Texte de Jean V de B. : livrées
Bettencourt, et se j'ay aucune chouse de sien, je lui rendray bien ; et de ce ne vous meslez \ » Et à tant issirent de la nef disâs : « Bertin puisque vous emmenez ces pauvres gens, laissez nous Ysabel la Canare, car nous ne saurions parler aux hitans qui demeurent en ceste isle. Et aussi laissé nous nôre batel, que vous avez emmené, car nous ne pouons mie bien viure sans lui. » Responnans Bertin ainsi : a C'est point à moy, mais à mes compaignons : facent en à leur volenté. » Et lors se saisirent les deux chappellains et les deux escuiers qui là estoient du batel. Adoncques prindrent les gens de Bertin Ysabel la Canare, et par le sabort de la nef la jetèrent en la mer, et fust noyée, ce ne fussent les dessus dis qui la tirèrent hors de la mer et la mistrent au batel. Et a tant partirent les vns des autres, et assez tost après s'appareillèrent ceulx de la nef pour euls en aler, et ainsi se porta le fait de Bertin côme est dit et côme vous orrez ci-après.
1. Texte de Jean V de B. : Ledit Bertin n'aimoit point Messîre Uadifer parce qu'il estoit plus grand maître que lui et de plus grant autorité. Et le d. Bertin pensoit que le d. sieur de Béthencourt, son maître ne lui saroit pas si mal gré qu'il estoit advis aux autres et s'il auoit quelque chose qu'il dépieust à son dit Seigneur, qu'il ne les appelleroit pas à en faire sa paix. Et attant assirent de la nef.