Discours prononcé à Ayles-Bury, le 20 septembre
3. L'Univers a publié, dans son numéro du 10 août 1909, une conversation que l'un de ses rédacteurs, M.
Par ces sociétés, les gouvernements quelles favorisent peuvent en tout cas susciter chez ceux de leurs voisins qui pourraient les troubler dans leurs opérations des difficultés, des troubles et même des révolutions.
Nous en avons eu un exemple tout récent, après bien d'autres antérieurs qu'il est inutile de rappeler.
En 1899, à l'époque de la guerre du Transvaal, le fils de M. Chamberlain, ministre des colonies d'Angleterre, écrivit à l'un de ses amis une lettre qui fut publiée par un journal suisse. Il y disait : « Pour ce qui est de la France, outre les assurances du gouvernement, nous sommes garantis de toutes repré-
Edouard Bernaert, a eu avec un membre militant du parti nationaliste russe. Celui-ci lui rappela d'abord qu'un ministre russe venait de déclarer à la tribune que le chiffre officiel des nationalistes morts par le poignard et le revolver était de plusieurs milliers.
Puis il ajouta :
« Du 25 août 1908 au 15 octobre, plus de trente-cinq annonces de morts subites, dont il est facile à chacun de relever les noms, ont paru dans le « Novoie Vremia ». Sur ces trente-cinq annonces, vingt-cinq concernaient des personnages militants du parti monarchiste russe. Encore, la liste est-elle forcément incomplète. L'impression générale est que, dans toutes ces morts, la Franc-Maçonnerie et la puissance juive ont la main...
» Tous ceux que je vous ai nommes sont morts en moins d'un an de temps. Schvvanebach, contrôleur d'Etat, membre du Conseil des m'inistres, un des adversaires de Witte et un des chefs de la droite du Conseil d'Etat, se sent tout à coup fatigué; et, sur le conseil des médecins, s'en va à l'étranger. Il arrive à Marienbad. A peine y est-il arrivé qu'une fièvre étrange, dont les médecins du pays n'avaient jamais, avant ce jour, connu un cas, le terrasse, comme celle qui, à Resen, avait terrassé Kislowsky. En quelques jours, il meurt (septembre 190.S). Quelques jours avant lui était mort, du même mal étrange, un autre adversaire de Witte, l'ex-contrôleur d'Etat LobkD.
» Un mois plus tard, en octobre 1908. c'est le tour, à Weimar, d'un autre traditionaliste, George de Bartienieff, vice-président de l'Association des hommes russes, homme
616 l'agent de la civilisation moderne
sailles de Fachoda par les événements intérieurs qui vont s'y dérouler : si nous ne pouvons guère compter sur l'affaire Dreyfus, qui est usée; si le procès de la Haute-Cour ne semble pas créer une sensation suffisante pour absorber entièrement l'attention de la nation, nous savons que, dès la rentrée du Parlement de Paris, le gouvernement introduira, avec l'appui de la majorité, différents bills contre les catholiques, qui, par leur violence, pourront plonger la France dans un état de surexcitation extrême; nous savons qu'on est décidé à l'éviction de plusieurs des plus importants des ordres de religieuses et que rien que cela suffira pour nous mettre à l'abri de ce côté-là ».
énergique autant qu'instruit, et dont la santé, quelques mois à peine plus tôt, était citée comme un exemple. Au retour d'un voyage à Saint-Pétersbourg, il se rend à Weimar. Il y est pris d'un mal étrange. Un premier télégramme annonce aux siens que sa température baisse; un deuxième annonce sa mort.
» A peu près dans le même temps mourait le prince Lobanoff-Rostowsky, membre de la droite du Conseil d'Etat. Mort subite, comme celle des autres; fièvre maligne — et anonyme.
» Le cas typique s'est produit en 1907. La victime, cette fois-là, était le vice-président de l'Union du peuple russe de Moscou, M. Léon de Kislowsky. En janvier 1907, s'étant rendu de Moscou à Resen pour assister à une assemblée de nobles, il succombait, en quelques jours, aux attaques d'une fièvre étrange, dont les médecins du pays n'avaient jamais, avant ce jour, connu un cas. L'antipyrine qu'on lui donnait pour tout remède venait, notez ce point, d'une pharmacie juive...
