‹ La conquête du bonheurChapitre 80 sur 133 · LA MÉNAGÈRE GRÉATRIGE DE BONHEUR · texte numérisé non relu

LA MÉNAGÈRE GRÉATRIGE DE BONHEUR

L'homme semble avoir une vie plus libre, plus pleine que celle de la femme d'intérieur. Erreur ! Il est nécessairement spécialisé : la maîtresse de maison ne l'est pas Elle échappe ainsi à une redoutable cause d'étroitesse intellectuelle. Comme créatrice de bonheur pour les siens, sa vigilance est en éveil : toutes ses facultés trouvent un emploi actif et son intelligence s'assouplit.

L'homme, obligé de lutter, de se heurter à la méchanceté, à l'incompréhension , à la paresse, à l'orgueil, à Tavidité, à l'arrogance, se replie sur lui-même : il est contraint de ruser, de dissimuler, de s'adapter, donc de se déformer. Reine dans son intérieur, la femme ne dépend d'aucun étranger. Elle s'épanouit dans une atmosphère de confiance, d'amour. Elle n'a pas à lutter- Elle vit dans le calme et dans la certitude : elle se développe harmonieusement, avec une belle logique limpide. Aussi n'y a-t-il pas d'œuvre d'art plus accomplie, plus charmante qu'une mère de famille à cheveux blancs. D'elle se dégage une impression de noblesse. Raison souriante ; volonté ordonnée, ferme; bon sens gracieux; bonté et large compréhension des gens et des choses :

toutes ces ëluquises qualités sobt réunies en elle. Peu d'hommes^ -i- meurtris qu'ils sont par le servage iliodernc — • peuvent atteindre à cette adorable sérénité de la mère de fabiille qui fait son devoir.

Elle place au premier rang de ses préoccupations raliihentatioti râisonnée du mari et des enfants. Elle sait le retentissement de la nutrition sur Té^iuilibre mental et sur la santé. A la longue, les conséquences de la nourriture sont formidables à cause de leur répétition incessante. Une maman intelligente observe Finfluencc des aliments sur Thumeur, sur Ténergie, sur la santé des siens. Est-il étude plus passionnante? Ne vaut-elle pas les obsèrvatiotis des vrais savants et ne dépassetelle pas en intérêt le pseudo-travail de tant d'érudits et de pédants ? Une femme peut apporter à sa cuisine TespHt scieilliâqué d'un savant qui écrit une hygiène alimentaire. De plus elle tésdud le problème de faire « bonne chère avec peu d'argent. » Elle sait que poUt réussir une gâterie^ il suffit d'être attentive comnie Fêàt un chimiste qui fait une analyse quantitative. Une humble pomme de terre devient un régal si elle cuit sous la surveillance d'un œil vigilant.

Une mériagërè transfigure les détails de la vie pBt la volonté dé préparer un avenir sain^ solide, heiirbux pour les Siens. C'est ainsi qu'un vitrail se met à flamber quand le soleil Téclaire.

Bientôt l'éducation sera dirigée vers rtitilisation rationnelle dé l'énergie humaine par une sage adminis^ tration de la santé. On peut dire qu'actuellement la majorité des gens sont nialadeS en conséquence d'une pratique alimentaire livrée au hasard.

Quand les questions du foyer prendront Timportancë primordiale qu'elles doivent avoir, beauboup d'intelligences neuvèd s'appliqueront systématiqueniént à l'amélioration de la vie du ménagé. Bien des progrès ont été réalisés : distribution de l'eau dans les appArtenteats,

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