‹ La conquéte et les conquérants des Iles Canaries: nouvelles recherches surChapitre 52 sur 134 · CHAPITRE VINGT ET UNIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT ET UNIÈME

Et les çleux chappellains estans en la nef, aucuns iours après virent les deux bateaux venir de Rubicon, qui estoient chargés de vitailles de quoy nous devions viure et de moult d'aultres choses appartenant à Gadifer. Adoncques prièrent le maistre de la nef Morelle, nommé Francisque Calué, qui luipleust aller en la nef Tranchemar auecques euls; lesquelz y alèrent tous ensemble et deux des escuiers de Gadifer qui là estoient, Tun nommé Pierre du Plessis et l'aiutre Guillaume d'AUemaigne.Là disoit Bertin : « Ne cuidez point que nulles de ces choses soient à Gadifer, ny à Béthencourt, ainsois sont miennes, tesmoing ces deux chappellains cy;» lesquelz lui distrent en présence de tous : « Bertin, nous sauons bien que quant vous veinstes premièremêt aveczq euls* vousn'auiez qui voustre feust si pou non ou néant, ainsois vous bailla mons de Béthencourt C francs à Paris, mais tout ce qui ci est à pnt est leur et bien puet appiroir parleurs liures'et deuises. »

Et le dit Bertin leur respont ainsi : « Si Dieu plaist, je yrai tout droit en Espaigne, là où est Monseigneur de

1. Chapitre xxi. Jean V de Béthencourt. Titre : Comment les deux chapelains, l'un nommé frère Pierre Boutier et Tautre Messire Jean Leverrier, alèrent en la nef Tranchemar.

Édition Société normande, p. 31.

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