A la rencontre
tailleur de robes qui fist les corsés mons. de Valois et de son compaignon, v s.; à Jehan le Petit, drapier, pour xj aunes et demi de drap de quoi mons. de Valois et ses compaignons furent v.estus au
revenir de S. Jaques, pour chascune aune, xxvj s. : xiv 1. xix s.;
pour un surcot baillié à Nicolas le Clerc quant mons. de Valois revint
de S. Jaques, xxvj s.; à Raoul de Roen pour une queue de vin
de S. Pourssain qui fu donnée a mons. de Valois, ix 1. x s.; à Jehan de Cabourt pour une autre queue de vin de S. Pourssain qui fu donnée audit mons. de Valois, x 1.; pour les penonceaux des jongleurs batre quant li rois et mons. de Valois vindrent du sacre, xxj s.; pour le salaire desdits jongleurs, xxx s.^. »
Cependant une vive opposition se manifesta contre la confrérie nouvelle, ou du moins contre son projet de bâtir une église, de la part ducurédeSaint-Eustache, dans la paroisse duquel ce nouvel établissement devait s'élever, ainsi que delà part du chapitre de Saint- Germain-PAuxerrois dont Saint- Eustache était un démembrement et une dépendance. Il y eut procès, d'abord devant l'officialité de Paris^, puis devant le Saint-Siège. Il fallut que Tun des maîtres se rendît à Avignon, qu'il y demeurât près de trois mois à solliciter le pape Jean XXII, et que messire Bouchard de Montmorency allât l'appuyer de sa personne en portant au Saint Père une nouvelle demande :
« Item pour les despens de Nicole le Loquetier demourant à court t de Rome ' pour ledit hospital et pour les coustemens de la bulle, » tant en escripture comme en grossier, enregistrer et buler ; et y » demoura par l'espace de iiij xx jours et ne compte riens pour ses » despens d'aler et de venir pour ce qu'il fu pèlerin S. Gille, iiij xx 1. »
1. On lit encore plus tard, compte de i32 5 : « Le mardi vij' jours en aoust l'an xxxiiij commansames à ferre chanter messes du S. Esprit pour mons. de Vallois qui estoit en Gascongne, et dura le service des maises chantées pour li dix semaines, qui coustarent à chanter cvj s. iv d. p.» — Compte de i326: «Pour appareillier les fenestres de la chambre mons. Raous chapelain mons. de Valois 3 s. 4 d.; pour xl valés qui portèrent le luminaire pour mons. de Valois 24 s.; baillé aus deux notaires qui firent la quittance des cent 1. pour feu mons. Charles, 10 s. «Cette quittance était probablement celle du legs fait à la confrérie par Charles de Valois qui était mort le 16 nov. i325.
2. « Pour un présent de viande fait amestreJehan de Longueil le jour qu'il fu à nostre journée contre ceus de S. Germain, xx s....; pour paindre la meson mestre Jehan de Longueil, xl s. » (Ibid.)
3. Philippe de Cormeilles s'y rendit aussi : « Pour porter lettres en Avegnon, par Martin, à Philippe de Cormeilles et aux autres compaignons, 32 s. » '
« Item pour ij aloières qui furent données à mestre Gervaise du
» Bue et à mestre Renaut le Peruquier qui firent la pétition qui fu
» portée au Pappe, Ixiiij s. » « Item pour une coloière^, et pour
» une bourse broudée, et pour la garnison d'une espée donné au dit » monseigneur Bouchart quant il porta les derrainnes pétitions au B pappe, Ivj s. » (Compte de 1324; cote 2248.)
La confrérie offrait d'indemniser Saint-Germain et Saint - Eustache du tort que la nouvelle église devait leur causer, mais l'on rejetait ses offres. Le souverain pontife nomma, par une bulle 2 en date du 18 juillet i32i, deux commissaires auxquels il confia le soin de prendre connaissance du débat, d'examiner si la confrérie était suffisamment dotée pour entretenir un clergé composé d'un chapelain décoré du titre de trésorier de l'hôpital à 5o livres par an, de trois autres chapelains à 40 1. et de quatre clercs, enfin de régler, s'il en était ainsi, le taux de Tindemnité. La question était préjugée à l'avance dans le sens le plus favorable à la confrérie par le choix des deux commissaires, qui furent l'évêque de Beauvais et Geoffroy du Plessis, simple notaire apostolique, mais l'un des personnages les plus considérables du temps par les lumières, la richesse et l'autorité morale. Il avait été avec son collègue, l'évêque Jean de Marigny, examinateur du procès d'adultère instruit contre la reine Jeanne; il avait fondé récemment le collège qui porta, jusqu'à nos jours, le nom de collège du Plessis^; il était enfin l'un des favoris du roi et son secrétaire. Il suffirait des comptes de Saint-Jacques pour faire sentir combien ce notaire était un haut personnage.
« Pour un message qui porta lettres à mestre Geffroy du Placeis à Tours en Touraine, xx s.; ... item aus clers mestre Geffroy du Placeis pour faire deux paire de lettres de traictié de l'ospital contre ceus de S. Germain et de S. Huitasse, dix livres; item huit petis flourins de Flourence de xiij s. iiij d. la pièce (cvj s. viij d.) donnés aus
1. Synonyme d'aumonière, allocaria; mais le mot ne se trouve pas dans le glossaire de Du Gange.
2. C'est probablement l'acte désigné dans ces passages : « Pour l'escrin à la grande bule, 2 s.» (compte de 1318-24). — «xij s. baillées à mestre Geffroy Quargnian, nosterre de chiés l'official, pour trancrirrc le latin de la bule en fransois » (i324-25). G'est le notaire apostolique, clerc du diocèse de Saint- Brieuc, qui, dans les pièces publiées par dom Félibien (p. 334), se nomme Gaufridus de Quergant.