» Personne, chez nous, ne s'y trompe : on se trouve en présence d'une suite de crimes politiques. Il n'y a pas jusqu'à l'analogie des circonstances des décès dont je voas parle qui n'accusent l'intervention d'une volonté toujours la même, employant à ses fins un moyen toujours identique. »
En France, à l'occasion de l'attentat sur M. Real de! Sarte, on a pu, du haut de la tribune parlementaire, rappeler nombre de morts mystérieuses et demander d'où elles provenaient.
Quel jour ces paroles jettent sur la politique générale extérieure, et en particulier sur ce qui se passe chez nous, en cette France constamment troublée et divisée, agonisant presque sous l'effort des traîtres, jqui, de l'intérieur, favorisent l'étranger!
Sans doute, le pouvoir occulte a à compter avec des vues et des volontés qui viennent contrarier les siennes. Mais les- moyens dont il dispose lui permettent à la longue de tirer également profit de ce que ces volontés ont produit.
Peut-on par ce qui s'est passé aux siècles précédents et par ce que nous avons sous les yeux, se faire une idée de la marche que suit le Pouvoir occulte avec le concours des puissances à son service ?
La première œuvre a été de dissoudre la chrétienté, de briser l'unité catholique. Ce fut accompli au XVI« siècle par les hérésies et les schismes.
La seconde, celle qui s'achève, est de subordonner les nations catholiques aux nations protestantes. Pour cela, il y a eu entente, plus ou moins ouverte entre l'Angleterre et la secte. Au XVIII® siècle, l'Angleterre a semé les loges sur tous les points de l'Europe. En retour les loges suscitèrent partout les révolutions pendant lesquelles l'Angleterre put s'élever sans obstacle au point de grandeur et de puissance où nous la voyons. Déjà elle avait pu s'emparer de Gibraltar, cet incomparable point stratégique qui lui donnait la clef de la Méditerranée. Elle installe ses loges de surveillance navale à Cadix, Barcelone, Lisbonne et autres ports de mer. Sous Louis XV et Louis XVI, elle parvient, par des moyens identiques à ceux employés aujourd'hui, à détruire notre flotte et à s'emparer de nos colonies. De nos
618 l'agent de la civilisation moderne
jours la complaisance ou la trahison de nos gouvernants lui ont sacrifié Fachoda, l'Egypte, et nos pêcheries de Terre-Neuve (1).
La prépondérance des nations protestantes sur les nations catholiques se poursuivait d'ailleurs par les guerres de îa Prusse contre l'Autriche et contre la France, par l'annexion de l'Amérique du Sud à l'Amérique du Nord au détriment de l'Espagne, par le sacrifice qu'a fait la France de l'admirable possession du canal de Panama, qui commande les évolutions économiques de l'avenir, à l'unité américaine, et par celui de la presqu'île indo-chinoise qui sera fait avant dix ans à l'unité asiatique.
Il semble que les conquêtes de Napoléon en exaltant la France, soient venues traverser ce plan. Mais, à quoi ont-elles abouti? à rendre la Fille aînée de l'Eglise moins grande et plus faible qu'elle n'était, à raviner l'Europe, à abattre les frontières des petits Etats et à semer partout les idées révolutionnaires.
En même temps qu'il abaisse les nations catholiques au profit des nations protestantes par la diplo-
1. Lors de la conquête de l'Algérie, sitôt suivie de la révolution de 1830, un membre du gouvernement fit cette déclaration au Parlement anglais : « L'Angleterre pourrait entreprendre une guerre contre la France. Mais il y a un autre moyen : ce serait de rendre la possession de ce pays inutile entre des mains rivales, ce serait de la rendre plus qu'inutile, ce serait de la rendre préjudiciable au possesseur... Notre pays verrait se ranger sôus sa 6ajinière, pour prendre part à la lutte, tous les hommes qui, justement ou injustement, ne sont pas satisfaits de la condition actuelle de leur patrie... Il existe entre les mains de la Grande-Bretagne un Pouvoir plus terrible 'peut-être quon nen vit jamais en action dans l'histoire humaine.
