Voir l'Année occultiste, p
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morale de l'enfance et des détenus de toute catégorie (1);
2° Que des conférences publiq;ues soient données dans les villes par les occultistes suivies de souscriptions pour la fondation de biblioithèques occultistes;
3° Qu'une agence de renseignements pour l'occultisme soit fondée pour concentrer les expériences et signaler les méfaits commis par le fanatisme religieux.
Il a décidé qu'il appartient à toutes les fraternités et individualités occultistes de répandre autour d'elles dans la masse, les lois « de l'univers et de la connaissance suprême, afin que ces lois deviennent la base de l'évolution de la société liumaine pour guider les foules vers un idéal social de Progrès, et de Fraternité ».
Il a résolu d'augmen'er les moyens de prop: guide des études des sciences occultes, et cela par tous les moyens possibles.
Trois ans avant la réorganisation de la Gnose, le
1. Le 15 octobre 1903, la Fédération lyonnaise et régionale des spirites tint la première de ses conférences à Lyon, à la salle des Folies-Bergère. Huit cents personne? s'y trouvaient. Un ordre du jour fut voté à l'unanimité moins six voix, engageant M. Combes à poursuivre jusqu'au bout l'œuvre de la laïcisation, et formant le vœu que le spiritisme occupe enfin dans le monde la place qui lui revient.
L'un des chefs les plus actifs et les p'u3 écoutés de la religion spirite s'est aussitôt efforcé de donner à ce vœu une première réalisation, en adressant à M. Combes un mémoire concluant à l'introduction du spiriiisme dais l'enseignement public, et en particulier, à ce que cette étude soit rendue obligatoire dans tous les lycées. Dans ce mémoire, il dit que ni l'Eglise, ni l'Université, ne répondent aux besoins des âmes pour résoudre le problème de la destinée humaine et pour fournir une orientation aux esprits.
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Martinisme avait été restauré par le D'" Papus, de son vrai nom Encausse, un des lucifériens les plus dangereux du siècle. Le Martinisme avait été fondé en 1754 par un Juif portugais Martinez de Pasq^uelly; son premier disciple avait été Louis Claude de Saint- Martin, ce qui fait que la secte a une double raison pour s'appeler le « Martinisme ».
Le Martinisme dérive directement de la Kabbale juive. Il eut une grande part dans les horreurs de la Révolution. A l'heure actuelle, le Martinisme englobe la plupart des groupes occultistes et sans lui la gnose n'aurait jamais pu arriver de la théorie à la réalisation. Le D'^ Papus en est le Grand-Maître à vie, et il préside un suprême conseil dont les membres sont élus à perpétuité. Il réunit autdur de lui des jeunes gens instruits dont plusieurs sont devenus des maîtres en science magique. Puis il réalisa cette entreprise colossale de fonder des groupes ésotériques qui aujourd'hui sont répandus par tout l'univers civilisé et sont une pépinière de hauts lucifériens. Papus dirige une reVue intitulée Hiram, et il a fondé un Institut de Hautes-Etudes hermétiq'ues. Les cours durent trois ans et donnent droit à des diplômes. Il n'a jamais moins de cent cinquante élèves.
Le martinisme compte aussi trois degrés. Ce qui fait la puissance de l'ordre, c'est que l'initiateur peint n'être connu que de deux personnes : celui qui l'a initié lui-même et celui qu'il initie. Ainsi s'établit la chaîne du silence si nécessaire aux associations occultes. Dans le sein même de l'ordre bien des F. • . n'arrivent à connaître qu'un petit nombre d'entre eux. L'initiateur a pour devoir de ne pas perdre de vue celui ou ceux qu'il a initiés.
A part ces trois degrés, l'ordre en comprend un autre qui constitue une sorte de tiers-ordre marti-
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niste. Les initiés à ce tiers-ordre pullulenl dans le monde parisien. Il crée des entrées au martinisme dans les salons, les rerues, les journaux et prépare sa dictature sur le monde universitaire.
