‹ La conquéte et les conquérants des Iles Canaries: nouvelles recherches surChapitre 113 sur 134 · Édition normande. Chapitre lxix, p · texte numérisé non relu

Édition normande. Chapitre lxix, p

Titre. Sy parle de la grande Canare et des gens qui y sont.

2. Le manuscrit de Jean V de Béthencourt ajoute le nom de Béthencourt.

DES ILES CANARUb:S 245

tout à eiïect pour voir leur manière et leur gouuernemtô, leur estât et leur comune et pourauiser les descenduezetles entrées du pais qui sont bonnes et sans dangier, mais que on tiegne ordônance, et a sondé et mesuré lespors, et la costière de la terre. Par tout là ou nauire puet approcher et à deraye lieue près de la mer du costé du Nort Est, sont deux villes à deux lieuez l'une de l'autre, Tune nOmée Telde et l'autre Argonnes, assises sur riuiôre courant. A xx et v milles de là, du cousté du suest sciet vne autre ville sur la mer en très bon lieu pour fortifier. Et lui bat la mer d'un coust6 et la riuiôre d'eaue doulce de l'autre, laquelle ville se nôme Arguinigui et y pourroit on faire très bon port pour petit nauire en dangier de la forteresse et Gadifer y a demeuré ceste saison xj jours à l'encre et là vint parler à lui le filx du roi d'icelle. islé, qui s'appelle Artamy et après moult de paroUes, s'en retorna le filx Artamy et tous ses compaignons à Arguiniguy , qui est droit abroc sur la mer si transmist Gadifer à la ville le batel de la barge pour recuillir auscunes choses que ilz nous auoient pmises; mais ilz mistrent vne embusche et saillirent sur nos gens et cuidèrent prendre le batel et furent tous nos gens moult malemô blesiez et leur toUirent les Canares trois barrilx plains d'eaueet deux auirons et vn câble et saillirent tout à cop en la mer pour les prendre Mais Hannibal, le bastart de Gadifer tout ainsi qu'il estoit, print vnauiron en sa main et leur rescoust le batel, et l'éslargi bien àuant en la mer, car tous les autres s'estoient laissiez choier au f ons du batel et ne mettoient nul remède en euls, fors que un qui le couury d'un pennon, car il y auoit moult grant get de pierres, et si le batel eust été perdu à poine, f eussions nous iamais retournez, ce dient ceulx qui ont hanté les marchez dé pardessa et qui cognoissent les manières des maréez et des courans de la mer.

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