» (Ecoutez !) La conscience de posséder cette force fait notre mérite. L'Angleterre est comme le maître des Vents dont parle le poète :
« Celsa sedit iEolus arce. »
matie et la guerre, le Pouvoir occulte prépare, par la propagande des principes de 89, l'établissement en tous pays du gouvernement républicain et de la souveraineté du peuple (1). Lorsqu'elles jugent le moment venu, les sociétés secrètes soulèvent les passions, excitent les révoltes, font éclater les révolutions et proclament la République. Si longtemps que la Franc-Maçonnerie voit chez un peuple, le monarque se prêter à l'exécution de ses desseins, elle le soutient, elle augmente son pouvoir par une
1. N'est-il pas bien remarquable que dans les toasts échangés à Cowes, en août 1909, entre l'empereur de Russie et le roi d'Angleterre, oelui-ci ait déterminé les conditions dans lesquelles Albion consentirait à prêter son concours à son ancienne ennemie? Edouard VII a fait comprendre que la sympathie de l'Angleterre n'irait qu'à une Russie dotée d'une vraie Douma, c'est-à-dire d'un régime représentatif, d'un régime reposant sur les principes de
Mn peu auparavant, tout à coup, sans que l'événement fût le moins attendu, la Turquie, elle-même, s'était métamorphosée en pays libéral, constitutionnel.
« J'ai posé, dit un rédacteur du Temps, à Refik bey une question sur le rôle que, selon certains, la Franc-Maçonnerie aurait joué dans ces événements. Voici ce qu'il a répondu :
« Il est vrai que nous avons eu l'appui moral de la » Franc-Maçonnerie italienne. Il existe, à Salonique, plu- » sieurs loges : la « Macedonia risorta » (la Macédoine » ressuscitée), et la « Labor et Lux », qui dépendent du » Grand Orient d'Italie; la « Veritas ». du Grand Orient » de France, la « Perseveranza, » du Grand Orient d'Es- » pagne, et la « Philippos » du Grand Orient de Grèce, » celle-ci ayant un but exclusivement nationaliste. A vrai » dire, les deux premières, seules, nous ont vraiment servi. » Elles ont été pour nous des refuges. Nous nous y réunis- » sions oommp' maçons, car beaucoup d'entre nous font » partie de la Maçonnerie, mais en réalité pour nous » organiser. De plus, nous avons pris une grande partie » de nos adhérents dans ces loges qui, par le soin avec » lequel elles faisaient leurs enquêtes, servaient ainsi de » crible à notre Comité. »
620 l'agent de la civilisation moderne
bureaucratie plus concentrée et une augmentation de puissance militaire. C'est ce qui se voit en Prusse et aussi en Italie. Il n'en sera point toujours ainsi. Pour l'Italie, c'est certain : elle sera mise en république comme le seront l'Espagne et le Portugal. Pour la Russie, la voilà déjà livrée au parlementarisme.
En sera-t-il de même de la Prusse, de l'Angleterre ?
En novembre 1872, VUnivers reçut d'une source très sûre une série de communications fort précieuses sur un conciliabule des sociétés secrètes tenu à Locano les 29-31 octobre. Là étaient représentés les Grands-Orients de Rome, de Naples, de Palerme, de Florence, de Turin, de Gênes. Félix Pyat y était délégué pour la France, Kossuth pour la Hongrie, Klapka pour la Suisse, le général Etzel pour la Prusse. Le général Etzel présida. Il y dit . « M. de Rismarck est intéressé plus qu'on ne pense à travailler dans le sens de la démocratie. Pour le moment, V Allemagne demeure forcément en dehors du mouvement républicain ; mais la raison en est très simple: elle n'a pas achevé son unité. Le grand chancelier a fait une grosse besogne, et, quelque pressé qu'il soit, il faut du temps. Or, pendant que la France, l'Italie, l'Espagne, tout le monde latin enfin sera dans les convulsions d'une transformation sociale, il accomplira plus facilement, croit-il, les exécutions souveraines qu'il a méditées et portera le dernier coup à l'Empire d'Autriche. Cela fait, on verra l'Allemagne entière acclamer la République et envoyer promener son Empereur. »
Le général Etzel ajouta à ces communications : « M. de Bismarck est à nous entièrement, et le jour où
nous le verrons titubant, nous lui retirerons notre confiance. Il le sait très bien. »
La secte aurait-elle voulu tout récemment faire sentir à Guillaume II qu'il n'avait point à « tituber »? (1) Le monde vit avec stupéfaction l'Allemagne faire comparaître son Empereur devant le tribunal des représentants et le faire condamner par eux à l'unanimité! Un mois auparavant, qui n'aurait souri si on lui avait annoncé la séance historique du Reischstag ?
