CHAPITRE CINQUANTE-HUITIÈME
Or avisent bfl les haulx el puissans princez et regardent les haulx degrez, en quôy Dieu les a mys et ëslevez et considèrent bien, dont ilz viendront premèreraent et où ilz tourneront à la fin, car aussi bfl luuert le riche que le pouure et a plus grànt douleur et aussi bien est dampné le riche que le pouure et plus engoisseusemt et de tant queulx ont eu plus de biens et de la prospérité de cest monde, de tut auront ilz plus d angoisses et d'auersité ceulx qui le desuiront en l'autre monde et puisque ainsi est que ceux qui ont legouOnement de saincte Eglise ou ne veulent ou ne pouent ou ny sceuent mettre autre remède ceulx qui pouent comander et ont le pouoir et la puissance quât au bras séculier comc chûn scet que Dieu
leur a doné et les a eslevez sur touz autrez, ore emploîant au moins une partie des biens, des honeurs, de la force et de If» puissance, qu'il leur a doné en son seruice à l'utilité et au relèuemt de saincte Eglise et au sou&tenemêt de la chose publiq.