‹ La conquéte et les conquérants des Iles Canaries: nouvelles recherches surChapitre 112 sur 134 · CHAPITRE SOIXANTE-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SOIXANTE-HUITIÈME

La Grant Canare contient cent milles de long et ix et xv delargeetest en manière deherce et contelen ix et x milles iusques en Erbanne et est la plus renômée de toutez les aultrez isles et y sont les montaignes grans et merueilleuscs ducousté de midi, et deuers le Nort beau plain pais et bon pour tous labourages. C'est un pais garni de grans boscaiges de pins et de sapins, de dragonniers, d'oliuiers, de figuiers et de palmes portant dades et de moult d'aultres arbrez portant diuers fruiz de diuerses médicines. Les gens qui y habitent sont grant peuple et se dient six mille gentilshômes sans ceulx d'aultres condîcion ilz ont fourment, feues et autres biefs asses, et sont gràns pescheurs et nagent merueilleusement ilz vont tous nuz fors que des brayes qui sont de feuilles de palmier et la plus grant partie d'euls portant deuises entaillées sur leur char de diuerses manières, chascun selon sa plaisence et portôt leurs cheveulx liez derrière ainsi que en manière d'une trèce. Hz sont belle gcnt grans, fors et roydes et bien formez et leurs fômes sont très belles, affublées de.peanlx pour couurir les membrez honteux, ilz sont bien garniz de bestez c'est à sauoir : pourceaulx, cheurez et bérbiz et de chiens sauuaiges qui semblent loups, mais ilz sont plus petis et Gadifor' y a esté par deulx saisôs

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