Reste l'Angleterre. Le Pouvoir occulte veut-il continuer à employer ses services?
Le roi Edouard VII a bien semblé dans toute sa conduite poursuivre la résolution d'accéder à la présidence des Etats européens, vouloir réaliser l'impérialisme de Chamberlain. Mais pouvait-il compter que sera continuée l'aide que la Maçonnerie internationale a accordée à son pays depuis deux siècles?
Quelque chose de semblable, de plus grave peut-
1. Le 27 octobre 1908, le « Daily Telegraph » reproduisit une série de conversations de l'Empereur allemand avec divers personnages anglais, conversations qui avaient trait surtout à la politique étrangère de l'Allemagne depuis une dizaine d'années. Cette publication remua toute l'Europe. En Allemagne, la presse de tous les partis s'empara de l'incident qui fit, en même temps, à la tribune du Reichstag, l'objet de violentes discussions.
D'une façon presque unanime, l'Empereur fut blâmé. Des discours, des articles, des caricatures, qui eussent, peu auparavant, exposé leurs auteurs à des poursuites justifiées pour délit de lèse-majesté, mirent impunément en cause, de la façon la plus outrageante, la personne de 1 Etnpereur. Les journaux Israélites se distinguèrent, entre tous. A leur tête s'est trouvé le juif Max Hardon, rédacteur à la « Zukunft ». Trouvant son journal insuffisant, il parcourut les grandes villes de l'Allemagne pour y donner des conférences dont la personne de Guillaume II était toujours l'objet principal.
Depuis nous avons vu les émeutes pour réclamer le suffrage universel.
6 22 l'agent de la civilisation moderne
être que ce qui venait de se passer en Allemagne a commencé en Angleterre.
Tous les peuples, à raison du rôle que l'Angleterre a dans le monde, ont suivi avec anxiété les péripéties fle la lutte électorale qui a eu lieu à la fin de l'année 1909. Le courant révolutionnaire allait-il emporter l'Angleterre à son tour? Asquith, Lloyd Georges et leurs collègues se montrèrent décidés à ruiner le pouvoir de la Chambre des lords qui, semblable au sénat romain, a tendu toutes les forces nationales à acquérir la domination des mers et des terres les plus éloignées. Allaient-ils réussir? Le sort futur du globe semblait dépendre tout entier de la victoire ou de la défaite du patriciat britannique. A l'heure où nous écrivons, rien n'est définitivement obtenu et Edouard VII vient de mourir (1). Le mi-
1. Au lendemain de ses funérailles, Edouard Drumont écrivit :
« Ce sera une vision q-ui demeurera inoubliable pour ceux gui en auront été les témoins que ce cortège de souverains à cheval accompagnant le cercueil d'Edouard VII : le kaiser, le roi de Danemark, le roi d'Espagne, le roi de Portugal, le roi de Grèce, le roi de Norvège, le roi des Belges.
» Tout ce qui a constitué l'organisation du Passé, tout ce gui a fait la gloire, la magnificence, l'éclat de ce Passé, tous ceux qui furent les représentants de la société d'autrefois étaient rassemblés là comme dans une éblouissante synthèse...
» A la vision de tous ces porteurs de couronnes, accourus pour s'associer à l'apothéose d'un des leurs, on pourrait opposer une autre vision.
» Dans dix ans, dans cinq ans peut être, où seront les brillants figurants de ces fêtes de la Mort? Quelles révolutions auront secoué ce vieil ordre européen qui semble vouloir s'admirer une dernière fois lui-même dans la pompe de ces funérailles?
» Roosevelt est là et fait songer aux Felsenburgh de Benson dans le Maître de la Terre. M. James S. Barcus, nous apprend le Radical, vient de publier une brochure, ■qui a beaucoup de succès aux Etats-Unis, et qui a pour
nistère s'appuie sur une majorité où les éléments révolutionnaires ont le rôle prépondérant. Vont-ils emporter l'Angleterre, après qu'ils lui ont servi à emporter les nations qui faisaient obstacle à son ambition? Les faits actuels ne tranchent pas la question. Ils n'ajournent pas non plus indéfiniment la solution. Le problème est posé; il continuera d'agiter les esprits, en Angleterre et ailleurs.
