Archives israélites, p. 533. Année 1868, XII
638 l'agent de la civilisation moderne
reste plus vivant que jamais au cœur de toute la race d'Israël, ce que tous veulent assurer. Les pro- .gressistes prétendent avoir piis pour l'atteindre la voie la plus sûre, et ceux qu'ils persuadent de se mettre à leur suite se comptent par myriades de plus en plus nombreuses.
Ce qu'ils veulent, ce n'est point seulement une transformation du judaïsme, son appropriation aux besoins du temps; ils ont l'ambition d'être aussi, au sein de l'humanité, un ferment.
Le rationaliste Klubert nous le dit dans son livre : Du Droit de la Confédération germanique: « En face du judaïsme rabbinique ou du talmudism^, s'élève un judaïsme réformé non rabbinique, préparé par Moïse Mendelson. Ce judaïsme se transformera, selon toute vraisemblance, en un pur déisme ou une religion naturelle, dont les représentants, n'auront pas besoin d'appartenir à la race judaïque » (1). Et à quoi tend ce prosélytisme? « Chacun, suivant sa conscience, conservera les pratiques du culbe rendu au Dieu unique et immatériel, ou les réformera d'après les principes d'un israélitisme libéral et humanitaire. Grâce à l'ampleur de cette liberté pratique, le progrès jaillira et la religion universelle ressortira sans qu'aucune conscience ait été autrement troublée. » (2).
Dans ces phrases, on peut voir l'ébauche du plan de la Jérusalem de nouvel ordre, de l'israélisme humanitaire, que l'Alliance Israélite universelle s'efforce de promouvoir, de la religion de l'avenir, qui, dans leur pensée doit être le vrai catholicisme, la vraie religion universelle.
Isilaël se transforme donc, et il dit le faire dans un