‹ La conjuration de Pichegru et les complots royalistes du midi et de l'est, 1795-1797Chapitre 7 sur 29 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

C'est bien le 21 avril qu'ils étaient tombés en son pouvoir. Ce jour-là, l'armée française avait accompli un prodige en passant le Rhin sous le feu de l'ennemi, après une lutte de trente heures, dnrantlaquelle celui-ci s'était efforcé « de la culbuter dans le fleuve » . Il existe sur ce fjlorieux combat, qui se termina par la défaite des Autrichiens et les contraignit à signer la paix, un rapport enflammé du général Vandamme à qui était échu le commandement des troupes, Desaix et Duhesme ayant été blessés tour à tour, l'un à la jambe, lautre au bras.

Vandamme raconte la déroute des Autrichiens fuyant éperdus devant la furia française : « Nous allons jusqu à Offembourg... A chaque pas, on prit par cent et par quatre cents prisonniers, des drapeaux, des canons et d'immenses convois de bagages. Rien ne peut nous arrêter, pris Offembourg. Le général comte Orély fnt pris, tout l'état-major de l'armée, plans, caisses, correspondance, administration et postes. Rien ne nous échappa. » Le même soir, du cli.imp de bataille, le major général Reynier écri- A'ait à Desaix : « Nous regrettons bien, mon cher général, que vous n'ayez pu participer au spectacle delà déroute et à la poursuite des Autrichiens. Vous auriez bien joui. Nous vous enverrons toute la correspondance du générai Klinglin, qui a été trouvée ici, et autres papiers intéressants. »

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