S'il a suffi de porter une main téméraire sur les prérogatives et les privilèges de l'aristocratie pour que la vieille Angleterre apparût ébranlée sur ses bases, que pourrait-il advenir de l'empire d'Allemagne assurément moins fortement cimenté!
Aussi le Pouvoir occulte, c'est-à-dire* le gouvernement secret qui dirige la race juive vers les destinées auxquelles elle se croit appelée depuis tant de siècles et qu'elle compte atteindre de nos jours, ce pouvoir suit, on n'en peut douter, d'un regard attentif tous les événements. Or, il semble actuellement porter son attention sur le développement de la puissance américaine et l'exaltation de ses ambitions (1). Il n'ignore point non plus ce qui se passe en ' Asie. Peut-être a-t-il aidé le petit peuple japonais à battre le colosse russe. Il favorise peuttitre : Théodore Boosevelt, premier président du Monde. — Prophétie.
» L'auteur suppose qu'à l'issue de la Conférence tenue à La Haye en 1900, M. Roosevelt se sera vu décerner le titre de président des nations confédérées. Les services qu'il a rendus à la cause de la paix, la connaissance que sa qualité d'ex-président des Etats-Unis lui a donnée des ConfédcratioTis sont, aux yeux de M. Barcus, des titres suffisants pour légitimer l'élection de M. Roosevelt au poste de premier magistrat du monde. »
l.M. Bargy, dans son livre : La Beligion dans la so» ciété aux Etats-Unis, dit : « La République des Etats- Unis est, dans la pensée des Juifs d'Amérique, la Jérusalem future. »
624 l'agent de la civilisation moderne
être l'alliance des Etats-Unis et du Japon. Il sait* combien de milliers d'hommes peut fournir la Chine et combien il sera facile dans quelques années de les jeter sur l'Europe armés des engins de guerre qu'elle nous aura empruntés.
De son alliance avec la, Franc-Maçonnerie, l'Angleterre a tiré son hégémonie sur les mers, et par elle a conquis son empire, le plus grand qui soit, qui ait été; de son côté, la maçonnerie internationale a mis au service du Pouvoir occulte la puissance de destruction que l'Angleterre tenait d'elle.
Cette entente et cette collaboration seront-elles éternelles? A l'heure actuelle l'une et l'autre prennent leurs dispositions pour la prochaine conflagration. Mais cette conflagration, si elle fait les Etats-Unis d'Europe, ne créera point encore la république universelle; et pour achever la réalisation de son rêve, le Pouvoir occulte médite,- peut-être, de briser avec l'Angleterre et de traiter avec l'Amérique (1) ou avec la race jaune.
1. M. Edouard Drumont faisait tout récemment ces observations :
« Ce dont il faut bien se pénétrer, c'est que les Etats- Unis d'aujourd'hui ne ressemblent plus du tout aux Etats- Unis d'il y a seulement vingt ans.
» Il y a eu, surtout depuis la guerre avec l'Espagne, une transformation radicale des mœurs, des idées et des sentiments de ce pays. Les Etats-Unis étaient naguère une grande démocratie laborieuse et pacifique; ils sont devenus peu à peu une démocratie militaire, orgueilleuse de sa force, avide d'agrandissements et de conquêtes; il n'y a peut-être pas dans le monde entier d'impérialisme plus ambitieux, plus résolu et plus tenace que l'impérialisme américain. Chez ce peuple, qui eût haussé les épaules autrefois si on lui eût parlé de la possibilité d'une guerre avec une puissance quelconque, il n'est question actuellement que de dissentiments, de conflits et d'aventures.
» On sait les progrès énormes qu'a faits en ces dernières années la marine américaine. Quant au budget mi-
La nation juive n'a d'autre moyen d'action pour la réalisation de ses projets que la parole et l'argent. Il lui faut de plus une force. Cette force, l'Angleterre la lui a prêtée jusqu'ici, elle la prêtera encore vraisemblablement pour le prochain bouleversement. Mais après?
Tout homme intelligent, capable d'observer, de suivre les événements, do leur demander leurs causes et leurs suites, surprend partout les prodromes de formidables événements qui, semble-t-il, doivent changer la face du monde.
Le Pouvoii occulte qui les a préparés en bien des points, les conduira-t-il à son gré? Arrivera-t-il à constituer cette République universelle qui fera du
litaire des Etats-Unis, il dépasse aujourd'hui quinze cents millions. C'est un chiffre singulièrement significatif dans un pays qui, il y a si peu de temps encore, ne voulait pas entendre parler d'avoir une armée.
