LA COMMUNE ET LA CATHÉDRALE
L'esprit du Christ est dans la cathédrale, comme en tout ce qui est humain. Mais bien qu'elle se aoit entièrement développée dans le cadre légendaire dont le christianieme environnait l'âme, l'esprit de l'Eglise n'y est pas. L'Eglise, en réclamant la cathédrale, devrait revendiquer en même temps les maisons, les ponts, les marchés, les fontaines, les forteresses qui formaient avec elle la symphonie monumentale du siècle où elle apparut. De plus, après l'art ogival entier, l'architecture de Flandre et d'Italie, sans parler de l'Angleterre, où la cathédrale est un luxe glacé, de
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rAlIemagne, où elle n'est guèie qu'une amplification pompeuse de Tédifice français... Or, «i la cathédrale dominait les villes de France, le palais public était l'âme des républiques italiennes, la Halle était Torgane essentiel des corps de métiers flamands.: Comment la cathédrale, dans la chrétienté toute entière, ne s'est-elle pas soumise, en conquérant le seul trône de la cité, à Tunification d'un dogme dont l'unité est le souci le plus constant ?
C'est que l'esprit du peuple, partout, a forcé l'esprit de l'Eglise. Le miracle grec n'est pas sorti des mythes qui traînaient dans tout rOrient. C'est l'âme grecque qui a donné aux mythes leur reflet miraculeux. Nous rapportons à une religion la gloire de la cathédrale alors que c'est la cathédrale qui nous a imposé la forme sous laquelle cette religion nous atteint. Si le christianisme a été ce qu'il a été, s'il nous a faits ce que nous sommes, c'est que les vieux maçons de France l'ont voulu.
La cathédrale, en France, a submergé le culte d'une rumeur qui infligeait au culte le contact des ruelles et des chemins. La cam-