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donc décidé qu^oii passerait le plus tôt possible à la seconde série des épreuves ayant pour but de déterminer dans quelles conditions et dans quelles limites ce dirigeable pourrait contribuer à la défense d'une grande place de guerre assiégée.
M. Julliot fut chargé d'étudier à quel endroit il serait le plus facile d'organiser rapidement un port d'attache pour le vaisseau aérien. On peut en organiser à peu près partout, mais il est évident que, pour des expériences, il est naturel de chercher à réduire les frais autant que possible. Rien ne se prêtait, à Verdun, à une installation facile. Au contraire, M. Julliot constata qu'à Toul, qui est peut-être la plus importante de nos places de frontière, il se trouvait, au quartier du Sq"" régiment d'artillerie, sur le plateau de la Justice, plusieurs manèges dont l'un remplissait d'une façon remarquable les conditions désirées : au bord d'un plateau, sur les premières pentes descendant vers la vaste vallée de l'Ingressin, auquel on pouvait demander l'eau nécessaire au générateur d'hydrogène, contre le terrain d'exercice de la Justice tout à fait favorable aux manœuvres de départ et d'atterrissage, ce manège avait précisément les dimensions de longueur et de largeur voulues pour loger l'aéronat. Il ne lui manquait que la hauteur.
MM. Lebaudy s'entendirent donc avec le ministre de la guerre, qui mit ce manège à leur disposition. Il fut convenu que le ministre ferait transformer ce manège par le service du génie, tandis que MM. Lebaudy prendraient à leur charge les frais de réparation, de regonflement et d'entretien du ballon ainsi que l'installation complète du parc.
Le 3 août les travaux commençaient ; pour aménager le manège, on commença par éventrer le pignon du fond afin d'ouvrir libre passage au ballon. Pour donner la hauteur nécessaire, on renonça à enlever la toiture et surélever le bâtiment, on préféra creuser le sol en une
Fig. 38. — Le Lebaudy à Tintérieur du manège de la Justice.
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immense tranchée de lo m. de profondeur, raccordée avec le sol extérieur par un long fossé incliné, cela allait nécessiter un déblai de 8000 m' de terre. Pour achever l'organisation du manège on allait recouvrir d'une matelassure les fermes supérieures, afin d'éviter tout contact de l'enveloppe avec le métal, installer des fils et lampes électriques, enfin un système de tuyjiux à vapeur destinés à maintenir pendant l'hiver une température à peu près constante pour éviter les trop grandes dépenses de gaz et les inconvénients d'une action prolongée du froid sur l'enveloppe caoutchoutée.
Pendant ce temps, M. Juchmès, avec le personnel venu de Moisson et une pléiade d'ouvrières de Toul et environs, réparait l'enveloppe, tandis que M. Rey, à la ié\e des mécaniciens et chaudronniers de Téquipe, remettait les carcasses en état. Le matériel employé à Moisson pour produire le gaz hydrogène, l'eau, la vapeur, la lumière et la force motrice électrique nécessaires au service du dirigeable arrivait à Toul par le chemin de fer. L'Ingressin était barré et une pompe électrique, avec 3oo m. de tuyauterie, y était installée.
Tous ces travaux étaient activement -poussés et le gonflement pouvait être commencé le 22 septembre ; il était terminé le 27. Après quoi on procéda à l'arrimage des agrès, assez complexes parce que la plupart avaient dû <^tre coupés rapidement à Châlons.
Un détachement de sapeurs du i*"' génie, commandé par le lieutenant Bois, était mis à la disposition de M. Juchmès pour rentreticn et la mauœuvTe du dirigeable.
Alors commença l'exécution du programme de la seconde période qui comprit neuf ascensions exécutées par les temps et dans les circonstances les plus variés.