» Remarquez également combien l'action diplomatique des Etats-Unis est différente de ce qu'elle était jadis. Au lieu de se borner à maintenir l'intaiigibilité de la doctrine de Monroë, la grande République a la prétention maintenant de jouer partout son rôle de puissance mondiale. Elle no veut pas que nous intervenions dans les affaires américaines, mais elle intervient à chaque instant et à tout propos dans nos affaires d'Europe. On n'a pas oubhé le mauvais goût et le sans-gêne avec lesquels Roosevelt, il y a deux ou trois ans, voulut s'immiscer dans les affaires intérieures de la Roamanie, à propos des Juifs. Il est vrai que les Etats-Unis sont en voie de devenir une puissance juive, puisque dans une seule ville, comme New- York, il y a près d'un milhon d'Hébreux 1 Ajoutez à cela la fermentation continue de toutes ces races juxtaposées, mais non fusionnées, qui bouillonnent perpétuellement sur ce vaste territoire, comme en une immense cuve': la question chinoise, la question japonaise, la question nègre, presque aussi aiguë aujourd'hui qu'elle l'était à la veille de la guerre de sécession. Tout cela fait ressembler la République américaine à un volcan gigantesque qui lance déjà des jets de fumée et des bouffées de lave, en attendant l'éruption qui ne peut manquer d'éclater tôt ou tard... »
L'Église et le Temple. 40
juif le maître du monde ? Quelle que soit l'intelligence avec laquelle il a su tirer parti de tout, et l'habileté avec laquelle il a. séduit les princes pour mener ceux-ci, ^ leur perte et ceux-là au faîte de la puissance rêvée, il est au-dessus de lui une plus grande habileté, une intelligence plus pénétrante et une puissance qui surpasse sa puissance.
Au-dessus de lui, au-dessus de tout, il y a Dieu, Dieu tout-puissant. Il a créé le monde pour sa gloire, la gloire inexprimable, inconcevable, qui lui sera éternellement rendue par toutes ses créatures, sans exception, quoique diversement, les unes en manifestant sa bonté, les autres en manifestant sa justice. Jusqu'au jour des suprêmes ré tribu lions, il les laisse à leur libre arbitre, de telle sorte cependant que les méchants comme les bons, le mal comme le bien, servent à l'accomplissement des desseins de la sagesse infinie.
Ce que M. Donoso Cortès a dit du démon, nous pouvions l'entendre ici du Pouvoir occulte : « Lucifer n'est pas le rival, il est l'esclave du Très-Haut. Le mal qu'il inspire ou qu'il introduit dans l'âme et dans le monde, il ne l'introduit pas, il ne l'impose pas sans la permission du Seigneur; et le Seigneur ne lui laisse cette licence que pour châtier les impies ou pour purifier les justes par le fer brûlant de la tribulation. De cette sorte, le mal même arrive à se transformer en bien sous la conjuration toute puissante de celui qui n'a d'égal ni, pour la puissance, ni pour la grandeur, ni pour le prodige; qui est celui qui est, et qui a tiré tout ce qui est en dehors de Lui, des abîmes du néant » (1).
1. L'Eglise et la Révolution. Un proverbe provençal exprime la même pensée à sa manière : « Lou diable porte pèire. » Le diable même apporte sa pierre pour l'édifice du Seigneur ». (Voir Mistral dans son poème de Nerto.)
Satan, la synagogue et la maçonnerie poursuivant leur dessein avec un succès qui, sans doute, paraîtra, à une certaine heure, se réaliser complètement. Le Souverain Maître de toutes choses, les attend à ce jour, pour réaliser ce que David a vu et entendu il y a trente siècles dans l'une de ses extases prophétiques : « Les nations s'agitent en tumulte, et les peuples méditent de vains projets. Les rois de la terre se soulèvent et les princes tiennent conseil contre le Seigneur et contre son Oint. « Brisons leurs liens, disent-ils, et jetons loin de nous leurs chaînes », Celui qui est a,ssis dans les cieux rit et se moque d'eux.
» Le Seigneur m'a dit : « Tu es mon Fils, je t'ai engendré de toute éternité. Demande, et je te donnerai les nations pour héritage et pour domaine les extrémités de la terre. »
LE TEMPLE