‹ La conquéte et les conquérants des Iles Canaries: nouvelles recherches surChapitre 25 sur 134 · Il y a ici une lacune de quelques mots · texte numérisé non relu

Il y a ici une lacune de quelques mots

4. Le texte de Jean V ajoute qu'arrivé à la Rochelle, Bethencourt trouva Gadifer de la Salle, u un bon et honneste chevalier », lequel alloità son adventurck Et l'invention propre à dérouter Thistoire continuant, le texte de Jean Vdit: «A donc Mgr de Bethencourt lui dit qu'il estoit fort joyeux de l'avoir trouvé, et lui demanda se il lui plaisoit de venir en sa compagnie, en contant au dit Gadiffer son enti^eprise et tant que le d. Gadiffer fut fort joieulx de Touir parler et de l'emprinse qui estoit faite par ledit Bethencourt. 11 y eut trop moult de belles paroles entre eulx deux^ qui trop longues seroient à raconter. »

tout le pays, en espérance de conquérir les isles qui y sont, et mettre les gens à la foy crestienne, avecques des bons navires et souffisamment garniz de gens et de vituailles et de toutes les choses qui leur estoient nécessaires pour leur voiage; et dévoient tenir le chemin de Belle-isle, mais au passer de Tisle de Ré ilz eurent vent contraire et adrecèrent leur chemin en Espaigne et arrivèrent au port de Vivero, et là demeurèrent viij iours et y eut grant débat entre leurs gens d'une part et d'autre, et cuidèreat que leur voiage feust dépecé, mais ilz les rappaisèrent et se partirent de là, et vindrent à la Coulongue et y trouvèrent un conte d'Escoce, le comte de Crawford, le sire de Hély, messire Rasse de Renti et plusieurs autres avecques leur armée. Si descendit Bettencourt en terre et alla en la ville, où ilz avoient à besoingner et trouva que ils desfaisoient une nef de plusieurs abillements qu'ils avoient prise nous ne savions sur qui. Quant Bettencourt vit cela, il pria le conte qu'il peust prendre de la nef aucunes choses qui nous* estoient nécessaires, et le conte luy octroya et Bettencourt alla à la nef et prist une ancre et vn batel et les amena à la nef qui estoit à Gadifer ; mais quant le seigneur de Hély et ses compaignons le seurent, ilz n'en furent mie contens et leur on despleut. Et vint messire Rasse de Renti devers euls et leur dist qu'il ne plaisoit mie au sire de Heli que euls eussent le batel ne l'ancre. Bettencourt lui respondit que s'estoit par la volonté du conte de Craforde et que euls ne les rendreroient point et qu'ils en auroient bien besoing. Oye leur réponse, le sire de Heli vint devers euls moult eschauffé et dist à Bettencourt

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