‹ La conjuration de CatilinaChapitre 25 sur 89 · Le mot est de CîL'lius (Gic, Lettres /"«m., VI · texte numérisé non relu

Le mot est de CîL'lius (Gic, Lettres /"«m., VI

qu'elles sont sensibles à cette abondance d'idées et de mots, à ces délicatesses d'expression, à cette ampleur de développements qu'on lui reprochait, et que c'est là véritablement l'éloquence populaire. L'expérience que nous faisons des réunions publiques et des mérites par lesquels on y réussit semble bien prouver qu'il a raison.

Parmi les recommandations que Quintus fait à son frère, il y en a une sur laquelle je crois utile d'insister. « Tu dois avoir soin, lui dit-il, de loger dans ton esprit et de conserver dans ta mémoire l'Italie tout entière, comme elle est, avec ses parties et ses divisions, en sorte qu'il ne s'y trouve pas un municipe, une colonie, une préfecture, un endroit quelconque, où tu ne sois assuré de posséder un appui suffisant. Cherche, découvre partout, dans quelque contrée que ce soit, des personnes que tu puisses connaître, attacher à ta cause, soutenir quand elles faibhssent. Demande-leur de se mettre en campagne pour aller te quêter des voix dans leur voisinage et se faire, en ta faveur, de véritables candidats ^ » Quintus pense donc que l'Italie va prendre quelque part à l'élection, et une part qui, on le voit bien, n'est pas négligeable. Ceci n'est-il pas une sorte de nouveauté, qui mérite qu'on y fasse quelque attention?

On sait que les républiques anciennes étaient constituées comme des villes municipales, et combien il leur a été difficile, quand elles se sont étendues par

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