La première, ascension de réglage (vérification et réglage de tous les organes en action), eut lieu le 8 octobre, jour où le ministre de la guerre était à Toul à
l'occasion de l'inauguration du pont stratégique de Liverdun. Pendant que M. Berteaux visitait l'hôpital militaire, par un temps affreux, le dirigeable apparut sur sa tête et le salua du haut des airs ; le ministre et son cortège répondaient avec enthousiasme du perron de l'hôpital.
Le 12 octobre eut lieu le remarquable voyage de Toul
Fig. 39. — Vue prise du fond du manège.
à Nancy et retour, en deux heures quatorze minutes. Le commandant Jullien, chef du génie de la place, ancien aérostier, et le capitaine Voyer accompagnaient MM. Juchmès et Rey ; avec ces quatre passagers le dirigeable enlevait 423 kg de lest disponible.
Il allait d'abord planer au-dessus de la ville de Toul, signalant son passage du son strident de sa puissante
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sirène, puis passait en vue du fort de Gondreville, et, suivant rigoureusement les verticales de la route de Toul à Nancy, il traversait la forêt de Haye, et arrivait à la capitale de la Lorraine ; puis, après avoir évolué quelques instants et viré au-dessus des casernes Blandan, il rentrait au bercail. Le retour s'effectuait à la vitesse maximum de 4o km. à l'heure (26 km. en quarante minutes).
Le 18 octobre, la sortie avait lieu par un froid de plusieurs degrés au-dessous de zéro. A cette ascension prenaient part, en plus des aéronautes habituels, le capitaine V^oyer, le capitaine Richard, adjoint au chef du génie de Toul, chargé des expériences photographiques, et le lieutenant Bois.
Le but de l'ascension, écrit M. de Masfrand dans VAérophile, était la visite du secteur nord et nord-ouest de la place de Toul, la prise de photographies des ouvrages avec les appareils militaires de téléphotographic, et le jet de projectiles ; ce but fut parfaitement rempli. Le dirigeable passe d'abord près de la barre de Toul, laisse à gauche le fort Saint-Michel et arrive au fort Bouvron. Il se dirige ensuite vers l'ouest, va planer exactement sur l'ouvrage de la Cloche sur lequel des projectiles sont lancés. Le ballon va ensuite en marche lente sur Lagney, pique au sud, plane sur les forts de Lucey, de Bruley et d'Ecrouves ; le virage a enfin lieu au fort de Domgermain.
L'ascension du 19 octobre fut faite avec des conditions atmosphériques assez mauvaises ; MM. Juchmès et Rey étaient accompagnés par le général Pamard, commandant la Sg* division d'infanterie, en garnison à Toul, le capitaine Magny, officier d'ordonnance du gouverneur de Toul, et le capitaine Voyer.
Ils ont visité cette fois tout le secteur sud, planant à une grande hauteur, ont renouvelé les expériences de jet de projectiles et pris de nouvelles photographies, inspectant en deux heures et demie un périmètre de 5o km., enfin ont poussé une pointe jusqu'au fort de Pagny-la-Blanche-Côte sur les bords de la haute Meuse.
Le général Papuchon, gouverneur de Toul, assistait au départ et â l'atterrissage du ballon.
Le 21 octobre la nacelle emmena six passagers,, dont le colonel Francfort, commandant le .Sg* régiment d'artillerie, à qui on avait
enlevé un manège pour le dirigeable, le commandant Gency, chef du 20* bataillon du génie, le capitaine Voyer et le lieutenant Bois. Malgré cela le Lebaudy disposait encore de 4^3 kg de lest. En cinquante-deux minutes de parcours à grande vitesse, il n'en dépensait en tout que 63, quoiqu'il ait évolué à une altitude de 425 m.
M. Berteaux, ministre de la guerre, en tournée d'inspection des places de l'Est, avait exprimé le désir de visiter le parc du dirigeable.
Le gouverneur de Toul avait donc envoyé, le 20, une « note de service » à M. Julliot, pour qu'il tînt le dirigeable prêt à sortir le 24 à 2 heures.
