Bulletin du Grand-Orient, août-septembre 1894, p
tion d'un Etat universel. C'est aux petits Etats qu'on s'est attaqué d'abord. La RévoluUon française et le premier Empire s'y sont employés; ils ont fait disparaître une multitude de Principautés, et nous avons vu récemment le Piémont consumer tous les petits Etats d'Italie, et la Prusse nombre de petits Etats allemands. Bientôt il n'y aura plus que des « grandes puissances ». La maçonnerie dit maintenant qu'il faut distinguer parmi elles. Il en est qui ont ou à qui l'on peut donner « conscience d'elles-mêmes », qui ont ou à qui l'on peut suggérer « une vocation publique », qui ont enfin « les qualités voulues pour se développer au détriment des autres ». Il en est d'autres à qui on ne reconnaît que des « qualités féminines », comme la France (1) et rAutiiohe. Lorsque les premières, en accomplissement de « leurs droits et de leurs devoirs » vis-à-vis de l'humanité, auront fait disparaître les secondes, l'Etat universel sera bien près d'être fondé sur la base large de l'humanité entière.
On le voit, le Pouvoir occulte de la franc-maçonnerie a l'art d'employer les Puissances à leu: mutuelle destruction, pour élever son Temple sur les ruines • de toutes. Déjà en 1811, J. de Maistre avait pénétré ce dessein. Il écrivait de Saint-Pétersbours à son roi, ancêtre de Victor-Emmanuel cfui fut un instrument si utile aux mains de la secte : « Votre Maiesté ne doit pas douter un instant de l'existence d'une grande et formidable secte qui a juré depuis longtemps le ren-
1. La France, sortant des mains de ses rois, était si peu considérée comme une puissance féminine, que c'est d'elle que la franc-maçonnerie fit d'abord choix pour bouleversor l'Europe par les guerres de la Révolution et de l'Empire. Aujourd'hui, la socte emploie tout son savoir et toute sa puissance à la « féniiniser », en lui enlevant sa foi et en désorganisant son armée.
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versement de tous les trônes; et c'est des princes mêmes dont elle se sert, avec une habileté infernale, pour les renverser... Jjk.vois ici tout ce que nous avons vu ailleurs, c'est-à-dire .une force cachée qui trompe la souveraineté et la force de s'égorger de ses propres mains... L'action est incontestable, quoique l'agent ne soit pas encore entièrement connu. Le talent de cette secte pour enchanter les gouvernements est un des plus terribles et des plus extraordinaires phénomènes qu'on ait vus dans le monde (^1). »
L'agent est maintenant universellement connu : c'est le franc-maçon et au-dessus du franc-maçon, le Jcif. La Bévue maçonnique, dans son numéro de janvier 1908, faisait cet aveu : « L'activité hébraïque dans une partie de la maçonnerie peut être envisagée de différentes manières. L'esprit hébreu, par sa trempe historique, est un ferment, une levure; qui met en mouvement, d'une façon souvent fort utile, la pâte de la civilisation occidentale. » Ce ferment agit sur la masse maçonnique, et par elle suï le monde.
« Les Juifs, si remarquables par leur instinct de domination, par leur science innée du gouvernement, dit M. Bidegain, ont créé la franc-maçonnerie, afin d'y enrôler les hommes qui n'appartiennent pas à leur race, s'engageant néanmoins à les aider dans leur œuvre, à collaborer avec eux à l'instauration du règne d'Israël parmi les hommes.
» Est-il utile de répéter à de bons Français quo les Juifs jjui, disent-ils, n'ont point perdu leur foi en la reconstruction du Teiiiple, cachent, sous cette parole symbolique, sous cette revendication ' de leur nationalité, la volonté de faire, du monde entier, un temple gigantesque où les enfants d'Israël soient prêtres et rois, et où tous les hommes de tous les