‹ La conquéte et les conquérants des Iles Canaries: nouvelles recherches surChapitre 55 sur 134 · CHAPITRE VINGT-TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-TROISIÈME

Euls estans en terre tous desconfortez . doubtans la venue' de Gadifer, se complaingnoient aux chappellains et escuiers dessus dis, disans ainsi : « Bien est Bertin du tout approuué traistre, car il a tray sô seigneur*; aussi a-t il nous mesme. » Et là se confessèrent aucuns deuls à mon B. Jehan Leverrier, prestre, et disoient : « Si notre dit Seigneur* Gadifer nous vouloit pardonner la mauuaistié que nous auons faicte contre lui, nous serions tenus à le seruir toute ntre vie. » Et chargèrent Guillaume d'Allemaigne de l'y requérir en nom d'euls etdeleur faire sauoir la responseet se parti incontinent le dit Guillaume pour aller deuers lui, mais assez tost après, euls doubtans sa venue, se saisirent du batel et se mistrent dedans, et se eslargirôt bien auant en la mer, euls considérans le mal et pecchié en quoy euls avoient offensé* deuers le dit Gadifer, euls craignans Tire et le courroux d'icellui, côme gens désespérez, prindrent leur chemin à tout le batel, droit en terre de Mores; quar les naues* pouoient bû adoncques estre mie voie de là et d'JEspaigne.

1. Texte Jean Y de B. Chapitre xxiii, p. 34, édition normande. Le titre est le suivant : Comment les compaignons que Bertain laissa à terre désespérez prindrent leur chemin à la terre des Sarrazins.

2. Doublant Tère de Monseigneur de Bethencourt et de Gadifer. 3-4. Capitaine.

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