A l'heure dite tout était prêt.
A 2 heures le ministre de la guerre, M. Berteaux, arrivait avec le général Brun, chef d*élat-major général de Tarmée, le général JoflFre, directeur du génie au ministère de la guerre, le général Oudard, directeur de Tartillerie, le général Michal, commandant le 20*^ corps d'armée, les généraux Papuchon, Pamard, Mas-Latrie, Servière, de Lammerville, de Nonancourt, etc. Ils étaient entourés de très nombreux officiers de tous grades.
MM. Paul et Pierre Lebaudy étaient venus à Toul assister à la visite du ministre, qui allait être en quelque sorte la consécration officielle de leur dirigeable.
M. Julliot commença par faire au ministre, sur sa demande, une courte conférence sur les grandes lignes de l'organisation et du fonctionnement du dirigeable.
Après avoir chaleureusement remercié Téminent ingénieur et complimenté MM. Lebaudy, le ministre demanda à prendre part à l'expédition aérienne qui allait avoir lieu. Immédiatement il se dirigeait vers l'échelle, montait dans la nacelle et troquait son haut de forme contre une casquette de touriste. Avec lui prenaient place un de ses officiers d'ordonnance, le commandant Gossard, le commandant Bouttieaux et le capitaine Voyer, avec l'équipage ordinaire, au total six personnes.
En quelques instants l'équilibre était établi approxi-
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raativemenl par l'abandon du nombre voulu de sacs de lest, puis les vingt-quatre cordes de manœuvre étaient filées. L'aéronat maintenant n'était plus retenu que par quelques hommes au moyen des quatre cordes fixées aux deux extrémités de la carcasse ; on mettait le moteur en route à blanc, sans embrayer les hélices, afin de s'assurer de son bon fonctionnement; on achevait ensuite, en lâchant progressivement du sable-lest, de parfaire Téquilibre vertical, c'est-à-dire d'amener à l'égalité absolue le poids total et la force ascensionnelle. Puis on sortait un sac de 5 kg de lest, déierminanl ainsi une poussée exactement de cette valeur.
Au signal de Lâches tout prononcé d'une voix de commandement par le pilote Juchmès, les cordes de retenue étaient abandonnées et le dirigeable s'élevait majestueusement dans les airs.
Tout d'abord, le vent, assez fort ce jour-là, l'emmenait un instant à la dérive, puis, les hélices étaient embrayées, faisant entendre leur ronflement sonore, et le vaisseau aérien, arrêtant son recul, s'élançait contre le vent. Il repassait bientôt au-dessus de son point de départ, et mettait le cap sur la ville de Toul. Ensuite, virant de bord, il allait planer au-dessus du fort Saint-Michel; enfin, décrivant une vaste courbe, il revenait au-dessus du terrain de manœuvre.
M. Juchmès, montrant par là jusqu'à quel point il était maître de son navire aérien, régla la direction et la vitesse de façon à tenir exactement tête au vent, sans avancer ni reculer, et lâchant du gaz, il descendit doucement d'un mouvement parfaitement vertical, comme si l'air avait été tout à fait calme.
Arrivé à 20 m. du sol, il laissait tomber les deux guiderope, prenant ainsi deux points de contact avec le sol, et descendait encore ; les hommes de manœuvre saisissaient alors les cordes, amenaient la nacelle à terre sans la moindre secousse; les passagers pouvaient descendre
pendant qu'on les remplaçait dans la nacelle par des sacs de lest.
Pendant ce voyage aérien, le ministre avait exprimé à maintes reprises son enchantement. Aussitôt à terre il serre avec effusion les mains de MM. Lebaudy et de M. Julliot, déclarant : « Votre ballon est une merveille ! » et ajoutant qu'à son bord on éprouvait un sentiment de sécurité incroyable. Pendant plusieurs minutes il ne tarit pas d'éloqes et de félicitations.
