HEUREUX QUI A TROUVÉ SA TACHE
oantr^ le travail manuel. L'oisîveté est une preuve d'indépendance. Ne rien faire prouve qu'on appartient à la classe des maîtres : ce sont des idées de propriétaires d'esclaves mais trëâ fortes, ear elles intéressent la passion qui agit avec le plus d'énergie sur les esprits faillies : la vanité.
Pour tous ees motifs» le nombre des fuyards du travail maBuel, qui comptent vivre en parasites sur les travail^ leurs est formidable et augmentera sans cesse si le monde du travail n'y met ordre. On se rue vers le travail des bureaux, vers le journalisme, vers la politique nourricière, vers le commerce parasitaire, vers lexploitation malfaisante de Talcool, vei's les pseudo-métiers de paresse et souvent d'infamie 1 S'évade hors du travail» la foule des faibles, des ratés, des sans-oourage. Pour eette humanité qui manque de emur, le plaisir c'est la griserie et la débatiche c'est-à*dire les plaisirs qu'on peut avoir sans peine, qui sont plaisirs du moment et dont la caractéristique est de laisser après euxunarriôre^ goût amer qui empoisonne la vie.
Quand on considère cette humanité malheureuse et sauvent abjecte, on est tenté de se laisser séduire par l'idée du retour à la vie primitive dans légalité des vies ignorantes toutes semblables, mais qui se passent au grand soleil, dans l'indolence et la recherche des plaisirs élémentaires.