'eus ... une maison, court, granche derrières, avec l'entrée et yssue parmi une porte d'icelle court yssant en la rue au Cygne vers les haies, et une estable par terre, contenant trois toises ou environ de lonc lez ycelle alée, assise à Paris en la grant rue S. Denis lez le dit hospital ou église de S. Jaques, appartenant à la dite église . . . pour et parmy 49 1. p. de loier ou pension annuel » ; 10 juill. i352. (Cote 172.)
— Sentence du Châtelet homologuant un accord passé entre Richard des Nefs, bourgois de Paris, et les maîtres de l'hôpital S. Jacques; par lequel accord, en place d'une rente que le dit Richard et sa femme avaient sur une maison sise en la rue Pierre-au-Lait, les dits maîtres et gouverneurs lui assignent par échange une rente égale à prendre sur une autre maison « séant à Paris en la grant rue S. Denys, dedans et prez de la porte du costé et prez du dit hospital, la quelle maison est Jehan de Saint-Roumain, tenant d'une part à Jehan d'Orléans, paintre, et d'autre part àDrouet d'Yverny, aboutissant par derrières à Jehan le Monnier, tavernier, en la censive du roy notre sire » ; 20 avril 1370. (Cote 182.)
— Les maîtres et gouverneurs de l'hôpital S. Jacques donnent à bail à mons. Philippe des Essars « une granche et place vuide avec un petit jardin, tout assis en la pourprise de la dite église et hospital par devers la rue au Cygne, franc et quittes de toutes charges, servitudes et redevances quelconques sa vie durant, . . . pour et parmy ce que le dit mons. Philippe sera tenu, et a promis de faire édifier, maçonner et construire es diz lieux, le plus tôt que bonnement se pourra une bonne maison et telz autres ediffices qu'il lui plaira et y mettre et emploier du sien et de ses deniers la somme de deux mil
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liv. tournois ou plus se il lui plaist . . . desquels il joira sa vie tlurant. Et après son trespassement, la dite maison et ediffices seront et retourneront au dit hospital à tousjours . .; et après le decez du dit chevalier le dit hospital demeurera chargé à raison des 2000 1. t. dessus dites de 20 1. par. de rente qui seront employées à célébrer certains services religieux en la d. église pour le repos de Philippe des Essars et de madame Marie de Bussy sa famé... dymcnche 18 fév. 1396. » (Cote 173.)
De la plupart de ces actes, il ressort que Tilot de maisons sur lequel la confrérie des pèlerins avait fondé son établissement était le fief de Thérouanne, domaine qui avait primitivement appartenu, comme son nom Tannonce, à un évêquede Morinieet dont le titulaire au commencement du xiv* siècle était un certain Nicolas de Joinville qui ne nous est pas autrement connu, mais qui appartenait probablement à une branche de la famille dont l'illustre ami de saint Louis était alors le chef. Nicolas de Joinville rendait hommage pour son dit fief au comte de Dammartin, et celui-ci au roi. Nous avons ' l'acte notarié passé sous le scel de la prévôté de Paris par lequel « noble homme mons. Nicole de Joinville chevalier, madame Philippe sa famme, fille mons. Jehan Fourré chevalier, et damoisele Ysabel la Fourrée, affermèrent en bonne vérité que il paisiblement seul et pour le tout, du propre héritage des dites dame et demoiseles avoient et possessoient chascun an le jour de la Saint Remy, dix s. p. de menu cens annuel et perpétuel sus et en plusieurs mesons et places, sus et en la propriété et tretfons d'icelles, sus et en toutes les appartenances et appendances tenues de eus, estans et céans en leur terre et seigneurie à Paris qui est appelée la terre de Therouenne, les queles maisons et places sont aus confrères de la confrairie de Sainct-Jaques aus Pèlerins de Paris et appliquées et apropriées de par yceus confrères à la fundacion et edifiement de l'ospital de Sainct-Jaques , si comme tout se comporte de la Maison de Ardoise jusques à la rue de Mauconseil, et du coing d'ycele rue et en ycele jusques ù la maison Lorens Prévost, et aboutissans par derrières aus mursde la d. maison, lesquels dix s. de menu cens avec tous les droiz, toutes les seigneuries, proprietez, possessions et saisines en toutes leurs appartenances et appendances mouvans en fié du comte de Dampmartin, les dits mons. Nicole etc. ven-
