‹ La conquête de l'air: 40 jours de navigation aérienneChapitre 54 sur 234 · chapitre V · texte numérisé non relu

chapitre V

leurs services. Malgré « un zéphyr qui n'était pas piqué des vers » , pour nous servir d'une expression de Cardounet, le repas du soir fut pris en plein air et assaisonné par les meilleurs condiments que puisse désirer Thomme : l'appétit et la bonne humeur.

Le bicarbonate de soude et Tacide chlorhydrique déposés chez un vieux marin furent transférés à bord, et chacun prit ses dispositions pour passer la nuit le mieux possible. Mais vers huit heures, le ciel se couvrit de nuages et une pluie fine et froide commença à tomber. Les voyageurs acceptèrent rhospitalité offerte par les insulaires. Cependant Cardounet, Pickerreek et Dernghuiz n'abandonnèrent pas le Céleste.

i Nous en avons vu bien d'autres! dit philosophiquement le premier.

— Et nous y avons résisté », ajouta sentencieusement le second.

Dernghuiz fit comprendre qu'il lui était indifférent de passer la nuit dans une maison ou sous la. tente. Il resta avec les deux marins.

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