‹ La conjuration d'Amboise drame en cinq actes, six tableaux en versChapitre 102 sur 116 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

Moi, si près du cercueil, vous, si peu loin du vôtre!

bris son fait une grimace.

Or, n’est-ce pas, vraiment, un suprême bonlieur Que de sortir du monde avant le déshonneur?

Brisson frémit.

Je n'atteindrai jamais cette époque chenue Où le cœur, par degrés, baisse comme la vue!

Je ne connaîtrai pas ces dédains outrageants Que toute beauté jeune a pour les vieilles gens !

Et j’irai chez les morts sans le désavantage " De laisser après moi quelque grotesquo image ! Pensez-vous autrement, vous qui devez savoir Ce qu’était le matin et ce que vaut le soir?

Et dont la barbe, au moins j’en ai la confiance,

N’a pas du grisonner sans quelque expérience?

Silence dédaignent de Brisson.

Votre décision ne vous compromet pas!...

Pourtant, qui no dit mot, vous savez?... En tous cas,

Emplissant son votre. 4

Je bois ù vous, mon bote, en ce beau jour de fêle !

BR ISSON, & part, tandis que Condé boit.

Si je pouvais couper sa langue avant sa tête!

Tant d’aplomb doit cacher quelque moyen obscur!

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