Après la brillante ascension officielle que nous venons de raconter le Lebaudy poursuivit, aussi vite que le permirent les difficultés de la saison déjà avancée, l'exécution du programme nettement tracé par la commission militaire.
Le 26, par un vent fort, il sortait, encore avec six personnes dont le colonel Strauss, directeur du génie de la place de Toul, le commandant Wiart, le capitaine Voyer et le lieutenant Bois.
Le 27, nouvelle ascension, au cours de laquelle le capitaine Voyer procéda à d'intéressantes expériences.
Le 7 novembre le général Michal, membre du conseil supérieur de la guerre et commandant du 20*^ corps d'armée, prit à son tour place dans la nacelle, avec le capitaine Sérot-Alméras-Latour, son officier d'ordonnance, le capitaine Voyer et MM. Juchmès et Rey.
Enfin le 10 eut lieu la dernière des épreuves fixées par le programme, celle d'altitude. Le ballon devait s'élever à plus de \ 000 m. au-dessus du sol, ce qu'il n'avait pas encore fait, sauf lors de sa fugue de l'année précédente.
A bord se trouvait le capitaine Voyer avec l'équipage ordinaire enïport-ant 49^ kg de lest.
L'aéronat évolua pendant une heure cinquante minutes, de gï* lo à II heures.
Ce jour-là le temps était couvert; à 200 m. les aéronautes se trouvaient déjà en plein brouillard; jetant du lest, ils continuaient
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à s'élever à 800 m. A cette hauteur ils apercevaient encore par moments la ville de Toul ; bientôt ils se trouvaient complètement noyés dans les nuages. Tout allait bien à bord, le ballon évoluait au gré de son pilote comme aux faibles hauteurs. Enfin il atteignit l'altitude de i 870 m. au-dessus du niveau de la mer (i 120 m. au-dessus du parc); il continuait à évoluer, redescendait à loio m., pour remonter une deuxième fois à i 870 m. L'expérience étant terminée et bien réussie au gré des aéronautes, la descente définitive commençait très lentement, et bientôt le ballon, auparavant caché par les nuages, était aperçu de terre au sud-est de Toul.
Il se dirigea vers l'aérodrome, tourna en cercle au-dessus du terrain de manœuvre et jeta ses engins d'arrêt.
Il avait dépensé 345 kg de lest sur /\gb emportés.
Cette ascension venait de prouver que, seul de tous les engins militaires existants, un ballon dirigeable était capable de se mettre à l'abri de l'ennemi par la distance, sans cesser de l'observer, et de se réfugier au delà du voile des nuages en continuant à le dominer et à le menacer.
On comprendra que nous gardions la plus grande discrétion sur les détails des ascensions de Toul et les enseignements pratiques qui en ont été retirés et qui conservent naturellement un caractère confidentiel. Nous nous contenterons de dire qu'elles ont parfaitement réussi, au delà même de ce que l'on escomptait.
Tantôt volontairement dans de très mauvaises conditions, tantôt sur ordre, à heure fixe, Taéronat avait pris son vol avec la plus grande sûreté, enlevant plusieurs fois six personnes. Il a effectué de nombreuses reconnaissances à l'intérieur et en dehors du camp retranché de Toul, poussant un jour jusqu'à Nancy, un autre jour jusqu'au fort d'arrêt isolé de Pagny-la-Blanche-Côle. Il a permis de procéder avec un succès complet à des expériences de jet de projectiles, de téléphotographie, etc. Enfin, après avoir maintes fois évolué à l'altitude, dite militaire, de 5oo m. environ, la plus favorable pour la bonne exploration du terrain, il s'est élevé avec la plus grande facilité à i 120 m. au-dessus du sol, dépassant sensiblement la zone où un ballon est considéré comme vulnérable, et a pu s'y maintenir et y manœuvrer au gré du pilote.
