‹ La Conquête de l'autonomie plénière du Canada [microforme]Chapitre 4 sur 24 · LES ST : 3 F · texte numérisé non relu

LES ST : 3 F

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coloniale de 1897, lorsque des premiers miniscolonies britanniques étaient réunis à Londres célébrer le jubilé glorieux de la Reine Victoria, II obtint le

e colonies autonomes recommandent

à la dénonciation, et à la première oc-

favorable, de tous les traités qui génent actuellement les rela- Commerciales entre la Grande-Bretagne et ses colonies.”

mois de juillet n'était pas écoulé que la dénonciation des deux

et de 1865 était un fait accompli à Bruxelles et à

25 5 i C'était le premier pas accompli vers la conquête de l'autonomie Fi cette victoire devait être suivie de plusieurs autres dont

55 tissement du mouvement de la Fédération Imperiale; 2 F . 1 + ‘ mercisux;

5 La faculté donnée au Canada de discuter les questions qui l’intéressent en propre directement avec les autres nations,

num pu MOUVEMENT DE FEDERATION IMPERIALE

Le grand titre de gloire de Sir Witfrid Laurier, celui qui doit nous inspirer le plus de respect, c’est bien la lutte méthodique, effiace, invincible qu'il a faite contre le mouvenient de Fédération Im- Périale, l:tte dans laquelle il s’est révélé homme d'état de premier Fe ordre et dans laquelle il a montré toutes les ressources de son esprit Mr Lt délié et toute la solidité de sa volonté inébranlable. 5 : Que Sir Wilfrid Laurier, canadien de naissance, français d'origine

Le mouvement vers la Fédération Impériale avai pris en 1884, dans l'idée de création de la Ligue de la Fédération 1 tiale, fondée pour donner satisfaction à des instincts de race qu'à des soucis de communauté d'intérêts, basée sur le sentiment plutôt que sur la raison. Cite ligue se recrutait particulièrement un sein de ce groupe nombreux d'individus pour lesquels les questions de gloire militaire et de domination territoriale passent pour le but suprême de l'activité nationale, ‘

Inutile 9 dire que tous les bons tories du Canada s'y (talent aussitôt enrégimentés et que Sir Charles Tupper, alors haut-commissaire à Londres, s'était instituté commis-voyageur de l'institutiéh naissante.

Incapables de formuler un plan rationnel de fédération, les adeptes du mouvement préchaient plutôt qu'ils ne raisonnaient, déclaraient que les institutions anglo-saxonnes étaient le résultat d’une opération lente de croissance inconsciente plutôt que de développe: ment progressif d'une raison vitale et que le mieux à faire était de préparer le sol pour la propagande et d'y planter l'arbre de la Conférence coloniale” d'où sortirait un jour, par une culture savante, le Parlement Impérial rêvé.

Voilà l’origine des Conférences Coloniales, leur motif réel, leur intention du début,

C'est à Sir Wilfrid Laurier que nous devons d’avoir déjoué cette combinaison d'étouffement préparée contre nous, en (ayant raison contre tous, et cela, au moyen d'un seul argument, au moyen d'un seul mot qu'il opposa à toutes les chimères exposées, d'un mot cher à toutes les nations libres, terme fondamental de notre existence nationale: AUTONOMIE. x

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