Archives israélites, XXIV, p
M. Gougenot des Mousseaux a ainsi résumé une page de VUnivers Israélite, (V. p. 223, 1869}. « Il ne reste plus guère aux enfants du progrès qtu'à potasser du pied une religion vermoulue (le catholicisme) et le jour de sa chute se fait pressentir. » Et voici la raison qu'il en donne : « Inaugurée par la savante et spéculative Allemagne, la rénovation des études théologigues s'acclimate en France, qui, grâce à son esprit généralisateur et expansif, peut être appelée, à faire pour la synthèse religieuse ce qu'elle fit un jour pour la reconstitution civile et politique du monde. Et tout Israélite doit éprouver le désir de coopérer à cette œuvre où sont engagés ses intérêts les plus sacrés (1).
Dans la pensée d*Israël il faut donc que, refondue, comme le furent par la Révolution le droit et l'histoire, la théologie romaine s'accorde avec la philosophie judaïque. Il faut que d'un 'bout à l'autre le la terre, une croyance hoslile au surnaturel, c'estt-dire vraiment antichrétienne, et digne des clartés lo la science moderne lie et cimente les uns aux autres les membres <le la grande famille humaine. Homme ou idée, le Messie que le juif attend, arrive, son jour est proche.
Telle est l'ambition, telîe est l'espérance d'Israël. Nous ne disons point du juif d'aujourd'hui, car il a toujours eu la prétention de dominer le genre humain tout entier; mais aujourd'hui il précise ses moyens et se croit à la veille d'aboutir.
1. Le Juif, le Judaïsme et la jî(daisation des peuples chréttiens, f. 323.
L'Église et le Temple