CHAPITRE III
Ces débats avaient pris beaucoup de temps. On louchait à la seconde moitié de l'année, et Cicéron pouvait dire, dans son lan^^age imagé, qu'après une navigation orageuse, il apercevait enfin la terre \ lorsque éclata une tempête bien plus grave que celles auxquelles il venait d'échaj)per.
C'est en efl'et dans les derniers mois de son consulat (jue la conjuration de Catilina a été découverte et punie. En réalité, elle devait couver depuis quelque temps, mais on ne la voyait pas, ou plutôt on ne voulait pas la voir; car il y avait, au milieu de ces agitations perpétuelles, comme un parti pris de vivre au jour le jour et de ne pas s'inquiéter d'avance. Cette sorte d'obstination à n'en pas parler a pu faire penser qu'elle n'existait pas, et quelques historiens ont pré*