LA RANÇON
Hélas! Pour ces années d'amusement, de jouissances, de vie facile, combien paient une lourde rançon I Que da morts prématurées ! que de vies mapquées, misérables! que d'inielligences définitivement ruinées! Près du quart de ces jeunes gens, pleins d'espérances^ et de projets d'avenir, la grande ville les rend empoisonnés par Tavarie, le cerveau ensemencé pour Tataxie, pour la paralysie générale, pour la démence précoce. Si, criminels ils fondent, malgré leur tare, une famille^ c'est une cascade de qdisères et de malheurs pour eux, pour la femme, pour les enfants,
Si nous détournons nos regards des terribles sanctions qui atteignent tant de jeunes gens pour observer les tôtes grises, nous constatons que plus le succès social est grand, plus ceux qui occupent les hautes situations de la finance, de la politique, de ladministration, sont privés de soleil, d'air pur, de liberté. Combien de femmes du monde n'ont jamais vu lever le soleil ! Similis, préfet du Prétoire, exilé sur ses terres par Adrien, s'écriait au bout de quelques années : « J'ai passé soixante-dix ans sur la terre et j'en ai vécu sept )>.
208 l'amour de la nature