Œuvres nnmplètes, t. Vil, pp
« ancien régime », « dîme », « privilèges »; sous le second Empire, « le progrès »; lors de la récente persécution en Allemagne, « le Kulturkampf »; en France, au 16 mai, « le gouvernement des curés ». Aujourd'hui, ce qui est le plus en vogue, c'est, avec le « cléiicalisme » (1), « la science », « la démocratie » et « la solidarité » : la science contre, la foi, la démocratie contre toute hiérarchie religieuse, sociale et familiale; la solidarité des plébéiens contre tous ceux qui font obstacle à la libre jouissance des biens de ce monde, riches qui les possèdent et prêtres qui en interdisent l'injuste convoitise; solidarité aussi entre tous les peuples, qui, d'un bout du monde à l'autre, doivent s'entr'aider pour briser le triple joug de la propriété, de l'autorité et de la religion.
Au-dessus de tous ces mots, trône depuis un siècle la devise : « Liberté, égalité, fraternité ». La secte la fait retentir partout, elle a obtenu de la faire inscrire sur les édifices publics, sur les monnaies, sur tous les actes de l'autorité législative et civile. « Cette formule, dit le F. • . Malapert dans un de ses discours aux Loges (2); fut précisée vers le milieu
1. Le « gouvernement des curés » a servi à faire passer la liste de Gambetta et à constituer le gouvernement des francs-maçons. La peur du « cléricalisme » fait fermer les yeux sur les pires tyrannies. De peur d'être accusés de favoriser ce monstre, des catholiques se défendent d'être des cléricaux. Lors de la validation de M. Gayraud, M. Lemire dit à la tribime : « Mon collègue et moi ne sommes pas des cléricaux. » Le 27 novembre 1899, le même : « Je me permettrai de faire observer crue ni M. l'abbé Gayraud, ni M. l'abbé Lemire, ne sont ici les députés du catholicisme. Je n'ai pas accepté dans le passé et je n'accepterai pas plus dans l'avenir, que la Chambre soit transformée en un lieu de discussions théologiques ou philosophiques » {Journal officiel du 28 novembre 1899).