ibid., III
4. Sali., 5 : vastus animas immoderala, incredibilia, nimis alla semper cupiebat.
disait Napoléon III en i865, ne pouvait méditer une chose aussi insensée : c'eût été vouloir régner sur des ruines et des tombeaux'. » Il est probable ([ue six ans plus lard, après la Gommune et les événements qui ont suivi, l'auteur de la Vie de César n'aurait pas parlé tout à fait ainsi. Il aurait vu toute une école révolutionnaire employer des moyens terribles, incendier et tuer sans scrupule et au hasard, pour épouvanter la société, et, grâce à ces sinistres avertissements, lui arracher le triomphe de leurs doctrines. On peut croire que c'était aussi le dessein de Catilina. Même quand on prouverait qu'en soi la destruction de quelques maisons et la mort de quelques personnes n'étaient pas pour lui d'un grand profit, il est sûr qu'il y gagnait de faire peur à tout le monde, de paralyser les résistances, de rendre facile le grand bouleversement qu'il préparait. Nous avons trouvé tout à l'heure dans certains de ses propos l'accent des socialistes de nos jours. Ne peut-on pas dire que ces incendies et ces massacres ressemblent de quelque façon aux procédés ordinaires de nos anarchistes? Ces rapprochements, qui viennent naturellement à l'esprit, font comprendre comment l'histoire d'aujourd'hui explique celle d'autrefois.
Si l'on en croit Salluste, Gatilina redoubla d'activité après son second échec. « A Rome, il se multiplie; il