VIII PRÉFACE
tenu aux commenceurs ». Ce qui, dans la pensée de Jean V de Bueil, est le devoir pour les particuliers ne Test pas moins pour les peuples, relativement aux services qui ont eu pour effet d'étendre les connaissances, les avantages matériels ou l'honneur de tous.
C'est pourquoi j'ai songé à éclairer, entre autres problèmes, ceux qui tiennent encore dans l'ombre l'histoire de la conquête des Canaries et celle de leurs conquérants.
Ce n'est pas que je n'y aie pas songé plus tôt, mais la vérité ne donne pas toujours audience à qui la sollicite. Il faut attendre, sans jamais désespérer d'elle, ses réponses, comme une faveur ou comme une récompense.
C'est ainsi que ce sujet, qui devait être en tête de nos Études sur les origines françaises des pays d'outre-mer, a été le dernier de ceux sur lesquels les renseignements me sont arrivés.
Pierre Marge y.
Paris, juin 1892.
SUR