En somme, tous les points du programme fixé par la commission avaient été remplis sans incident ni accident.
Il importe de le remar(|uer, les officiers désignés par le ministre ne se sont pas bornés à contrôler les expériences; ils ont tenu aussi à se familiariser, sous la direction expérimentée du pilote Juchmcs, avec la manœuvre complexe du ballon. Ils devenaient ainsi des instructeurs tout désignés et compétents pour le jour où le ballon automobile allait faire définitivement partie de notre matériel de guerre. Les membres de la commission avaient pris part, isolément ou plusieurs à la fois, à toutes les ascensions de
L'exécution du programme des expériences étant terminée, et concluante, on procéda au dégonflement, afin d'éviter une fatigue inutile du matériel, de pouvoir donner au personnel un repos bien mérité, enfin pour rendre ce personnel disponible pour un autre emploi.
En vingt-cjuatre heures rimmensc ballon était vidé, puis l'enveloppe, détachée de la plate-forme et pliée, était mise dans une grande caisse que Ton garait dans un local suffisamment chauffé pour que les froids de l'hiver n'aient pas d'action fâcheuse sur elle.
Quant à la partie mécanique, assez longue à ajuster, on se décida à la laisser entièrement montée, la nacelle restant attachée à la plate-forme elliptique. Le tout était hissé d'un seul bloc aux fermes supérieures du manège de la Justice, à côté de la poutre armée, du gouvernail et du papillon de queue, détachés.
Les expériences de 1906 ayant été décisives, MM. Lebaudy, d'un généreux élan patriotique, voulurent mettre complètement à la disposition de leur pays leur remarquable engin.
Ils envoyèrent alors au ministre de la guerre la lettre suivante :
Monsieur le Ministre,
Nous avons l'honneur de vous informer qu'après l'exécution des expériences qui nous avaient été demandées par MM. les officiers
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chargés de contrôler cette année les essais de notre dirigeable, nous l'avons fait dégonfler.
Puis nous l'avons fait démonter en conservation, et toutes ses parties ont été repérées de manière (jue le remontage et le regonflement puissent se faire rapidement s'il y avait lieu.
Nous vous off*rons de laisser tout notre matériel à Toul, si vous le jugez utile dans un intérêt de défense nationale, momentanément et sauf nécessité pour nous de le reprendre pour des expériences personnelles.
Nous avons envoyé notre ingénieur, M. Julliot, à Toul, en vue d'examiner les dispositions utiles pour le remisage du dirigeable et son réemploi éventuel ; à la suite de ce voyage et si vous acceptez noire offre, nous vous demandons l'autorisation de faire la remise du matériel au chef du génie local et que le chef du génie reçoive des instructions en vue de sa bonne conservation.
Il semblerait en outre nécessaire que M. le gouverneur de la place de Toul veuille bien donner des ordres en vue de garder le manège et le matériel fixe de gonflement monté en dehors de ce manège, pour éviter toute déprédation.
Veuillez agréer, etc.
Sir/né : Lebaudy frères.
Le ministre de la guerre répondait quelques jours après à MM. Lebaudy :
Messieurs,
Far lettre du 8 décembre courant, vous avez bien voulu in'offrir de laisser provisoirement à Toul le matériel de ballon dirigeable vous appartenant et qui a donné les meilleurs résultats au cours des expériences récemment exécutées dans la région de l'Est.
En vous remerciant de cette offre, j'ai l'honneur de vous faire connaître (|ue je l'accepte avec d'autant plus d'empressement que j'en reconnais hautement tout le prix.
J'invite en conséquence, par dépêche en date de ce jour, M. le général commandant le 20« corps d'armée, à prescrire les mesures utiles pour assurer dans les meilleures conditions possibles la garde et la conservation du matériel en question, dont vous pouvez d'ailleurs faire dès maintenant la remise au chef du génie de Toul.
Recevez, Messieurs, etc..
Sif/né : Etienne.