‹ La conquête du bonheurChapitre 85 sur 133 · LE MÉTIER DE MÉNAGÈRE EST LE PLUS COMPLET DE TOUS · texte numérisé non relu

LE MÉTIER DE MÉNAGÈRE EST LE PLUS COMPLET DE TOUS

H p&ifesse, si on ignore le traitement de ces inaladiei^ de la volonté*? M°*" Mootessori, qui a créé des écoles maternelles admirables* fondées sur TactioD, trouve que les enfatits dé familles aisées^ qu'on aide au point de laisser rouiller en eux les ressorts de linitiative et de rinvention, sont déjà, à trois ans, très inférieurs aux enfants pauvres : ils sont plus distraits^ plus égoïstes, plus insensibles^ plus atones.

On voit donc toute l'étendue des connaissances nécessaires à uùe mère de famille digne de ce nom.

Mais son premier devoit, c'est que son instruction soii pratique^ c'est-à-dire liée à ses travaux de ménagère et à son rôle de maman Nous montrions tout à Theure que les savants payent dé leur santé leur mépris du travail manuel — ils ne le payent pas seulement de leur santé, mais d'une partie de leur intelligence. Ils passent à côté de bien dés découvertes parce qu'ils ne savent pas dessiner le modèle dei^ iustruments dont ils ont besbin et qu'ils sont incapables de lès construire eux-tnêmes.

De même la femme qui ne sait pas tout faire de ses mains i coudre^ raccommoder^ broder, laver» repas^ set, faire la ctiiî^ine, etc.^ est Une infirme. A presque toutesi l'oisiveté physique coûte la santé. Mais elle leur coûte aussi beaucoup dlntelligence» car il n'y a de solides connaissances que celles que l'on réapprend chaque jour par le travail et dont la pratique seule montre le sens et léslimites^ Qu'elle ne s'en laisse pas accroire : il y a beaucoup de pseudo-intelligence dans le monde et mêine dans le monde des érudits.

Un coUectioniièur de timbres-postes ou de papillons vaut l'érudit à lunettes qui apprend sans y ajouter et sans l'interpréter ce que d'autres ont découvert. Une part énorme de l'érudition historique et littéraire n'est logée que dans la mémoire.

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