I. Archives de S. Jacques, cote 146; et un double, cote i<)y.
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dirent, cessèrent, transportèrent et quittèrent frans et quites, tous amortis de cens, de leur hoirs et de leur successeurs . . aus devant diz confrères . . c'est assavoir tout pour le pris de deus cenz liv. de bons petiz tournois forz. Et est assavoir que, entre les maisons et places dessusdictes, sont enclavées les maisons ci dessouz nommées, lesqueles sont et demeurent sauves aus diz vendeurs et à leurs hoirs et en leur censive et seigneurie de leur dicte terre de Therouenne senz amortissement ; c'est assavoir les maisons Jehan Toussac, Jehan de la Nasse entretenans, les maisons Rogier rUissier, la maison qui fut Jehan de Lusarches qui est à présent aud. Jehan Toussac, les maisons Mathieu de Beauvez, les maisons Guillaume de Fontenay, la maison Jaques Coquet, la maison Estienne le Bariilier et les maisons Pierres le Moleur. . . Sous le scel de la prévosté de Paris, Tan i32i, le derrenier jour d'avril, par devant Estienne Leleu, dit de Mante, et Guiart Mouchet, clers notaires jurez. »
Cette vente ne comprenait, bien entendu, ni les droits honorifiques et de justice attachés au fief, ni quoique ce fût touchant plusieurs autres maisons enclavées parmi les premières et non encore achetées par la confrérie. Le comte Renaud de Dammartin ratifia cette vente en ce qui le concernait le 2 mai suivant, moyennant 5o 1. parisis^, et le roi en octroya la confirmation au mois de mars i322. Les enclaves disparurent en s'ajoutant peu à peu au domaine de Saint-Jacques, et la plénitude des droits seigneuriaux tomba dans celui de la couronne avant la fin du xive siècle. Pour payer, Nicolas de Joinvilleetlecomte de Dammartin les confrères durent solliciter encore la générosité publique^.
1. (( Par ces leUres octroions que yceulx maistres et confrères puissent, par quelque juste tiltre qu'il leur plaira, acquérir ou tenir et possider perpetuelment et paisiblement, se il les ont acquises, cent livrées de rentes a tournois, au proffit dudit hospital es censives ou alleux de nous ou de noz subgiez, sanz fié et sanz justice et sanz aucune noblesse, » dit le roi dans un acte de confirmation en date de l'an 1340 (Cote 149).
2. « A mons. Nicole de Gienville, chevalier, et demoiselle Ysabiau la Fourrée, pour l'amortissement de x s. de menu cens qu'il prenoient seur les mesons ou le dit hospital est fondé, ij c. 1. tourn., valant viijxx 1. parisis. — item au conte de Dampniartin pour l'amortissement de tout le droit et seignorie que il avoit seur le dit hospital, 1. liv.» — « A Estienne de Maante pour la lettre de l'amortissement de Therouenne xx s. » (Compte de i3i8- 1324).
3. « Item, de la queste faite par la ville pour l'amortissement delà terre de Therouane et du conte de Dampmartin, ccxl livres. » (fbid.)
Quant à la Maison d'Ardoise, qui complétait les bâtiments de la confrérie du côté de la rue du Cygne, les négociations furent beaucoup plus malaisées. On lit dans le compte de 1 318-24 : « A Jehan de la Crois, notaire de Chastellet, pour le courretage de faire le marchié de la Maison d'Atoise, 10 liv. ; — a Guillaume du Mares et à Jehan de Montfriac, notaires de Chastellet, pour aler à la comtesse de Dreues pour savoir scelle se vourroit accorder au dit marchié, 6 livres. » Et cependant ce fut seulement en 1344 que la personne à qui cet immeuble appartenait alors, madame Marguerite d'Avaugour, femme de monseigneur Hervé de Léon, sire de Noyon-sur-Andelle, consentit, pour la délivrance de son mari prisonnier des Anglais, à céder sa propriété à la confrérie, moyennant le bon et raisonnable prix, dit-elle, de 620 liv. parisis ^.