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LE CHANGEMENT OPERE L'INDEPENDANCE

Quelle est la situation aujourd’hui? Quelle a été la position obtenue grâce à l’habileté et à l'influence de Sir Wilfrid Laurier pour ses négociateurs en France l'honorable I. P. Brodeur et l'honorable W. Fielding?

Voici le texte des instructions que Sir Edward Grey a envoyées à l'ambassadeur anglais ou à son représentant à Paris, au sujet des négociations concernant le traité français.

On verra que pour la première fois dans l'histoire du Canada, les négociations d'un traité de ecommerce furent conduites EXCLUSIVE- MENT par les négociateurs Canadiens.

Voici ce que dit cette dépêche:

Bureau des Affaires étrangères, 4 juillet 1907.

Monsieur—Dans mon télégramme No 10 du commerce, daté le 23 mai, j'ai informé sir F. Bertie que sir Wilfrid Laurier voulait entamer des négociations pour conclure un nouveau traité de commerce avec la France, et j'ai demandé à Son Excellence de l'aider à atteindre ce but.

Vous avez sans doute pris connaissance de la dépêche du marquis de Ripon, en date du 28 juin 1098, adressée aux gouvernements des prin-

es colonies anglaises, dans 3 il est posé en doctrine que les

iations de cette nature avec le souverain d'un état étranger, étant le privilège de Sa Majesté, les iations ne pouvaient qu'être conus par le représentant de Sa Majesté à la cour de la pu e. 5

e vous communique ei- inelus une copie de cette dépêche.

e ne vois pas, cependant, qu'il soit nécessaire, dans le cas actuel, de s'attacher à la lettre même de la dépêche, dont le but était d'empêcher une colonie d'entamer des négociations hors la connaissance et indépendamment du Gouvernement de Sa Majesté. ,

Le,choix du négociateur est principalement une question d’à-propos, et dans les circonstances actuelles, i vaudrait beaucoup mieux que les

négociations fussent conduites par sir Wilfrid Laurier et le ministre des Finances du Canada ou d’autres ministres qui sans aucun doute vous tiendront au courant de ce qu'ils feront. Si les négociations ont un résultat à Paris, vous pourriez signer la convention conjointement avec le régociateur canadien, auquel on donnerait tous les pouvoirs nécessaires.

Je, vais, avée beaucoup de sincérité et de considération, votre. très 1 GREY.

Le voilà le changement! Æ -

Le gouvernement anglais u consenti à supprimer pour l'honorable Brodeur et l'honorable Fielding l’obligation, imposée par la cireslaire Ripon et observée dans tous les traités antérieurs, obligation en

Au lieu de cela, le Ministre des affairs étrangères déclare que ces négociations seront conduites par les représentants Tu Canada, le Foreign Office, se déclarant satisfait des noms proposés.

C'est-à-dire que les honorables BRODEUR et FIELDING ent été les premiers p tiaires du Canada ayant réellement PLEINS POUVOIRS de négocier un traité de commerce.

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