‹ La conquête de l'air: 40 jours de navigation aérienneChapitre 177 sur 234 · chapitre XVIII · texte numérisé non relu

chapitre XVIII

en Sibérie, se renouvela pour Georges Simpson. Le lieutenant fut chaleureusement acclamé par ses compatriotes.

« Bien, bien, dit Pickerreek, notre tour viendra lorsque nous traverserons TAlgérie et lorsque nous arriverons à Bordeaux. >

Après cette satisfaction donnée à Tamour-propre national, les fonctionnaires anglais accueillirent bienveillamment les voyageurs. Le bicarbonate de soude et Tacide chlorhydrique étaient déposés chez un commerçant. Le commandant du détachement des cipayes envoya chercher ces produits chimiques par quelques-uns de ses hommes et offrit le repas du matin.

t Nous porterons un toast à votre admirable invention, dit-il à Valdy.

— Je vous remercie, commandant, répondit Valdy; nos heures sont comptées. Il ne nous reste plus que quelques jours pour arriver en France et nous ne saurions nous retarder.

— Ce contre-temps est fâcheux pour moi, car j'aurais été honoré de vous recevoir.

— Eh bien, commandant, dit M°* Valdy, nous allons envoyer chercher des vivres, car nous en sommes démunis, et vous partagerez notre déjeuner.

— Vous n'avez point de vivres? s'écrièrent plusieurs officiers. Ne vous inquiétez de rien, cela nous regarde. >

Et ils disparurent en se faisant suivre par des soldats.

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— Bah .' ie crois que c'est déjà tkît. *

Ofi Ccjeiina sur « le pouce *. L'équipage répondit a:; loait àts Anglais en bu>-ant à la prospérité des Indes et a la santé de la reine Victoria, puis les mains s'étreignirent, les adieux s'échangèrent et Valdy tit appareiller pour le départ.

L aéronef poursuivit sa route; il passa au-dessus de l.ucknow, ville de 300,000 âmes, célèbre par son industrie et par sa révolte de 1857 ; il franchit le Gange, la ligne ferrée qui joint Calcutta à Lahorc, le Djoumna, affluent du Gange, et traiversa la contrée située entre Agrah (125,000 habitants), Tancicnne et splendide résidence du Grand

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