ACTE QUATRIÈME. lîl
FRANÇOIS II, hésitant d'n bord, puis soutenu par le regard de Marie Stuart.
On croit avoir... on a trop do preuves certaines,
Montrant Condé.
Les révélations l’accablent par centaines;
.Mais n'eût-on pas percé ses intrigues à jour,
Que son départ soudain, sa fuite de, la cour,
Signaleraient assez le coupable.
Geste de Condé qui veut répondre.
Silence !
D’autres ont mission d’ouïr votre défense;
Chavigny, Montesquiou, nous sommes décidé; ,
Qu’on arrête à l’instant le princo do Condé.
I, E DUC, désespéré, bas A Marie Stuart.
Le poignard I... le poignard I...
Marie parle nu roi,' qui reste, immobile sous le regard fixe de <u* mère. CHAVIGNY, allant A Condé.
Mon prince, votre épée!
CONDE, froidement.
Soit!... la voilà, monsieur, solide et bien trempée.
Avec un regard de mépris vers le duc de Guise.
Elle pouvait tomber dans de moins braves mains!
Montesquiou et Chavigny se tiennent prés de Condé.
LA COMTESSE, courant vers la reine mère.
Mais sauvez-le, madame !
LE CHANCELIER, nu roi, poussé par Catherine.
Au séjour des humains,
Sire, la vérité n'apparalt tout entière Qu’après la passion, mauvaise conseillère!...
Ui
LA CONJURATION D’A M BOISE
FRANÇOIS II, sévèrement.
Monsieur de l'Hôpital nous parait oublier!...
LE CHANCELIER, un genou en terre.
Grâce I...
FRANÇOIS 11, froidement.
Relevez-vous, monsieur lo Chancelier.
C’est haute trahison!...
Se levant et *e tournant vers Antoine.
Pour vous, roi de Navarre,
Si jamais votre esprit dans les rêves s’égare,
Que ce châtiment-là vous serve de leçon !
La certitude, un jour, peut sortir du soupçon.
Tâchez, dorénavant, que nos craintes soient vaines!
Saluant toute l'assemblée.
Salut I
LE DUC, bas, en frémissant, & Brisson.
Ce pauvre roi n’a donc rien dans les veines!
Sortie du roi et de toute la cour.