‹ La conquéte et les conquérants des Iles Canaries: nouvelles recherches surChapitre 58 sur 134 · CHAPITRE VINGT-CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-CINQUIÈME

;, Or est ainsi que après que ceste chose est auenue, de quoy nous sommes moult diffamez par dessà et ûre foy est desprisée, laquelle ilz tenoient à bône et ores tiennent le contraire et en oultre ont tuez nos compaignons et bleciez plusieurs autres, si leur mandat Gadifer que euls lui rendissent tous ceuls qu'ilz porroient attaindre des leurs. Durant ces choses vint deuers Gadifer, [un] nômé Afche qui vouloit moult estre roy, et parlêrôt ensemble longuement sur celle matière, et à tant s'en ala, et aucuns iours après il transmist son nepueu, (lequel Bettencourt auoit admené de France pour estre leur truchement), deuers Gadifer, lui manda que le roi le haoit moult, et que tant qu'il vequit, nous n'aurions rien d'euls, sinon à grant payne, et qu'il estoit du tout coulpable de la mort de ses gens, et s'il vouloit qu'il troueroit bien manière qu'il lui feroit prendre le Roy et tous ceuls qui furent à la mort de ses compaignons ; dont Gadifer fu moult lie, et lui manda qu'il appointast bien le fait et qu'il lui feist sauoir le iour et l'eure, et ainsi fut fait.

1. Texte de Jean V de Béthencourt, chapitre xxv, intitulé : Come Âche, ung des plus grands de l'isle Lancelot, fit traitie de prendre le Roy. Edition Société normande^ p. 45.

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