Ce tiers-ordre est appelé des « Rosicruciens ». Or il existe une société qui s'intilule Frères rosicruciens de la Rosace. Elle a pour organe une revue mensuelle fondée le 25 octobre 1906, Les entretiens idéalistes qui s'affirme nettement catholique et même prétend combattre le modernisme (voir la déclaration placée en tète du n» du 25 janvier 1910); et cependant il suffit de lire ses principaux articles, notamment ceux de son directeur, M. Paul Vuillaud, pour constater qu'elle enseigne toutes les erreurs des néognostiques et des théosophes (1). D'ailleurs, la revue ne dissimule pas sa sympathie pour les sciences occultes; elle annonce l'envoi gratis à ses lecteurs d'importants catalogues de livres sur les sciences occultes.
Nombre de catholiques sont séduits surtout par cette affirmation que nous avons déjà trouvée sur les lèvres de Weishaupt : Toutes les religions, sans en excepter la religion catholique ont un enseignement ésotérique. Et c'est cette doctrine secrète de Jésus- Christ, aujourd'hui inconnue de l'Eglise officielle qu'il
1. Les prouves surabondent. Dès la troisième livraiso;], M. Vuilaud annonce la première traduction française du Zohar, livre ésotérique des Hébreux. Dans cet article, il ne craint pas d'avancer que « les systèmes religieux et philosophiques se retrouvent tous, pour ce qu'ils ont de vrai, dans la théosophie cabalistique ». Il ajoute : « Les notions fournies par la Sagesse Cabalistique sont identiques à celles que la théologie chrétienne nous enseigne » page 106. Cette assertion est répétée plus loin sous une autre forme (p. 109) et l'auteur ajoute que « la Cabale fut calomniée ».
C'est surtout dans une série d'articles intitulés Mystagogiques, que M. Paul Vulliand expose plus ouvertement son système (Voir cahiers XXXIII, XXXIV, XXXV, XXXVI.
s'agit de communiquer poiu initier à la véritable sagesse, à la Gnose, g': préparer l'avènement du vrai catholicisme, de la religion vraiment universelle.
Voici qui est souverainement digne d'attention. Dans le cahier XL, M. Pierre de Cresinoy fit des discours de Marc Sangnier, qui venaient d'être publiés en volume, un éloge plein de flatteries outiées, adressées à l'auteur. Il faut rapprocher ce cahier de celui du 25 mai 1909 où se trouve le compte rendu du congrès du Sillo7i. De son côté, VEveil démocratique du 13 juin 1909, répondant aux compliments de Paul Vuillaud, nous apprend que la revue Les Entretiens idéalistes est l'organe d'un groupe deFrères dits Eosicruciens de la rosace (1). Jamais la revue de Vuillaud n'avait laissé échapper cet aveu. On savait donc au Sillon ce que les lecteurs et abonnés des Entretiens idéalistes ignorent, s'ils ne sont pas affiliés.
Que l'on veuille bien comparer maintenant une brochure de Maurice Boue de Villiers intitulée Les secrets de la Rose-Croix et faisant partie de la Bibliothèque des Entretiens idéalistes, qu'on compare cette brochure avec le livre de Marc Sangnier La Vie profonde; c'est le même état d'âme, le même idéalisme morbide, le même érotisme macabre. Qu'on rapproche les poésies si fréquemment publiées dans les Entretiens des théories du Sillon sur la chasteté, sur l'amour, il y a identité de fond et de forme, et l'on se dira que les Eveils et visions de la Vie profonde qui avaient paru seulement l'œuvre dMn esprit malade et d'une imagination déréglée, deviennent l'indice d'une initiation au moins partielle à d'abominables mystères.
C'est par le caractère idéaliste de la démocratie du Sillon que se rejoignent les sillonnistes et les rosicru-