Général Mas-Latrie
nument élevé à la mémoire des aéronautes du siège (le Paris, le ministre de la guerre remettait à M. Henri Julliot la croix de la Légion d'honneur, récompense bien méritée et à laquelle l'armée entière, le pays entier a applaudi.
Ajoutons que la Société des ingénieurs civils de France,
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dans sa séance du i5 juin 1906, donnait à M. Julliot, pour ses travaux d'aéronautique, son prix annuel, reconnaissant par là les services rendus à la science, comme la croix avait reconnu ceux rendus au pays.
Dès le mois de février le ministre avait demandé à MM. Lebaudy de se charger de la confection d'un nouvel aéronat.
La partie mécanique était construite à Paris dans une des dépendances de la raffinerie de MM. Lebaudy et exécutée sous la surveillance directe de M. Julliot, tandis que Taéronaute Juchmès s'occupait à Moisson de la confection de l'enveloppe.
il allait être terminé et gonflé en novembre 1906 et baptisé du nom de Patrie,
D'après les marchés passés, ce nouvel aéronat devait être prêt pour le 12 janvier 1907, date à partir de laquelle il devait être soumis devant une commission militaire à une série d'essais et d'épreuves, à la suite desquelles aurait lieu son enrôlement définitif dans l'armée.
Or, devançant l'époque de près de deux mois, il sortait le i5 novembre pour la première fois. On examina et on éprouva méthodiquement tous ses organes et toutes les parties de son fonctionnement : rien ne clochait le moins du monde; l'équilibre était irréprochable; M. Julliot avait su fabriquer un navire aérien qui n'avait besoin d'aucune retouche. On constatait en outre que la force ascensionnelle nette était exactement de i 260 kg, ce qui assurait à l'aéronat un rayon d'action considérable.
Tout était tellement satisfaisant qu'on renonça aux essais à la corde, et qu'on se décida à le lancer dans les airs dès le lendemain 16. Cette première ascension montra que la stabilité, elle aussi, était parfaite. Beaucoup d'autres allaient suivre, en moyenne tous les deux jours.
Le nouvel aéronat, destiné à la place forte de Verdun, où un hangar et un parc ont été aménagés à son intention,
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est à peu près identique au précédent; son rayon d'action, sa faculté de transport, d'élévation et de mouvement à vent contraire, est seulement accrue par l'emploi d'un moteur plus puissant et par diverses économies faites sur le poids du matériel.
L'année 1906 marque donc une date importante dans rhistoire du monde, et une fois de plus c'est la France qui en aura la gloire ; la première, en effet, elle aura créé lu troisième armée : Varméede l'air y et ce sont des Français qui auront résolu le passionnant problème de la locomotion aérienne.
CHAPITliE IV