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g g LA CONJURATION DE CATILINA.
des conquêtes ou des alliances, de briser le moule primitif, et de passer du régime de la cité à celui d'un État compact et uni. Jamais dans la (Irèce elles n y ont complètement réussi. Rome, par son origine et par sa nature, était mieux faite pour résoudre le problème. Après la guerre sociale, elle a communiqué le droit de cité à ritalie, mais alors une grave difficulté s'est présentée. Le principal privilège des citoyens, c'est le vote. Malheureusement on ne vote qu'à Rome, et il ne venait pas à Tidée qu'on pût le faire ailleurs. Or les nouveaux citoyens veulent voter : il le faut bien pour que les consuls, les préteurs, les édiles, les questeurs, qui ne sont encore que les magistrats d'une ville, deviennent les représentants de l'Etat tout entier. Assurément, les Italiens peuvent voter, mais à la condition de faire le voyage. A Rome, ils sont inscrits dans une tribu ; quand ils se présentent aux portes de Yovile, où se fait l'élection, les préposés les laissent entrer, et ils peuvent mettre leur bulletin dans l'urne. Mais le voyage est long; les aristocrates, qui sont à peu près les maîtres, ne les encouragent pas à venir et les reçoivent mal; ils restent chez eux. Il y avait bien un moyen qui aurait tout rendu facile, le vote par correspondance. Auguste, nous dit-on ', y songea. Mais soit que l'organisation fût défectueuse, soit que les Romains de Rome n'aient pas vu d'un œil favorable l'importance qu'allaient prendre les Romains de province, la mesure ne réussit pas.