CHAPITRE SOIXANTE-CINQUIÈME
L'islede Palmes, qui est la plus auant du costé de la Mer Océane, est plus grande quelle ne se monstre en la carte et est très haulte et très forte, garnie de grans bocages de diuerses condicions, côme de pins, de dragonnicrs portant ^ sanc de dragon «t d'aultres arbres portans le lait de grant nicdicine et feuillez de diuerses manières, et y ceurt bOne riuière parmy, et sont les terres moult bonnes pour tous labouages, et bien garnies derbages. Le pais et fort moult peuplé de gens, quar il n'a mie esté ainsi foulé que les aultres pais ont esté, il sont bêle gent et ne viuent que de char et est le plus délitable pais, que nous aions trouué par dessa, mais il est bien, car c'est le plus loing de terre ferme.
1. Texte de Jean V de Béthencourt. Titre: De Tlle de Palme qui est la plus lointaine. P. 120. Édition normande. Le texte de Jean V n'est qu'une copie.
m LA CONQJUKTE ET LES CONÛUÉRANTS