‹ La Congestion GynécologiqueChapitre 4 sur 29 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Qui n’a vu le triste spectacle d’une jeune femme immobilisée par des malaises variés, à la fois abdominaux, pelviens et généraux, ct réduite à partager à peu près tout son temps entre le lit et la chaise longue? Quel est le gynécologue, qui n’a été en butte aux récriminations des malades, opérées ou non, continuant à souffrir, en dépit de tout ce qu’on a pu tenter, et même souffrant davantage encore quand on pratique sur elles un toucher explorateur ?

Quel est celui qui n'a vu revenir désespérées, des jeunes femmes, parfois des jeunes filles, n’ayant jamais présenté de lésions pelviennes apparentes, mais qui porteurs de troubles fonctionnels, accompagnés de meno ou de métrorragies, ont subi un curetage sans résultat, après échec du traitement médical et du traitement opothérapique? En pareil cas d’ailleurs, la curette n’avait le plus souvent ramené ni fongosités ni débris.

De telles situations dont nous pourrions citer maints exemples variés, déplorables pour les patientes ellesmêmes, fort pénibles pour les proches et l’entourage, sont aussi — est-il besoin de le dire? — particulièrement désagréables au gynécologue. Ce dernier, rebuté par

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l’échec de ses tentatives thérapeutiques, se sent tout à fait désarmé, en présence de malades de ce genre.

De tels cas sont très nombreux. Il ne se passe pas de jours ou de tels malades ne viennent aux consultations de la Charité, le corps brisé, souffrant d’un mal autant moral que physique.

Notre attention, retenue devant des cas aussi fréquents, a fait naître en nous le désir d'étudier plus à fond ces maladies ; nous avons vu que c’étaient des femmes souffrant de congestion gynécologique et de ses complications.

Dans le présent travail, après un historique assez détaillé, nous avons l’intention d’exposer les faits constatés et les. résultats de la thérapeutique kinésithérapique.

Il pourra paraître bizarre qu'au cours de ce travail nous re nous oCCupions pas des congestions utérines secondaires c’est-à-dire celles qui reconnaissent comme origine des maladies organiques (cœur, poumon, rein). La raison en est bien simple, elles ne rentrent pas dans le cadre de notre étude.

Après avoir compulsé de nombreux traités de gynécologie, une remarque s’impose: c’est que nulle part, nous ne rencontrons une définition précise de la congestion gynécologique. Nombreux sont les auteurs qui décrivent remarquablement les symptômes, l’étiologie, voir même le traitement (avec de nombreuses inexactitudes) maïs personne ne donne une définition nette de cette congestion. Nul n’a écrit que la congestion gynécologique était: Cune dysfonction du sympathique et du parasympathique abdomino-pelvien, caractérisée par

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