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au récit de Salluste, c'est à eux qu'il songea d'abord après l'échec de sa candidature; « son premier soin fut de leur envoyer des armes et de l'argent qu'il emprunta sous son nom ou par le crédit de ses amis* ». Je vais donc m'occuper d'eux d'abord; il sera temps de revenir aux autres plus tard.
Un des faits les plus importants de riiisloire de Rome à la fin du vu'- siècle, c'est l'intervention de l'armée dans loç luttes civiles. 11 n'est pas sans intérêt de chercher à savoir comment elle s'est produite.
Quelque réputation de sagesse qu'on ait faite à Rome, elle n'a jamais eu tout à fait la paix intérieure. La lutte est la vie des pays libres; il faut -qu'ils s'y résignent. « Pour règle générale, dit Montesquieu, toutes les fois qu'on verra tout le monde tranquille dans un État qui se donne le nom de république, on peut être assuré que la liberté n'y est pas. » A Rome,, le combat entre les plébéiens et l'aristocratie a commencé le lendemain de l'expulsion des rois et il a duré jusqu'à l'établissement de l'empire; mais il a eu des phases très différentes. Au début, les contestations étaient moins vives; elles prenaient volontiers une forme que nous connaissons bien, celle de la grève. Le petit peuple quittait la ville, il se retirait, avec l'armée, sur l'Aventin ou le Mont Sacré, et l'on