LA FEMME COURAGEUSE
En résumé une femme instruite et active réduit au minimum les difficultés de l'existence. Elle sait quelle lumineuse aisance et quel loisir donne une conception simple de la vie, débarrassée des formidables entraves de la vanité.
Elle accepte avec courage les réalités d'une existence saine : un mari, des enfants. Elle sait que les devoirs qu'elle assume sont le prix qu'il faut payer pour fonder le foyer, l'abri où elle vivra protégée contre F horrible indifférence du monde, ou contre sa malveillance.
Elle a la vue claire de la beauté de son rôle dans la maison. C'est elle qui assure jour par jour, les assises
du bonheur et de l'indépendance de Tàge mûr. Par sa science du ménage, par son habileté d'économe avisée, elle affranchit peu à peu les siens de Timpitoyable escla-* vage économique et de Tinsécurité de la maladie et de la mort.
D'aplomb dans sa solidité de femme courageuse, elle demeure inaccessible aux idées des innombrables déséquilibrées qui, incapables d'une vie normale, prâohent qu'il faut « vivre sa vie >, entendant par là une via sans travail, sans devoirs, mais aussi privée de toutes les joies profondes. Elles confondent seruir et servitude. Elles ne comprennent pas que la plus haute liberté oon" siste à servir. Servir Dieu, servir, son pays, servir une grande cause, c'est le contraire de la servitude. De même pour une femme, servir, c'est mettre son activité, son amour, son dévouement dans la plus noble des créations : celle d'enfants qui seront demain des forces et des lumières pour notre pays.
Celles qui choisissent une vie sans devoirs, subissent toujours la sanction d'une vieillesse ridicule et d'un isolement atroce.